Caen
le 29 mai 2012 par L'Internaute Magazine-
Photo : Jacques Legendre
Introduction
Port maritime situé à plus de dix kilomètres des côtes, ville de patrimoine malgré la destruction du trois quarts de ses murs en 1944, la capitale de la Basse-Normandie sait assumer et dépasser les contradictions apparentes. Lorsque, du haut du chemin de ronde du Château Ducal, on tente de compter les nombreux clochers qui pointent à l'horizon, on a en effet quelques difficultés à imaginer que la ville n'était qu'un tas de ruine il y a 60 ans.
Et pour cause, si la ville a restaurée ses monuments après les bombardements, elle a fait aussi le choix de puiser dans ce qui a toujours fait sa beauté et sa richesse : la pierre de Caen. De surcroît, elle a su s'imposer des contraintes qui ont sauvé son harmonie, par exemple en limitant à cinq le nombre d'étages des immeubles. Ainsi, ce sont toujours les clochers qui strient l'horizon, et non les grandes barres de béton ou de verre.
Le mariage de Guillaume
Outre le château, l'attrait touristique de Caen réside en grande partie dans ses nombreuses églises avec comme point culminant les Abbaye-aux-Hommes et Abbaye-aux-Dames, fruits d'un geste d'apaisement de Guillaume le Conquérant auprès du Pape après s'être marié à la Mathilde de Flandre. Parents au cinquième degré, ceux-ci ne respectaient pas un éloignement minimal de sept degrés selon les canons de l'Eglise.
Caen sait rappeler son rôle passé au cœur du pays Normand, notamment grâce au Musée de la Normandie. Mais le présent n'est pas en reste. Symbole du dynamisme culturel de la ville, le Musée des Beaux-Arts accueille des expositions provisoires d'importance et laisse chacun libre d'accéder gratuitement à son patrimoine.
Histoire
Ville anglaise, Caen reviendra rapidement dans les mains des Français au début du XIIIe et opposera une résistance farouche aux Anglais lors de la guerre de Cent Ans. Cependant, elle devra s'incliner et compter ses morts.
Au XVIIe siècle, la ville de Caen sera quelque peu affectée par la Fronde mais surtout sera un des centres de la révolte des va-nu-pieds, mouvement populaire écrasé dans le sang par Richelieu. Un siècle et demi plus tard, la Révolution fera de Caen un des sièges des Girondins. Elle est d'ailleurs la patrie de Charlotte Corday, l'assassin de Marat.
Et pour cause, si la ville a restaurée ses monuments après les bombardements, elle a fait aussi le choix de puiser dans ce qui a toujours fait sa beauté et sa richesse : la pierre de Caen. De surcroît, elle a su s'imposer des contraintes qui ont sauvé son harmonie, par exemple en limitant à cinq le nombre d'étages des immeubles. Ainsi, ce sont toujours les clochers qui strient l'horizon, et non les grandes barres de béton ou de verre.
Le mariage de Guillaume
Outre le château, l'attrait touristique de Caen réside en grande partie dans ses nombreuses églises avec comme point culminant les Abbaye-aux-Hommes et Abbaye-aux-Dames, fruits d'un geste d'apaisement de Guillaume le Conquérant auprès du Pape après s'être marié à la Mathilde de Flandre. Parents au cinquième degré, ceux-ci ne respectaient pas un éloignement minimal de sept degrés selon les canons de l'Eglise.
Caen sait rappeler son rôle passé au cœur du pays Normand, notamment grâce au Musée de la Normandie. Mais le présent n'est pas en reste. Symbole du dynamisme culturel de la ville, le Musée des Beaux-Arts accueille des expositions provisoires d'importance et laisse chacun libre d'accéder gratuitement à son patrimoine.
Histoire
- L'empreinte du Conquérant
Ville anglaise, Caen reviendra rapidement dans les mains des Français au début du XIIIe et opposera une résistance farouche aux Anglais lors de la guerre de Cent Ans. Cependant, elle devra s'incliner et compter ses morts.
- Huguenots, va-nu-pieds et Charlotte Corday
Au XVIIe siècle, la ville de Caen sera quelque peu affectée par la Fronde mais surtout sera un des centres de la révolte des va-nu-pieds, mouvement populaire écrasé dans le sang par Richelieu. Un siècle et demi plus tard, la Révolution fera de Caen un des sièges des Girondins. Elle est d'ailleurs la patrie de Charlotte Corday, l'assassin de Marat.
- Les blessures de la guerre
Carte d'identité
- Population (2004) : 111 200 habitants
- Superficie : 25,7 km²
- Gentilé : Caennais, Caennaises




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