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» 200 millions d'années auparavant...
Avant toute description de ces roches, il faut s'intéresser à leur formation. Les Grands Causses sont en majorité composés de roche calcaire d'une épaisseur moyenne de 1000 à 1500 mètres, formée au début de l'ère secondaire. A l'origine, il y a plus de 200 millions d'années, la région était occupée par une mer chaude telle que le Pacifique, et il régnait un climat tropical. Plus au Nord se trouvait un immense continent dont les débris ont commencé à s'accumuler au fond de cette même mer. Chaude et peu profonde, elle a permis aux coraux et aux algues de se développer. Cependant, les récifs coralliens, fragiles, cassaient régulièrement et leurs débris se sont accumulés sous forme de sable autour d'eux.
De cette accumulation vont commencer à naître les rochers de Montpellier-le-Vieux. Ainsi, en 10 millions d'années, 300 mètres de roche vont se former. Il faudra attendre la disparition de la mer et quelques 80 millions d'années supplémentaires pour que les Causses sortent vraiment de terre. Les formes si tourmentées du site sont principalement dues à la composition de la roche. Le calcaire subit en effet très rapidement les attaques de l'eau et en particulier de la pluie qui se charge de gaz carbonique, devient acide et l'attaque lentement : c'est la corrosion.
Aujourd'hui, le site du Chaos de Montpellier-le-vieux est divisé en quatre cirques qui encerclent une arête principale : le Douminal, haut de 836 mètres. Les cirques du Lac, des Amats, des Rouquettes et de la Millière sont reliés par des chemins formés naturellement et qui sont actuellement utilisés par les visiteurs comme sentiers de randonnée.
» Montpellier-le-Vieux, un tas de pierres ?
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Selon la légende, la cité aurait été construite par trois fées : Amy, Amyne et Benjamine un soir de mai. Elles y auraient construit des monuments gigantesques et presque chimériques et auraient pourvu l'endroit d'un grand nombre d'espèces animales et végétales. Mais, l'excitation passée, elles auraient été nostalgiques de la mer et du soleil et auraient abandonner les lieux. Le vent et la pluie se seraient emparés de la ville merveilleuse pour en faire ce que le site est aujourd'hui : un désert de pierres aux formes étranges.
D'autres légendes racontent même que ces lieux auraient été bâtis par des géants, et détruits par le Diable en personne, qui l'aurait peuplé de mauvais génies et de bêtes sauvages. Pas étonnant donc que le site n'ait été connu que des habitants de la région jusqu'en 1880...
Et pourtant, nous avons aujourd'hui la preuve que ces mêmes effrayants rochers ont servi d'abris aux animaux autant qu'aux hommes, et ce depuis le Premier Age de Fer. Des ossements d'Ursus Speleus ont été découverts dans les nombreuses grottes voisines, et plus d'une centaine d'abris ont été répertoriés. On doit d'ailleurs la première cartographie du site (1884) à Edouard Alfred Martel, père de la spéléologie française.
» Des circuits pour tous
C'est entre autres grâce à lui que le plus grand public peut aujourd'hui apprécier de se promener dans ce cadre unique. Désormais, cinq circuits sont proposés au visiteur. Le circuit bleu est accessible à tous, le jaune propose des points de vues insolites, tandis que le violet et le orange nécessitent un peu de pratique de la randonnée en montagne. Le circuit rouge offre quant à lui un circuit complet à travers tout le site. Il faut compter environ deux heures pour effectuer la boucle, à condition d'avoir les chaussures adéquates et un minimum d'entraînement physique. Car si les chemins sont balisés et améliorés pour le confort du public, ils n'en restent pas moins naturels et donc parfois raides ou escarpés.
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