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Hôtel-Dieu  Superbe

Beaune
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Hôtel-Dieu - Le polyptyque du Jugement Dernier
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Hôtel-Dieu - L'Enfer
Hôtel-Dieu - L'archange saint Michel

L’Hôtel des pôvres

La cour d'Honneur
La cour d'Honneur
Photo L'Internaute / Stéphanie Lechêne 
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Ce bâtiment attire à lui seul des centaines de milliers de visiteurs. Les raisons : son architecture hors du commun, ses toits multicolores, son histoire liée à la famille Rolin, très présente en Bourgogne, mais aussi son vin !
C’est en entrant dans la cour de l’ancien hôpital qu’on se rend compte de la beauté du lieu.

La visite suit le cheminement des salles autour de la Cour d‘Honneur, jusqu’à la surprise finale, une œuvre d’art impressionnante.

L’Hôtel-Dieu fait partie d’un vaste ensemble nommé les Hospices civils de Beaune***. Depuis le XVe, il semble n’avoir pas changé. La révolution l’a épargné et un travail de restauration a été effectué au XIXe siècle.

Aujourd’hui les Hospices sont constitués d’un hôpital moderne, d’une maison de retraite ainsi que d’un institut de formation pour le personnel soignant.

L’hôtel-Dieu a été transformé en hôpital-musée, afin de montrer au public les méthodes de soins au Moyen-âge.

Histoire de l’Hôtel-Dieu

Nicolas Rolin, chancelier du Duc de Bourgogne Philippe le Bon, construit l’Hôtel-Dieu en 1443 à Beaune. La guerre de 100 ans fait encore des ravages si bien que la ville est envahie par la misère et la famine.

Les peintures murales
Les peintures murales
Photo L'Internaute / Stéphanie Lechêne 
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Cet hospice des « pôvres », financé par une rente annuelle et par la production de vin, est créé pour accueillir les miséreux.

Pendant 8 ans, les artistes défilent pour décorer ce monument, les artisans locaux mettent la main à la pâte, même Philippe le Bon finance le projet et exonère d’impôts l’hôpital.



Avec ses façades gothiques, ses toits vernissés, ses tuiles multicolores aux formes géométriques, l’Hôtel-Dieu devient le plus bel exemple d’architecture médiévale de la région, d’inspiration flamande. Le premier patient arrive le 1er janvier 1452. L’hôpital ne désemplit pas pendant tout le Moyen-âge. Les sœurs hospitalières s’occupent sans relâche des malades, infirmes ou vieillards.

Les lits des pôvres
Les lits des pôvres
Photo L'Internaute / Stéphanie Lechêne 
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Sa renommée permet de recevoir de nouveaux financements pour agrandir le bâtiment et accueillir des œuvres d’art. On le surnomme le « palais pour les pôvres ».
En 1971, la partie médicale de l’Hôtel-Dieu est déplacée dans un hôpital moderne.

Depuis 1859, chaque mois de novembre, le vin des 61 hectares de vigne est vendu aux enchères.

C’est la vente la plus célèbre au monde car le vin est issu des meilleurs grands crus de la région. L’argent récolté permet d’entretenir d’Hôtel-Dieu et d’améliorer la qualité des soins médicaux.

» Visite

Après avoir admiré la beauté des toits dans la Cour d‘honneur, engouffrez-vous sous le porche pour rejoindre la célèbre « Chambre des pôvres ». C’est le cœur du bâtiment, là où l’activité battait son plein au Moyen-âge. La longueur de la pièce est impressionnante, accueillant de chaque côté des murs, les lits des patients.

La chambre des pôvres
La chambre des pôvres
Photo L'Internaute / Stéphanie Lechêne 
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Au centre, on trouvait les tables et bancs pour les repas. Le mobilier n’est pas d’origine mais a été reconstitué lors de la restauration de la salle à la fin du XIXe siècle. Regardez la voûte en carène de navire renversée, les dragons multicolores qui crachent des poutres traversières.
Au-dessus de la porte principale, se trouve un Christ du XVe sculpté dans un seul morceau de chêne.

Continuez tout droit jusqu’à la chapelle. La proximité avec la chambre des malades montre bien que la religion était très proche de la medecine à l’époque. Les pensionnaires pouvaient ainsi assister aux messes dans leur lit !

Le polyptyque du Jugement Dernier
Le polyptyque du Jugement Dernier
Photo L'Internaute / Stéphanie Lechêne 
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A l’origine, le polyptique de Rogier Van der Veyden était installé dans cette chapelle mais il est désormais visible à la fin de la visite. Allez sur votre droite pour rejoindre la salle St Anne. Cette pièce servait à soigner les nobles mais n’est pas ouverte à la visite.

Longez la cour d’honneur et profitez du soleil qui scintille sur les toits colorés puis rejoignez la salle Saint-Hugues.

Rajoutée en 1645, elle permet, grâce à la mise en scène, de voir comment les sœurs travaillaient et le matériel qu’elles utilisaient pour soigner les patients. La plupart des peintures sont d’Isaac Moillon, peintre parisien.

La cuisine
La cuisine
Photo L'Internaute / Stéphanie Lechêne 
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La pièce suivante est la salle Saint-Nicolas qui accueillait les « pôvres en danger de mort ». Vous y verrez aujourd’hui une exposition sur l’histoire de l’Hôtel-Dieu. Pénétrez dans la cuisine et contemplez son immense cheminée gothique à deux foyers. Les accessoires sont d’époque. Remarquez les deux robinets d’eau chaude en forme de cygne.
En savoir plus
  • Lieu : Rue de l'Hôtel-Dieu
  • Ouvert : Tous les jours de 9h à 18h30 jusqu’au 18 novembre. Du 19 novembre au 21 mars, de 9h à 11h30 et de 14h à 17h30. Du 22 mars au 17 novembre, de 9h à 18h30.
  • Informations : 03 80 24 45 00
  • Tarif : Adulte : 6 euros Réduit : 4,80 euros (groupes de plus de 10 personnes, familles nombreuses, étudiant), Jeunes : 2,80 euros (de 10 à 18 ans). Gratuit pour les moins de 10 ans et les personnes handicapées.

Enfin, la dernière salle renferme le magnifique polyptique du Jugement dernier peint par l’artiste flamand Rogier van Der Weyden. Le Christ, en Majesté est enveloppé dans une robe pourpre, sa main droite levée faisant signe aux élus.

Ce sont les bienheureux qui vont au Paradis. A sa gauche, sa main est baissée, comme pour désigner l’Enfer. A ses pieds, on trouve les quatre anges annonciateurs du Jugement Dernier.

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