La plus grande cathédrale gothique de FranceQuelle allure a cette cathédrale ! On comprend au premier coup d’œil qu’elle mérite sa réputation… Ses tours, sa forêt de clochetons qui pointent vers le ciel, ses décorations ciselées dans la pierre, son chevet… le savoir-faire de ses bâtisseurs est incontestable. Et puis le programme de restauration entrepris redonne l’éclat originel de cet édifice. En 1849, Viollet-le-Duc a déjà accompli un premier programme de restauration.
Classé au patrimoine mondial de l’Humanité en 1981, la cathédrale fut érigée au XIIIe siècle, en plein
épanouissement de l’art gothique en France. Les premiers plans furent réalisés par Robert de Luzarches. C’est ensuite Thomas de Cormont puis son fils qui reprirent le flambeau. La rapidité de construction, à peine 70 ans pour le gros œuvre (1220 à 1269), explique la remarquable homogénéité de la cathédrale. Les chapelles furent construites entre 1290 et 1375.
Réalisation d’une grande audace, elle impressionne aussi par
ses dimensions : 145 m de long, un peu plus de 12 m de large dans la nef, plus de 42 m de hauteur sous la voûte… Ce qui fait qu’elle pourrait même contenir la cathédrale Notre-Dame de Paris !
Visite de la cathédrale
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Plus grande que Notre-Dame
Photo L'Internaute / Carole Pausé
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On s’arrête un instant sur
sa façade qui se compose de trois porches surmontés de deux galeries (dont la galerie des Rois, composée de 22 statues colossales). Deux tours encadrent une grande rosace. La décoration est très riche, puisqu’on compte
plus de 3 000 statues sur l’ensemble de la façade. Sur le pilier du porche central, on peut voir un Christ une Bible à la main, surnommé
le « Beau Dieu » à cause de son visage serein, encadré des apôtres et des prophètes (Jérémie, Isaïe…). Au-dessus, au niveau du tympan, figure la résurrection des morts, où le Christ semble prononcer son jugement en toute impartialité. Le porche de droite est dominé par une statue de la Vierge portant l'Enfant. Diverses scènes de la vie de la Mère de Dieu sont représentées. Le porche droit est dédié à saint Firmin, le premier évêque d’Amiens.
Contournez l’édifice pour apprécier
le chevet qui regorge d’arc-boutants. Amusez-vous au passage à observer les gargouilles. A l’arrière du bâtiment, on a un beau point de vue sur la flèche de la cathédrale, qui pointe à plus de 112 m de haut. Elle est recouverte de feuilles de plomb, qui ne pèsent pas moins de 71 tonnes.
Grâce à ses nombreuses fenêtres, l’intérieur de la cathédrale est d’une
grande luminosité. Lorsqu’on remonte la nef, la plus haute de France, on a une véritable impression de légèreté. Le dallage au sol représente un labyrinthe, que les fidèles en chemin vers Saint-Jacques-de-Compostelle parcouraient à genoux. Non loin, se trouvent les gisants des deux évêques fondateurs de la cathédrale. Les transepts sont ornés de roses. Au fond de la cathédrale, le grand orgue semble accroché en hauteur comme un tableau.
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Stalles sculptées
Photo L'Internaute / Carole Pausé
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Vient ensuite la partie la plus intéressante de la visite :
les 110 stalles sculptées du chœur. C’est avec les explications passionnées du doyen des lieux que vous découvrirez les mille et une histoires de celles-ci. La double rangée de stalles, qui servaient de siège aux chanoines, fut réalisée par 6 artistes locaux, les huchiers Arnould Boulin, Alexandre de Heudebourg ainsi que Antoine Avernier et Jean Turpuin en à peine 14 ans. Cette dentelle de bois raconte l’Ancien et le Nouveau Testament. Les scènes de la Bible ont souvent été réinterprétées dans le mode de vie du Moyen-Age à Amiens. Ainsi on peut voir Marie sur un métier à tisser comme on trouvait à Amiens au Moyen-Age. Les boiseries représentent aussi des personnes de la vie de tous les jours. Par exemple, l’instituteur voisine l’apothicaire. L’une des stalles était réservée aux hôtes de prestige ; s’y sont assis des rois de France Henri III, Napoléon et plus récemment le Général de Gaulle. Le grand autel, dans un style différent, plus chargé, dénote un petit peu. Les grilles du XVIIIème siècle qui entourent les stalles sont ornées de dorures.
Dans le déambulatoire, en contournant le chœur par la droite, ont été sculptées au-dessus d’un gisant des scènes de la vie de Saint Firmin. Les vêtements des participants et les monuments reflètent une fois encore la vie à Amiens aux XV et XVIème siècles. De l’autre côté, c’est la vie de Jean-Baptiste qui est racontée.
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En savoir plus
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- Ouvert : d’avril à novembre de 8h30 à 18h30.
d’octobre à mars de 8h30 à 17h30.
Possibilité de visite guidée, se renseigner auprès de l’office de tourisme (03 22 71 60 50).
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A savoir : Accès aux tours :
Visite commentée tous les jours, sauf le dimanche matin et le mardi.
- en juillet et août : visite accompagnée à 11h et visite libre de 14h30 à 17h15.
- en avril, mai, juin et septembre : visite accompagnée à 15h et 16h30 en semaine, et accès libre le samedi et le dimanche, de 14h30 à 17h15.
- d’octobre à mars : visite accompagnée à 15h45.
Fermé le mardi et les 1er janvier, 1er mai et 25 décembre.
Tarif Adulte : 6,50 €, Jeunes 18-25 ans : 4,50 €.
Attention, il faut monter un escalier en colimaçon de 307 marches.
Renseignements :
Service culturel de la cathédrale
Tél/Fax : 03 22 80 03 41
Horaires du spectacle «La Cathédrale en couleurs»:
Tous les soirs de mi-juin à mi-septembre et du 1er décembre au 1er janvier.
- En juin : 22h45.
- En juillet : 22h30.
- En août : 22h00.
- En septembre : 21h45
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Derrière le maître-autel se trouve
l’Ange pleureur de Nicolas Blasset. Cette statue fut représentée sur une carte postale ; cette dernière fut l’une des plus envoyées lors de la Première Guerre mondiale.
Une relique de Saint Jean-Baptiste est également exposée dans le déambulatoire ; elle fut longtemps vénérée par les pèlerins, mais aujourd’hui elle est plutôt tombée en désuétude.
Il est possible de
monter dans les tours. La vue sur la ville (les Hortillonnages, le quartier Saint Leu…) et sur les élégants arcs-boutants gothiques de la cathédrale justifient cette partie de la visite. Cependant, il faut savoir que la montée des 307 marches constitue un petit effort physique.
Le soir, un
spectacle lumineux rappelle que la cathédrale d’Amiens a été pensée en couleurs. Des polychromies, découvertes lors de travaux de restauration, indiquent que les sculptures de sa façade occidentale étaient dans des tons bleus, verts, rouges et dorés.