La cité des arts du feu
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La gare des Bénédictins vue du jardin du champ de Juillet
Photo L'Internaute / Romain Roget
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Située en bordure du Massif Central, Limoges et son agglomération de 180 000 habitants sont le cœur d’une région peu peuplée et qui paraît endormie. Pourtant, au-delà de son industrie de porcelaine qui demeure toujours très puissante, ses rues commerçantes du quartier du château ou encore son Zénith témoignent d’un dynamisme certain. Par ailleurs, jouant avec ses terres vallonnées et le guet de la Vienne, Limoges se donne le luxe de posséder deux centres historiques.
Rayonnant autour de la
Cathédrale Saint-Étienne***, la
Cité épiscopale** hérite du passé le plus lointain de Limoges. En effet, le coteau en pente douce et le guet de la Vienne, aujourd’hui traversé par un pont du XIIème siècle, étaient tout désignés pour recevoir la ville romaine. L’ambiance paisible et la beauté architecturale du site font de lui un faubourg très propice aux balades touristiques. Au nord ouest, et plus en hauteur,
le quartier historique du Château** s’articule essentiellement autour de l
a rue de la Boucherie et de la Cour du Temple, témoignages typiques de l’architecture médiévale. Mais les halles,
l’église Saint-Michel-des-Lions** et les rues commerçantes invitent à découvrir l’ensemble du centre.
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Le pont Saint-Étienne
Photo L'Internaute / Romain Roget
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La construction de Limoges remonte à l’an 10 avant J-C.
L’Empire romain souhaite donner une nouvelle capitale aux Lemovices. La
voie Bourges-Toulouse et la
Via Agrippa (voie Lyon-Saintes) se croisent à proximité d’un guet sur la Vienne : les Romains ont trouvé un lieu idéal.. La ville prend alors le nom
d’Augustoritum (le guet d’
Auguste) en hommage à l’Empereur. De nombreux monuments (qui n’ont pas survécu au temps) sont construits mais il semblerait que la ville ne soit jamais terminée.
Face aux invasions barbares, la cité se rétracte à la fin du Vème siècle. Mais c’est aussi lors de cette période que
Saint Martial évangélise la région et se fait inhumer sur les hauteurs de la ville, sous l’actuelle
place de la République. Or, cette modeste nécropole abrite en son sein les germes de la renaissance de la ville au Moyen-âge.
Une chapelle funéraire puis une abbaye s’élèvent sur le site. Autour des religieux, un nouveau centre d’habitations et d’activités se développe. Il en résulte l’existence de deux villes très proche : le Château et la Cité. Malgré l’attaque du « Prince noir »
Edouard de Woodstock qui, en 1370, rase une bonne partie des villes, celles-ci voient leur surface grandir tout au long du Moyen-âge.
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La Cour du Temple
Photo L'Internaute / Romain Roget
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Pourtant, les deux villes connaissent ensuite la décadence. En 1761, lorsque le
Turgot est nommé intendant de la généralité de Limoges, la région est parmi les plus pauvres de France. Inspiré par les Lumières, le jeune intendant multiplie les initiatives. Lorsqu’il apprend l’existence de
mines de kaolin dans la région, il fait parvenir la précieuse matière dans les faïenceries. Ainsi débute une glorieuse industrie désormais attachée au nom de Limoges :
la porcelaine.
Quelques années plus tard, la Révolution remporte une forte adhésion dans la ville et a pour conséquence la destruction de l’abbaye. Berceau de la CGT à la fin du dix-neuvième siècle puis lieu d’intense Résistance, notamment communiste, Limoges ne se laisse pas conter l’histoire, elle y participe activement.