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Les cubains sont très chaleureux et très accueillants.
Malgré les pénuries au quotidien, ils ont su dépasser leurs problèmes par leur débrouillardise. Le marché noir est très présent sur l’île et le troc a la vie belle.
La pauvreté a entrainé la prolifération de jineretas (racoleurs pour les hommes, prostituées pour les femmes) que vous verrez souvent. Les touristes sont leur proie favorite.
Bien que le peuple cubain soit réputé pour sa générosité, cette tendance tend à disparaitre tant les inégalités grandissent entre les classes sociales.
L’introduction du dollar sur l’île a favorisé une économie à double vitesse : il n’est donc pas étonnant de voir un cubain rouler en voiture neuve, téléphone portable à la main, doubler une charrette à cheval…
Autre préoccupation des cubains : l’embargo imposé par les Etats-Unis depuis plus de 40 ans. Bien des familles vivent amputés d’une partie de leurs proches depuis la mise en place de cette politique, de nombreux cubains ayant fui l’île pour rejoindre les Etats-Unis.
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» Religion
L’église catholique est séparée de l’Etat depuis 1902. 85% de cubains étaient catholiques. Après la révolution, plus de 500 prêtres catholiques quittèrent l’île de gré ou de force pour activités politiques réactionnaires. Fidel Castro considère l’église comme une rivale et un pouvoir qui annihile le peuple. La pratique de la religion n’a jamais été interdite mais les chrétiens ont subi des pressions gouvernementales : travail forcé dans des camps militaires d’aide à la production, interdiction de s’inscrire à un parti politique ou d’accéder à des postes à responsabilité, etc.
Depuis 1992, ces pratiques se sont assouplies. Les croyants ont désormais accès aux différents échelons politiques et économiques du pays. La visite du pape Jean-Paul II à Cuba en 1998 a été un événement. La rencontre entre Fidel Castro, anti clérical, et le Pape, qui a œuvré contre le communisme est symbolique. L’objectif commun a été de donner au peuple la liberté de culte et de faire progresser les droits de l’homme. Noël est devenue un jour férié pour tous l’année suivante.
La Santeria (la voie des Saints) est une religion qui mêle catholicisme et rituels afro-cubains. Au détour des rues, vous rencontrerez certainement des personnes toutes de blanc vêtues : cela signifie que cet Iyawo passe une année en communion avec les orishas (divinités africaines).
» Sport
Il n’existe plus de sport professionnel depuis la révolution. Bien que les infrastructures soient en mauvais état, les sportifs cubains peuvent se targuer d’être arrivés 11e aux jeux olympiques d’Athènes en 2004.
Le sport national est le base-ball. Les parties sont discutées haut et fort sur les places des grandes villes, on les appelle les pena deportiva (club de supporters).
Les cubains pratiquent également la boxe, mais aussi le basket-ball et le volley-ball.
Plus de 3 millions de cubains sont licenciés dans des clubs sportifs.
» Musiques et danses cubaines
12 000 musiciens professionnels sont répertoriés à Cuba, sans compter les amateurs. La musique populaire est basée sur le son, connu dans le monde entier grâce au disque Buena Vista Social Club, enregistré par Ry Cooder à Cuba qui met en valeur de vieux musiciens cubains des années 40 et 50, Compay Segundo ou Rubén González. Le son est une orchestration acoustique tournant autour de guitares, trompettes, contrebasse et percussions.
D’autres rythmes ont émergé comme le mambo dans les années 30 ou la trova cubaine d’origine espagnole.Le jazz fait son apparition dans les années 50, permettant à de nombreux musiciens de se produire à l’étranger.
Dans les années 60, le son se mélangea à des rythmes plus latino créant ainsi la salsa. La rumba est une danse d’origine afro-cubaine rythmée par des tambours et maracas. Elle a beaucoup évoluée depuis.
Le Cha cha cha a été inventé dans les années 50 pour attirer les danseurs blancs, les pas de danse étant plus faciles à apprendre. Il existe de nombreuses sortes de danses : la habanera, le bolero, le danzon, la conga originaire de l’époque des esclaves africains et surtout la salsa.
» Les arts
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Des maisons de la culture, dispersées sur tout le territoire, permettent aux régions les plus reculées d’avoir accès à des spectacles de qualité.
L’écrivain cubain le plus connu est Jose Marti (1853- 1895), indépendantiste et génie littéraire. Le poète Nicolas Guillen (1902-1989) est encore aujourd’hui vénéré pour sa prise de position contre Batista.
Le romancier Alejandro Carpentier (1904-1980) est connu dans le monde entier pour ses écrits.
Bien des artistes ont vécu exilés jusqu’à la révolution, leurs œuvres étant censurées et leurs vies en danger.
En 1959, est créé l’Institut de l’art et de l’industrie cinématographique qui produit des œuvres de renom. Chaque année, se tient le Festival du film latino-américain à La Havane, qui rassemble des vedettes du monde entier. Les célèbres prix Corail sont les équivalents des Oscars.
















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