Atmosphère macabre au cœur du vieux Rouen
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Porche d'entrée de l'Aître
Photo L’Internaute / Aurélie GARNIER
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Situé rue Martainville, non loin de l’église du même nom,
l’Aître de Saint-Maclou surprend par son étrangeté.
Lors de la Grande Peste noire (1348), le lieu servait de cimetière. Les trois galeries qui bordent la cour intérieure ont été édifiées entre 1526 et 1533. À l’étage y étaient entassés les ossements déterrés du cimetière.
Ces galeries reposent sur des sommiers où se côtoient frises et décorations sculptées de pelles, pioches, clochettes, croix, bénitiers, sabliers, crânes et ossements.
Ce décor de circonstance complète celui des piliers où sont sculptées des scènes macabres. Ces derniers ont toutefois été détériorés lors des guerres de religion. Jusqu’en 1781, l’Aître reçut les dépouilles mortelles des habitants du quartier, avant d’être désaffecté en 1791.
Après sa restauration en 1851, il sera occupé par une école de filles. Aujourd’hui, il abrite l’école Régionale des Beaux-Arts (depuis 1940) et les quelques logements des gardiens. La ville projette, par ailleurs, d’y installer un musée d’art normand.
Vous accéderez à l’Aître en passant sous un petit porche, qui n’annonce en rien le spectacle auquel vous vous apprêtez à assister. En effet, l’atmosphère étonne profondément par le calme et le silence qui y règne.
La cour intérieure de 48 mètres de long sur 32 mètres de large, située au fond, à droite du passage, est parsemée d’arbres et de pelouse. Arrivé en son centre, vous ne vous rendrez pas tout de suite compte des nombreux crânes qui vous scrutent avec insistance.
| En savoir plus |
- Ouvert : Du 1er avril au 31 octobre, de 8h à 20h ; du 1er novembre au 31 mars, de 8h à 19h.
- Tarif : Gratuit
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Si vous ne l’avez par déjà remarqué en rentrant, n’oubliez pas de jeter un œil au mur, près de la porte. Un chat momifié, découvert dans les murs de l’Aître, y est suspendu dans une vitrine.