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» Une place forte convoitée
L’histoire de Bergues débute au IXème siècle sur une petite colline de vingt-deux mètres, le Groenberg (« Mont vert »), duquel elle tire son nom. Dominant les marécages alentours, elle est fortifiée dès la fin du siècle par Baudouin le Chauve, comte de Flandres. A partir de 900, elle accueille les reliques d’un évangélisateur de la région et en adopte le nom, devenant Bergues Saint-Winoc.
Au cœur de terres convoitées par les Français, Anglais et Néerlandais, Bergues a subi de nombreux sièges tout au long de son histoire. Elle fut détruite à sept reprises par des incendies entre la fin du XIVème et le début du XVIème siècle. Au XVIIème siècle, Vauban renforce les murailles.
» Un dernier siège, en 1944
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Malheureusement, cette destinée pacifique ne sied pas à la ville et le XXème siècle se charge de lui rappeler qu’elle reste avant tout une place forte. A une trentaine de kilomètres du front, elle subit quelques destructions pendant la guerre 1914-18. Mais surtout, en 1940, elle résiste durant huit jours au siège allemand grâce à son système de fortification issu de Vauban, facilitant ainsi l’évacuation de troupes vers l’Angleterre. Quatre ans plus tard, les Allemands, installés dans la ville, bénéficieront également de l’efficacité de l’enceinte. Mais ils se vengent de la perte de la cité en dynamitant le beffroi.
Détruite à 80% à la fin du conflit, Bergues s’engage dans une reconstruction audacieuse qui mise sur l’identité flamande de la cité. Ainsi, le beffroi reconstruit en 1961 suit les grandes lignes de son prédécesseur du XIVème siècle tandis que les remparts sont intégralement conservés. Désormais, elle profite d’une retraite méritée où seuls les touristes prennent d’assaut ses remparts.
















