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Initiatrice du label « les plus beaux villages de France » en 1982, Collonges-la-Rouge impressionne par sa richesse et son harmonie architecturale. Le long de ses rues, aucune maison, aucun mur n’ose afficher une couleur différente du grès rouge extrait d’une carrière proche du village.
» Une carrière et des privilèges
Tirant son nom du latin colonia, Collonges dépend à partir de 785 de l’abbaye de Charroux, dans le Poitou, avant d’intégrer en 844 le Vicomté de Turenne. Le petit village qui s’est développé profite alors des avantages du Vicomté, qui n’est pas rattaché à la couronne. Ses privilèges, et notamment celui d’exercer la justice, lui valent un enrichissement rapide qui se traduit par la construction de castels et de manoirs, notamment au XVIème siècle. Malgré un sol calcaire blanc, Collonges dispose d’une carrière de grès rouge qui ajoute une saveur toute particulière à ses monuments.
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Cependant, dès lors qu’elle est rattachée à la couronne de France en 1738, la fin de ses privilèges annonce sa décadence. Désertée et quelque peu oubliée, Collonges voit ses habitants se mobiliser pour sa sauvegarde au début du XXème siècle. Depuis, elle a obtenu le classement de son église et fut à l’origine du label « plus beau village de France » en 1982.
» Castels et hôtels…
De taille très restreinte, Collonges-la-Rouge semble être une succession d’hôtels et de castels. Ainsi, en quelques pas, on passe de la Maison de la Sirène à l’hôtel des Ramades de Friac au Castel de Vassinhac. Pour la plupart construits au XVIème siècle, ces édifices sont en parfaite harmonie avec les maisons plus modestes qu’ils bordent. Ils donnent du rythme à l’étonnante continuité de murs rouges, de toits de lauzes ou d’ardoises de l’ensemble du village.
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Enfin, le castel de Maussac, un peu isolé, offre à voir une belle tour carrée qui n’a pas perdu son crépi. A proximité, on dispose d’un beau panorama sur le village.

















