Sortie du désert à grand coup de pelleteuses et de grues (il parait que 30% des grues de la planète sont à Dubai?), Dubai est néanmoins verdoyante grâce aux usines de désalinisation. La ville est en construction depuis 10 ans et tout est fait pour impressionner. Par exemple, les hôtels luxueux comme le Burj Al Arab valent le détour. Il faut payer à l'entrée de la digue pour pouvoir y accéder (environ 40€) et c'est le seul hôtel 7* au monde. Les voitures splendides font qu’on se croirait à Monaco. On trouve également des parcs fleuris, de majestueuses pelouses, des palais familiaux, de grandes artères… Attention cependant à la conduite ! Le code de la route n'existe pas et la circulation est très désordonnée, voire dangereuse.
80% des habitants sont des expatriés. Il règne dans cette ville une ambiance de travail communicative. Les expatriés se mélangent volontiers. Ils habitent souvent dans de luxueuses suites (Grand Hyatt ou autres) ou louent des villas à la périphérie de la ville (mais il faut payer un an de loyer d'avance).
On peut tout faire à Dubai : skier (grâce au nouveau Ski Dome que tout le monde appelle Ski Dubai, accolé au magnifique centre commercial "the mall of the emirates"), se promener en 4X4 dans le désert, assister à des courses de chameau sur le "Camel track", ou à des parties de Polo (il existe d’ailleurs de nombreux club), ou simplement se prélasser dans une des magnifiques piscines des hôtels en bordure de plage. Il existe même un guide spécial « expatriés » pour trouver des activités mais aussi se renseigner sur les procédures de location...
Pour sortir des sentiers touristiques, après avoir fait une halte au Gold souk, Spice souk ou Textile souk, il faut visiter la vieille ville et le quartier de Karama. C'est là que vivent les travailleurs de tous horizons. On y trouve des boutiques sans prétention.
J'ai hâte d'y retourner quand les constructions seront terminées. Le pétrole a créé de la richesse mais l'avenir se joue sur le tourisme. La stratégie des compagnies aériennes, comme Emirates, est de détourner la clientèle des majors pour faire de Dubai un hub vers l'Asie. Pendant deux semaines, j'ai vraiment ressenti un grand dépaysement. Dubai vaut le déplacement.
Isabelle Babin (avril 2006) 