» Histoire de l’Abbaye de Fontevraud
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Le réformateur Robert d’Arbrissel érigea cette abbaye avec l’aide de Pierre II, évêque de Poitiers***. A la tête de plusieurs centaines de personnes, il organisa la vie communautaire depuis Fontevraud.
L’édifice abritait un ordre masculin et féminin. Le fondateur institua qu’après sa mort, l’abbesse dirigerait l’ordre féminin et masculin. 36 abbesses, d’origine aristocratique, se succédèrent ainsi à la tête de l’abbaye jusqu’en 1792. Parmi elles, on note la présence de 14 princesses.
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Durant cette période prospère, l’ordre dirige 123 fondations de l’ouest de la France.
La guerre de Cent Ans marque la fin de cette première période prospère. Au XVIe siècle, la famille Bourbon donne une nouvelle impulsion à l’abbaye. Cinq princesses Bourbons dirigèrent l’édifice. Elles réalisèrent des aménagements qui marquèrent définitivement l’abbaye. De nouveaux bâtiments furent construits et des rénovations furent entreprises. Cet appui royal permît à l’abbaye de faire face aux guerres de religion sans encombres.
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Durant cette période, Fontevraud aurait été l’unes les plus dures prisons de France dans laquelle on notait, en moyenne, deux morts par semaine.
En 1975, l’abbaye accueille le Centre Culturel de l'Ouest afin d’animer et de promouvoir ce site historique.
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» Visite de l’abbaye
L’une des plus importantes abbayes de notre histoire vous ouvre ses portes. Partez donc à la découverte de cet édifice surprenant qui vous en apprendra beaucoup sur son histoire et celle de ses occupants.
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L’édifice est simple et la porte romane extrêmement sobre ne relève pas le style austère qu’affiche le bâtiment. La nef présente d’imposants piliers carrés flanqués de colonnes jumelées sur trois côtés.
De petites arcades se succèdent entre ces piliers massifs. Les seules décorations affichées dans cette partie de l’église sont des peintures à demies effacées apparaissant sur les murs précédant le chœur. Ce dernier ne possède pas d’ornementation et seules des simples colonnes délimitent sa surface ronde.
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La suite de la visite vous mènera au cloître du Grand-Moutier qui jouxte l’église abbatiale. Il s’agit d’un lieu de passage autour duquel s’organise la vie conventuelle.
Au sud, vous vous dirigerez vers le réfectoire tandis qu’à l’ouest, vous atteindrez les communs.
La partie la plus intéressante se situe à l’est. En prenant cette direction, vous accéderez à la sacristie, la salle capitulaire et la salle de communauté.
La salle capitulaire est une pièce dans laquelle se prenaient toutes les décisions importantes impactant la vie monastique. Cette salle présente deux nefs de trois travées délimitées par deux colonnes s’ouvrant en cœur de palmier. Des scènes tirées de l’évangile, telles que La trahison de Judas, La Résurrection, L’Ascension, ont été peintes sur les murs vers 1563.
Des religieuses de sang noble ou royal furent ajoutées sur ces œuvres plusieurs années après leur réalisation. Des peintures entourent également de surprenantes fenêtres géminées à caissons présentant des éléments sculptés en bas-relief.
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Aussi appelé le chauffoir, cette pièce était réservée pour effectuer des travaux manuels tels que de la broderie, de l’écriture…
Il s’agissait de l’unique pièce chauffée de l’abbaye.
Non loin de la salle capitulaire et du chauffoir, se trouvent les trois dortoirs de l’abbaye qui devaient accueillir environ 800 personnes. Ces dortoirs comportaient 230 cellules équipées du minimum requis. Les religieux et moniales disposaient ainsi d’un lit, d’une table, d’une commode, de deux chaises et de rideaux.
En empruntant la galerie sud du cloître du Grand-Moutier, vous découvrirez une pièce de près de 50 mètres de long dans laquelle les deux repas quotidiens étaient servis. Ce grand réfectoire répondait à une organisation bien précise. Les moniales prenaient place selon leur ancienneté sur des tables qui longeaient les murs.
| En savoir plus |
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L’une des dernières curiosités de ce site est sans aucun doute la cuisine romane. Il s’agit de l’édifice d’inspiration byzantine faisant face à l’orangerie. Les visiteurs sont loin d’associer cet édifice à une cuisine romane tant son architecture tranche avec les autres bâtiments. La cuisine fut construite en pierre, à l’écart des autres bâtiments par crainte du feu. Vous remarquerez certainement son étrange toiture en « écailles de poisson » qui donne un style si particulier à cette cuisine.
Une fois que vous aurez fini votre visite, n’hésitez pas à profiter des expositions temporaires ou manifestations qu’offre l’abbaye de Fontevraud.




















