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Place d'Alliance à Nancy

 le 1 juil. 2011 par L'Internaute Magazine

Introduction

La place d'Alliance, moins pimpante que la place Stanislas , fait aussi partie de l'ensemble urbain classé au patrimoine de l'Unesco. Dessinée par le premier architecte du roi, Emmanuel Héré, tout comme bon nombre de places de Nancy, la place fut construite sur un ancien potager appartenant aux ducs de Lorraine.

Changement de programme…
A l'origine, Stanislas pensait dédier la place à Saint Stanislas. Mais un événement historique le fit changer d'idée. En 1756, Louis XV et Marie-Thérèse d'Autriche signèrent un traité d'alliance à Jouy-en-Josas, qui mettait un terme à la vieille opposition entre la maison de Bourbon et celle des Habsbourg. Stanislas se réjouit de cette entente franco-autrichienne qui était synonyme, pour lui, de paix en Europe. Il décida donc de changer la place saint Stanislas en Place d'Alliance.

Sobriété
Tout comme la place de la Carrière, la Place d'Alliance est bordée d'hôtels particuliers du XVIIe siècle. Conçus dans un même style, ils confèrent une allure harmonieuse et sobre à la place. Héré s'en construisit au passage un pour lui. La place, aux dimensions modestes (80 m sur 60 m), devait être le centre d'un nouveau quartier résidentiel, ce qui explique sans doute le caractère intime qu'on a cherché à lui donner.

Au centre, se dresse une fontaine réalisée par l'artiste brugeois Louis Cyfflé. Etant donné qu'elle était destinée à la Place de la Carrière, sa décoration devait célébrer les victoires militaires de Louis XV. Elle fut donc revue et enrichie de cornes d'abondance, symboles de prospérité, d'écussons, et de trophées afin de glorifier la nouvelle alliance entre Bourbons et Habsbourg-Lorraine.

Pour cette fontaine, Louis Cyfflé s'est visiblement inspiré de la fontaine des Quatre fleuves du Bernin, située sur la place Navone de Rome. Au centre du bassin de pierre, se trouvent trois vieillards figurant des fleuves. Sur leurs épaules, repose un entablement qui sert de socle à un obélisque de marbre. Ce dernier est surmonté d'un génie qui tient un bouclier où l'on peut lire une dédicace au traité signé (Éternel traité de concorde 1756).

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