|
||||||
Le cœur de la ville, c’est bien évidemment la place Nationale du XVIIème siècle. Bordée de maisons de brique rose, elle accueille les étals du marché et les terrasses des cafés où les Montalbanais viennent dès le matin prendre un café au soleil. Sous les doubles arcades à croisée d’ogives, boutiques et brasseries remplacent les échoppes des marchands d’autrefois (drapiers, cordonniers…). Il est très agréable de se promener dans les rues piétonnes voisines.
Ville longtemps protestante, la reconquête catholique se traduit par deux monuments : l’église Saint-Jacques, dont la tour porte encore les traces des boulets du siège de la ville en 1621, et la cathédrale Notre-Dame de l’Assomption, dominée par les quatre grandes statues des évangélistes. Cette dernière abrite un tableau du plus célèbre des Montalbanais, Ingres.
Le musée Ingres** permet de découvrir du l’univers peintre. Dans l’ancien palais épiscopal sont présentés des tableaux de l’artiste ainsi que des objets personnels. Dans ces portraits, on admire la finesse de son trait. Une petite place est réservée au sculpteur Bourdelle, lui aussi enfant du pays.
Le musée se situe au bout du Pont Vieux, un pont de brique à sept arches ogivales. Cette belle construction du 14e siècle possède de hautes arcades qui laissent passer le Tarn en crue.
Le musée se situe au bout du Pont Vieux, un pont de brique à sept arches ogivales. Cette belle construction du 14e siècle possède de hautes arcades qui laissent passer le Tarn en crue.
» Voir notre diaporama-photos sur Montauban
» Trouver un hôtel à Montauban

Trouver le meilleur prix pour un billet d'avionHistoire de Montauban
|
||||||
Au Moyen Age, Montauban se développe et devient une plate-forme d'échanges commerciaux avec Bordeaux. A cause de sa position stratégique, Français et Anglais se disputent la ville. A partir 1561, à l’époque des guerres de religion, la ville devient une place forte du protestantisme d’où les catholiques sont chassés. Montauban fait la rebelle face à l’autorité royale. En 1621, elle repousse l’attaque du duc de Luynes, qui intervient sur ordre de Louis XIII. Le clocher de l'église Saint-Jacques porte encore les stigmates de ce siège sanglant. Les Montalbanais résistent et le roi est forcé d’abandonner. Huit ans plus tard, l’armée royale qui vient de reprendre La Rochelle, revient à Montauban. La ville préfère ne pas combattre et abdique. Elle se soumet à l’autorité royale et se convertit au culte catholique.
Le XVIIIème est synonyme de prospérité. La production de farine, le tissage de la soie et de la laine portent l’économie locale. Au début du XIXème siècle, Napoléon fonde le département du Tarn-et-Garonne, et choisit Montauban comme chef-lieu. Elle connaît ensuite une phase de déclin industriel, réussissant à maintenir ses activités agricoles. Ingres et Bourdelle, deux artistes natifs de Montauban, vont se souvenir de leur tendre patrie et lui faire cadeau d’une partie de leurs œuvres. Ce patrimoine culturel devient alors un formidable attrait pour la ville.
















