|
||||||
L’impressionnante forteresse médiévale et les bâtisses historiques au détour de ruelles étroites content l’histoire de France et de ses conflits avec l’Angleterre, de Henri II Plantagenêt à Jeanne d’Arc.
» Trouver un hôtel à Chinon

» Histoire et hédonisme
Au-delà de ses vielles pierres, Chinon doit également son identité à ses coteaux et sa vallée verdoyante où les cépages de cabernet-franc prennent racine aussi bien sur le plateau calcaire que sur les terrasses graveleuses. Elle est au cœur d’un réseau de petits villages dominés par le tuffeau blanc, de Cravant à Lerné, en passant par Seuilly.
La ville sait d’ailleurs jouer des symboles puisqu’elle donne le soin à Rabelais, né à La Devinière, de donner une image hédoniste faite d’amour de la culture et du vin. Quant à l’histoire, elle se cristallise dans une rencontre cruciale dans l’imaginaire français : celle du dauphin Charles VII avec Jeanne D’arc en 1429, dans les Logis royaux du château.
» Une « ville fort » au Moyen-âge
|
||||||
Aux portes du Poitou, qui s’étend au sud, et de l’Anjou qui débute à la confluence de la Vienne et de la Loire une quinzaine de kilomètres en aval, cette forteresse de Touraine est aux mains des comtes de Blois jusqu’au XIème siècle, période où les comtes d’Anjou s’en emparent.
La construction du château actuel débute véritablement au XIIème siècle, sous la direction du comte d’Anjou Henri Plantagenêt, futur roi d’Angleterre. Alors que le souverain anglais meurt sur les terres de Chinon, celle-ci est le témoin des querelles de succession. Elle voit Richard Cœur de Lion passer et Jean sans Terre épouser Isabelle d’Angoulême le 30 août 1200.
Enfin, profitant des conflits entre seigneurs, le roi de France Philippe Auguste confisque ces territoires au souverain anglais. Il faut un siège de huit mois en 1205 pour faire tomber Chinon. Mais la bataille décisive se joue à Bouvines, où Jean sans Terre est défait le 27 juillet 1214. L’acte I des conflits Anglo-français se termine le 18 septembre 1214 à Chinon, où est signé le traité de paix.
» La rencontre de Jeanne d'Arc et de Charles VII
|
||||||
Henri V, roi d’Angleterre, trône désormais en France tandis que le dauphin Charles VII s’est réfugié à Bourges, sans couronne ni royaume. Chinon ne s’est guère distinguée durant cette période, sinon tristement lorsque, en pleine peste noire, les habitants s’en sont pris aux juifs qu’ils ont jetés dans la Vienne.
Cependant, Charles VII rejoint la forteresse pour y installer sa cour lorsque le siège d’Orléans débute en octobre 1428.
Le 7 mars 1429, une paysanne de 17 ans habillée comme un homme se présente au château, précédée de la rumeur. La jeune femme aurait un message à remettre au Dauphin, message qui lui aurait été soufflé par les Saints. Le lendemain, on l’introduit dans la grande salle où se tiennent 300 hommes. Sans jamais l’avoir rencontré, Jeanne d’Arc reconnaît Charles VII et lui baise les genoux. Elle lui annonce qu’il est bien l’héritier légitime du trône (et non un bâtard comme ses ennemis l’affirme) et qu’il sera sacré à Reims. Les théologiens de Poitiers sont chargés d’examiner la piété de Jeanne d’Arc et donnent un avis favorable. La pucelle part à l’assaut d’Orléans avec le roi. La reconquête du royaume de France, acte III de la lutte contre les Anglais, peut débuter.
» Un lent déclin
|
||||||
Aucun épisode ne vient par la suite troubler la quiétude de la ville, sinon l’installation d’une importante garnison de l’armée américaine de 1951 à 1967 dans la forêt domaniale. L’installation de 800 hectares est presque entièrement démantelée lors du départ des troupes, à l’exception de l’hôpital. En 1963, EDF installe à Avoine, à une dizaine de kilomètres, son premier centre de production nucléaire. Etudiée pour ne pas trop troubler le paysage légèrement vallonné, la centrale donne toutefois, avec ses colonnes de vapeurs, une particularité au ciel du chinonais.


















