Oradour-sur-Glane
le 25 mai 2012 par L'Internaute Magazine-
Photo : Bernard SERS
Sommaire
Introduction
Symbole de la brutalité de l'occupation nazie, le destin tragique d'Oradour-sur-Glane fut scellé le 10 juin 1944 par la division SS « Das Reich ». En quelques heures, cette bourgade du Limousin est transformée en brasier et ses occupants massacrés « pour l'exemple ». Depuis, la « ville martyre » est restée en l'état, témoignant de l'innommable et incitant les visiteurs à se recueillir devant les ruines calcinées qui ont vu périr 642 habitants.
A 14h environ, un détachement de la division « Das Reich » encercle soudainement et très méthodiquement le village. Environ 150 SS forment un cordon très serré à quelques pas des maisons. Toute fuite est impossible et, hormis quelques jeunes hommes qui cherchent à échapper au STO, les habitants obéissent spontanément : ils n'ont de toute manière rien à se reprocher. En quelques minutes, hommes, femmes, enfants et vieillards sont rassemblés sur la place du Champ-de-Foire. Ne pouvant imaginer ce qui les attend, ils n'opposent aucune résistance.
En France, la politique hitlérienne n'a jamais atteint une violence aussi extrême. Cependant, le débarquement en Normandie et les actions des Résistants plongent les armées nazies dans un climat d'urgence. Il semblerait que la division Das Reich ait obtenu carte blanche pour rétablir l'ordre et remonter au plus vite sur le front normand. Elle décide alors de mettre en place des techniques éprouvées en Russie. Depuis le mois de mai 1944, ses actions contre les résistants se sont soldées par quelques massacres. Le 9 juin, la violence monte d'un cran à Tulle lorsque la division arrête tous les hommes et décide d'en pendre 99 aux balcons et réverbères de la ville et d'en envoyer 149 à Dachau. Mais c'est à Oradour-sur-Glane que la violence atteint son paroxysme.
De ce massacre, une seule femme en réchappe après s'être faufilée par un vitrail et avoir survécu à un mitraillage. Son témoignage sera par la suite capital. Quelques hommes, feignant la mort, en ressortent également vivants, ainsi que quelques personnes qui s'étaient cachées et notamment un enfant. Son père lui avait appris à se cacher dès qu'il voyait des soldats allemands.
Les SS mettent ensuite le feu au village et restent en poste jusqu'au début de la nuit. Le tramway revenant de Limoges aux environs de 19h30 est par contre épargné. Ses occupants sont contrôlés avec rigueur, ils ne peuvent rentrer dans le village mais ils ne subissent pas de violence particulière.
Rapidement, les survivants et l'Etat décident de conserver le site pour en faire un lieu de mémoire. Un nouveau village est construit à proximité. Les ruines, à l'exception de l’Église qui a été déblayée, notamment pour pouvoir retrouver tous les corps, sont conservées en l'état tandis qu'un mur d'enceinte est construit. Plus tard, au sein du cimetière, un Mémorial (ou Martyrium) est créé. Enfin, le Centre de la mémoire fut inauguré bien plus tard, en 1999.
- Le 10 juin 1944, 14 heures
A 14h environ, un détachement de la division « Das Reich » encercle soudainement et très méthodiquement le village. Environ 150 SS forment un cordon très serré à quelques pas des maisons. Toute fuite est impossible et, hormis quelques jeunes hommes qui cherchent à échapper au STO, les habitants obéissent spontanément : ils n'ont de toute manière rien à se reprocher. En quelques minutes, hommes, femmes, enfants et vieillards sont rassemblés sur la place du Champ-de-Foire. Ne pouvant imaginer ce qui les attend, ils n'opposent aucune résistance.
- Une division familière des exactions
En France, la politique hitlérienne n'a jamais atteint une violence aussi extrême. Cependant, le débarquement en Normandie et les actions des Résistants plongent les armées nazies dans un climat d'urgence. Il semblerait que la division Das Reich ait obtenu carte blanche pour rétablir l'ordre et remonter au plus vite sur le front normand. Elle décide alors de mettre en place des techniques éprouvées en Russie. Depuis le mois de mai 1944, ses actions contre les résistants se sont soldées par quelques massacres. Le 9 juin, la violence monte d'un cran à Tulle lorsque la division arrête tous les hommes et décide d'en pendre 99 aux balcons et réverbères de la ville et d'en envoyer 149 à Dachau. Mais c'est à Oradour-sur-Glane que la violence atteint son paroxysme.
- Un village entièrement rasé
De ce massacre, une seule femme en réchappe après s'être faufilée par un vitrail et avoir survécu à un mitraillage. Son témoignage sera par la suite capital. Quelques hommes, feignant la mort, en ressortent également vivants, ainsi que quelques personnes qui s'étaient cachées et notamment un enfant. Son père lui avait appris à se cacher dès qu'il voyait des soldats allemands.
Les SS mettent ensuite le feu au village et restent en poste jusqu'au début de la nuit. Le tramway revenant de Limoges aux environs de 19h30 est par contre épargné. Ses occupants sont contrôlés avec rigueur, ils ne peuvent rentrer dans le village mais ils ne subissent pas de violence particulière.
Rapidement, les survivants et l'Etat décident de conserver le site pour en faire un lieu de mémoire. Un nouveau village est construit à proximité. Les ruines, à l'exception de l’Église qui a été déblayée, notamment pour pouvoir retrouver tous les corps, sont conservées en l'état tandis qu'un mur d'enceinte est construit. Plus tard, au sein du cimetière, un Mémorial (ou Martyrium) est créé. Enfin, le Centre de la mémoire fut inauguré bien plus tard, en 1999.
Carte d'identité
Population : 2 222 habitants (2008)
Superficie : 38,16 km²
Gentilé : Radounaux, Radounales
>> Plus de chiffres
Superficie : 38,16 km²
Gentilé : Radounaux, Radounales
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