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Lové entre Fourvière et la Saône, le Vieux-Lyon déploie avec superbe les résidences de riches marchands de la Renaissance. Se reflétant dans le fleuve, leurs couleurs flamboyantes entre le rose et l'ocre, rappellent Florence et la Toscane. Les quartiers Saint-Georges, Saint-Jean et Saint-Paul sont sillonnés de traboules qui permettent de passer d'une rue à l'autre par l'intérieur des bâtiments. La ville compte ainsi plus de 150 passages secrets qui constituaient un atout considérable pour les résistants lors de la seconde guerre mondiale.
Au-delà de la Saône, la presqu'île arbore d'imposants bâtiments du XVIIIème siècle ouvrant sur de larges avenues et de grandes places. En son centre, la place Bellecour avec ses cafés et nombreux commerces est la plus grande place piétonne de France. De nombreuses manifestations s'y déroulent : en hiver, une patinoire y est installée et à l'arrivée des beaux jours, elle est le point de départ d'une randonnée en rollers tous les vendredis soir. Autre lieu important de la ville, le quartier des Terreaux s'organise autour de deux vastes places : la place Pradel et la place des Terreaux, bordées l'une et l'autre par l'Opéra et la mairie.
Toujours sur la presqu'île la colline de la Croix Rousse fait face à Fourvière, surnommée par Michelet "la colline qui prie" en raison de ses nombreuses églises. Haut lieu de la fabrication des étoffes de soie de 1536 jusqu'à l'invention de la soie artificielle en 1889, son histoire lui a valu le surnom de "colline qui travaille". Les anciens ateliers des canuts (ouvriers de la soie) qui abritaient jadis les métiers Jacquard, sont aujourd'hui transformés en spacieux appartements aux plafonds à boiseries de quatre mètres de hauteur.





























