Un nid d'aigle
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Une allure imposante
Photo L'Internaute Magazine / Carole PAUSÉ
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Accroché en haut d'un des sommets des Corbières, trônant à plus de 728 mètres d'altitude, le
château de Quéribus domine les environs et c'était bien là sa fonction au Moyen-Age. Il devait surveiller la frontière franco-espagnole lorsque celle-ci courait au nord des Pyrénées.
Au début du XIIIème siècle, lors de la croisade contre les Albigeois, le château fut le
refuge des religieux cathares, notamment pour Benoît de Termes. En 1255, Quéribus tombe aux mains des croisés français et se transforme en forteresse royale dotée d'une garnison.
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Une chambre avec vue
Photo L'Internaute Magazine / Carole PAUSÉ
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En 1258, le château acquiert un rôle stratégique avec le traité de Corbeil qui place la frontière entre la France et l'Aragon à deux pas de Quéribus. Il constitue alors l'un des "cinq fils de Carcassonne" avec Aguilar,
Peyrepertuse, Puilaurens et Termes. Le Traité des Pyrénées de 1659, qui modifie le tracé de la frontière franco-espagnole, supprime par la même occasion la position défensive du château.
Visite du siteIl vous faudra tout d'abord gravir un chemin assez pentu pour atteindre le château. Préparez-vous à grimper plusieurs escaliers à l'intérieur de l'édifice. On a l'impression d'être dans un vrai gruyère ! Mais la satisfaction est au rendez-vous lorsqu'on contemple le paysage environnant. Attention, la tramontane souffle certains jours et rend la montée des escaliers extérieurs parfois difficile.
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En savoir plus
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- Ouvert : Ouvert d'avril à juin et en septembre de 9h à 19h ; en juillet et août de 9h à 20h30 ; en octobre, de 10h à 18h30 ; en novembre et décembre de 10h à 17h ; en février de 10h à 17h30 ; en mars de 10h à 18h. Fermé en janvier en dehors des vacances scolaires.
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Tarif : 5 euros. Audioguide : 4 euros. Le billet permet également de voir le spectacle virtuel " Le sermon du curé de Cucugnan" au théâtre Achille Mir à Cucugnan.
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La construction du château s'est modifiée avec l'évolution des armes. Ainsi on voit les étroites ouvertures destinées aux arbalétriers se transformer en meurtrières pour les canons. On traverse un ancien corps de logis, une salle où il y avait une citerne et une salle de stockage... Pas de mobilier à voir, c'était avant tout une forteresse à vocation militaire.
C'est
le donjon polygonal qui mérite le coup d'oeil. La salle gothique possède une fenêtre à meneau. En son centre, un unique pilier s'ouvrant en palmier soutient le plafond voûté.
Du haut du donjon,
beau panorama sur les plaines du Roussillon, les Corbières et au loin les Pyrénées avec le
Pic du Canigou***.