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Construit à flanc de falaise, seule une route principale peut être empruntée par les voitures.
Il vous faudra vous garer en bas, sur le parking, avant d’arpenter les ruelles de ce petit village charmant. Les maisons sont recouvertes de vignes ou de glycines, l’ambiance y est calme, l’atmosphère méditerranéenne.
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Juste en bas, la Dordogne, paisible, laisse s’écouler canoës et gabarres, les bateaux traditionnels à fond plat dans lesquels on transportait le bois, le fer et le vin.
Les gabarres étaient tirées par des bœufs, le long des berges, qui empruntaient les chemins de halage.
Aujourd’hui, elles sont accessibles aux touristes qui visitent ainsi les différents villages de la vallée de la Dordogne : Domme** ou Beynac-et-Cazenac.
» Histoire du village
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Un fort troglodytique est construit au XIIe à 40 m de haut. Ce système défensif très élaboré avait la particularité d’être impossible à escalader pour les envahisseurs en raison de la falaise très escarpée.
Le sas, le puits défensif, les chemins de ronde, les archères et meurtrières constituent des avancées majeures et très ingénieuses en matière de stratégie défensive. Même pendant la guerre de 100 ans, la forteresse reste de marbre.
Les habitants affluent, le village se dote d’un château des Evêques de Sarlat, de magnifiques demeures et du manoir de Tarde qui domine le cœur du village.
Le développement économique prend son essor grâce aux gabarres qui permettent l’importation et l’exportation de marchandises et à la pêche.
» Visite de la ville
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Prenez l’escalier à gauche et dirigez-vous à droite pour admirer l’église au clocher mur. Notre-Dame de La Roque-Gageac fut construite en 1330 et devint une église à part entière vers 1365.
Le toit, très pentu, permet de soutenir les pierres calcaires qui pèsent environ une tonne au m².
En revenant sur votre gauche, vous arrivez au magnifique jardin exotique. La visite y est libre et gratuite. Admirez les palmiers, bougainvilliers, passiflores, mimosas, lauriers, bananiers, citronniers et bien d’autres qui forment une végétation exotique luxuriante.
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Ce manoir appartenait à Jean Tarde, natif de La Roque-Gageac. Célèbre humaniste et botaniste, il ramena dans la région la première lunette astronomique donnée par son ami, Galilée.
N’ayez pas peur de monter au fort troglodytique par l’escalier abrupt qui surplombe le vide. La visite vaut le détour.
Construit au XIIe siècle pour résister aux envahisseurs venus du nord de la France, le fort sera démantelé au début du XVIIIe pour servir de carrière de pierres.
Depuis 1992, le site a été réhabilité pour permettre aux visiteurs d’y accéder : construction d’un escalier avec conservation des marches monolithiques (taillées dans un même morceau de roche).
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Le 17 janvier 1957 a fortement marqué les habitants de La Roque-Gageac. A 10 h du matin, une partie de la falaise qui surplombe le village s’est effondrée, écrasant plusieurs maisons.
3 personnes périrent et la route fut coupée pendant deux ans, le temps de déblayer les tonnes de gravats.
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En revenant sur la route départementale, vous remarquerez sur votre gauche une vierge à l’enfant. Cet oratoire a été érigé par un chirurgien qui a survécu à une tempête en mer en priant pour rester vivant.
Un peu plus loin, les inscriptions gravées dans la pierre sont les dates des fortes inondations qui ont eu lieu dans le village. Les niveaux d’eau sont impressionnants.
C‘est aussi le risque de vivre en bord d’un fleuve aussi puissant que la Dordogne qui prend sa source dans le Massif Central, au Puy de Sancy. Mais c’est aussi ce qui fait le charme de ce village.
Informations pratiques
Office de tourisme intercommunal du Périgord noir
Antenne de La Roque-Gageac
Tél : 05 53 29 17 01
Mail : tourisme@cc-perigord-noir.fr
Site internet
Fort troglodytique
Tél : 05 53 31 61 94
En haute saison, ouvert tous les jours de 10h30 à 19h.
En basse-saison, de 11h à 17h.
Entrée : 5 euros





















