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Exemple typique de l'architecture militaire médiévale, le Pont Valentré est une sorte de forteresse au-dessus de l'eau, qui avait pour rôle de défendre la ville de ses ennemis. Sa construction fut décidée en 1306 par les Consuls, et entamée le 17 juin 1308. Il ne fut totalement achevé qu'en 1378, soit plus d'un demi siècle plus tard. Il est depuis quasiment intact, et est considéré comme le mieux conservé des ponts médiévaux dans toute l'Europe.
Le Pont Valentré est long de 138 mètres. Ses 6 arches gothiques enjambent le Lot à l'ouest de la ville. Il possède trois tours carrées à mâchicoulis, comportant chacune trois étages. Elles surplombent la rivière de 40 mètres. La tour centrale servait de poste d'observation.
Son sommet comporte un petit diable sculpté dans la pierre. C'est l'architecte Paul Gout qui est à l'origine de cette particularité. Lorsqu'il effectua en 1879 les travaux de restauration, avec les conseils de son professeur Viollet le Duc, il s'inspira de la légende du pont et ajouta ce diable, les griffes coincées dans les joints des pierres.
Cette légende raconte que le maître d'œuvre du pont, agacé par la vitesse à laquelle avançaient les travaux, promit au Diable de lui donner son âme si celui-ci l'aidait à terminer l'ouvrage. Lorsque les travaux furent presque achevés, il demanda à Satan de lui ramener de l'eau dans un crible, pour délayer la chaux. Bien entendu, il fut impossible de transporter de l'eau dans le tamis. Le pacte du donc être rompu. Le maître d'œuvre avait réussi à tromper Satan et à sauver son âme de l'Enfer. C'est cette légende qui doit son surnom de "pont du Diable" à l'édifice, devenu depuis le symbole de la ville de Cahors.














