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Histoire
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| Evènements principaux |
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1627
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Fondation de la Compagnie de la Nouvelle-France ou des Cent-Associés
Richelieu fonde la Compagnie de la Nouvelle-France, aussi appelée Compagnie des Cent-Associés. Alors ministre de Louis XIII, Richelieu souhaitait développer les colonies françaises sur le territoire canadien. Ainsi, durant quinze ans, la compagnie devait bénéficier du monopole sur le commerce des fourrures, très rentable à l’époque. Elle devait également attirer de nouveaux colons mais ce sera en vain, en partie à cause des Britanniques. La Compagnie des Habitants prendra le relais, également sans succès. Finalement, Colbert prendra le contrôle du territoire au nom du roi de France Louis XIV, en 1663.
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1642
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17 mai
Fondation de Montréal
Une cinquantaine de Français débarquent en Nouvelle-France (Québec) pour créer une communauté catholique. Menés par Paul Chomedey de Maisonneuve, ils fondent le village de Ville-Marie de Montréal, sur une île située à 1 500 kilomètres à l'intérieur des terres, au confluent du fleuve Saint-Laurent et de la rivière des Prairies. En 1535, l'explorateur Jacques Cartier l'avait baptisé "Mons realis" ("mont royal" en latin). Il deviendra la plaque tournante du commerce des fourrures. En 1760, la ville se rendra à la couronne britannique. Elle deviendra bien plus tard la deuxième ville francophone du monde, après Paris.
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1649
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Les Hurons massacrés par les Iroquois
Peuple indien vivant au Canada, les Hurons sont attaqués par les puissants Iroquois. Bien que leurs modes de vie ne soient pas très différents, les deux populations se combattent avec rage depuis des années. Les Hurons, qui avaient demandé le soutien des Français contre leurs ennemis, en vain, seront anéantis.
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1670
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Fondation de la Compagnie de la Baie d’Hudson
Une société britannique est créée et détient un monopole commercial sur les alentours de la Baie d’Hudson (nord du Canada). Les Français voient cette présence d’un mauvais œil et les conflits ne tardent pas à refaire surface. Déjà, l’Angleterre s’était approprié Québec de 1629 à 1632, avant de prendre l’Acadie jusqu’en 1667. Les conflits se poursuivront jusqu’en 1713, date du traité d’Utrecht. Signé afin de mettre fin à la guerre de succession espagnole, ce traité contraindra la France à laisser à l’Angleterre la Baie d’Hudson, Terre-Neuve et l’Acadie.
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1755
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28 juillet
Expulsion des Acadiens
Au Canada, le Conseil de Nouvelle-Ecosse décide de déporter les Acadiens (colons d'origine française). En 1713, la France avait cédé ses colonies canadiennes à l'Angleterre. Devant l'imminence d'un nouveau conflit entre les deux royaumes, la population francophone est déportée en Nouvelles-Angleterre (nord-est des Etats-Unis). Plus de 7 000 personnes, sur 13 000, mourront pendant l'exode. Certains seront rapatriés en France, d'autres de sédentariseront au Québec et en Louisiane.
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1759
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19 septembre
Chute de Québec
Bombardés par la marine britannique depuis deux mois, les Français assiégés dans Québec capitulent. Le capitaine John Knox prend possession de la ville qui n'est plus qu'un champ de ruines. Le 13 septembre précédent, l'infanterie britannique avait défait les troupes françaises lors de la bataille des plaines d'Abraham, bataille au cours de laquelle Montcalm avait été tué. Les 15 000 habitants de la province deviennent sujets de la couronne d'Angleterre. L'armée française se replie sur Montréal qui tombera à son tour aux mains des Anglais un an plus tard.
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1760
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08 septembre
Montréal cède face aux Britanniques
Peu de temps après la capitulation de la ville de Québec, Montréal, sous le pouvoir du gouverneur Vaudreuil, est à son tour contrainte à la reddition. Dès 1755, la guerre entre Britanniques et Français ravageait les territoires canadiens, avant même que ne débute la guerre de Sept ans (1756 – 1763), qui a alimenté les conflits. La totalité de la Nouvelle-France passe désormais aux mains des Anglais. Le traité de Paris, en 1763, établira officiellement le pouvoir britannique sur le Canada (sauf Saint-Pierre-et-Miquelon).
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1763
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La guerre de Pontiac
Appartenant à la tribu Ottawa, Pontiac rassemble sous ses ordres les tribus de la vallée de l’Ohio et des Grands Lacs. Il espère ainsi chasser les Britanniques du territoire et s’affranchir de leur domination. Soutenu par la France au début, il fera détruire de nombreuses garnisons ennemies. Mais la signature du traité de Paris en 1763 lui fera perdre son allié et il finira par trouver un terrain d’entente avec la Grande-Bretagne. Pontiac sera assassiné en 1768 par un Indien, que l’on soupçonnera d’avoir été payé par un Britannique.
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1774
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22 juin
L’Acte de Québec assure aux Canadiens français une certaine liberté
Voté par le Parlement anglais sous le pouvoir de Georges III, l’Acte de Québec rétablit les lois civiles françaises et permet aux habitants d’exercer leur foi catholique. Ils ont également la possibilité d’acquérir des terres et la langue française est conservée. Les frontières du Québec sont même repoussées. Toutefois, le système pénal britannique reste en vigueur. Cet acte subira des modifications lors de la mise en place de l’Acte constitutionnel de 1791.
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1775
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02 novembre
Montréal capitule devant les insurgents
Depuis le mois de septembre, les troupes américaines du général Montgomery assiègent la ville de Montréal, au Canada. Le 2 novembre, les forces britanniques du major Charles Preston n’ont d’autres choix que de capituler, avant de se replier sur Québec. L’intervention américaine au Canada se produit après la proclamation britannique de l’Acte de Québec (1774), par lequel le Royaume-Uni accordait aux habitants de nouvelles libertés, notamment religieuses, afin de renforcer leur loyauté envers la Couronne. De leur côté, les Américains tentent de rallier l’opinion québécoise à leur cause et insistent sur le fait que leur intervention n’est pas dirigée contre eux, mais pour eux. Finalement, le général Montgomery mourra en tentant d’occuper la ville de Québec.
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