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C’est en entrant dans la cour de l’ancien hôpital qu’on se rend compte de la beauté du lieu.
La visite suit le cheminement des salles autour de la Cour d‘Honneur, jusqu’à la surprise finale, une œuvre d’art impressionnante.
L’Hôtel-Dieu fait partie d’un vaste ensemble nommé les Hospices civils de Beaune***. Depuis le XVe, il semble n’avoir pas changé. La révolution l’a épargné et un travail de restauration a été effectué au XIXe siècle.
Aujourd’hui les Hospices sont constitués d’un hôpital moderne, d’une maison de retraite ainsi que d’un institut de formation pour le personnel soignant.
L’hôtel-Dieu a été transformé en hôpital-musée, afin de montrer au public les méthodes de soins au Moyen-âge.
Histoire de l’Hôtel-Dieu
Nicolas Rolin, chancelier du Duc de Bourgogne Philippe le Bon, construit l’Hôtel-Dieu en 1443 à Beaune. La guerre de 100 ans fait encore des ravages si bien que la ville est envahie par la misère et la famine.
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Pendant 8 ans, les artistes défilent pour décorer ce monument, les artisans locaux mettent la main à la pâte, même Philippe le Bon finance le projet et exonère d’impôts l’hôpital.
Avec ses façades gothiques, ses toits vernissés, ses tuiles multicolores aux formes géométriques, l’Hôtel-Dieu devient le plus bel exemple d’architecture médiévale de la région, d’inspiration flamande. Le premier patient arrive le 1er janvier 1452. L’hôpital ne désemplit pas pendant tout le Moyen-âge. Les sœurs hospitalières s’occupent sans relâche des malades, infirmes ou vieillards.
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En 1971, la partie médicale de l’Hôtel-Dieu est déplacée dans un hôpital moderne.
Depuis 1859, chaque mois de novembre, le vin des 61 hectares de vigne est vendu aux enchères.
C’est la vente la plus célèbre au monde car le vin est issu des meilleurs grands crus de la région. L’argent récolté permet d’entretenir d’Hôtel-Dieu et d’améliorer la qualité des soins médicaux.
» Visite
Après avoir admiré la beauté des toits dans la Cour d‘honneur, engouffrez-vous sous le porche pour rejoindre la célèbre « Chambre des pôvres ». C’est le cœur du bâtiment, là où l’activité battait son plein au Moyen-âge. La longueur de la pièce est impressionnante, accueillant de chaque côté des murs, les lits des patients.
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Au-dessus de la porte principale, se trouve un Christ du XVe sculpté dans un seul morceau de chêne.
Continuez tout droit jusqu’à la chapelle. La proximité avec la chambre des malades montre bien que la religion était très proche de la medecine à l’époque. Les pensionnaires pouvaient ainsi assister aux messes dans leur lit !
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Longez la cour d’honneur et profitez du soleil qui scintille sur les toits colorés puis rejoignez la salle Saint-Hugues.
Rajoutée en 1645, elle permet, grâce à la mise en scène, de voir comment les sœurs travaillaient et le matériel qu’elles utilisaient pour soigner les patients. La plupart des peintures sont d’Isaac Moillon, peintre parisien.
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| En savoir plus |
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Enfin, la dernière salle renferme le magnifique polyptique du Jugement dernier peint par l’artiste flamand Rogier van Der Weyden. Le Christ, en Majesté est enveloppé dans une robe pourpre, sa main droite levée faisant signe aux élus.
Ce sont les bienheureux qui vont au Paradis. A sa gauche, sa main est baissée, comme pour désigner l’Enfer. A ses pieds, on trouve les quatre anges annonciateurs du Jugement Dernier.
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