Histoire de la ville
L’histoire de Calcutta commence avec l’arrivée des Britanniques en Inde. Job Charnock fonde un comptoir pour la compagnie des Indes orientales en 1690. Peu à peu, les villages alentours sont rachetés par la compagnie pour former une grande cité. Une citadelle fortifie la ville, Fort William. Alors que les Britanniques transforment le cœur de la ville en un mini-Londres, les Indiens vivent déjà entassés dans des bidonvilles en périphérie.
Le port commercial est en pleine effervescence et la population croit rapidement. Seul bémol dans l’histoire du Raj britannique à Calcutta, le nabab Siraj-ud-daula, gouverneur de la province voisine du Bengale, s’empare de la ville en 1756 et enferme des aristocrates anglais dans les geôles du Fort William.
Mais la victoire sera de courte durée puisque la ville revient aux Anglais l’année suivante, qui en profitent pour établir leur autorité sur le Bengale.
C’est l’âge d’or de Calcutta qui s’enrichit fortement grâce au commerce de la soie, de thé et d’épices mais aussi d’opium en provenance de Chine.
En 1877, Calcutta devient capitale impériale de l’Inde engendrant une forte modernisation : téléphone, chemin de fer, électricité, etc.
Mais des tensions provinciales obligent les Britanniques à transférer la capitale à Delhi, plus dans les terres. Calcutta continue son développement économique avec notamment des usines métallurgiques et l’exploitation de mines de charbon.
1947 : l’indépendance de l’Inde est signée, ce qui entraîne la Partition, c'est-à-dire le partage de l’ex-colonie britannique. Calcutta en souffrira fortement, ne pouvant assumer une vague d’immigration d’hindous ayant fuit le Bengale oriental et de musulmans échappant à la guerre indo-pakistanaise.
Aujourd’hui, ce sont toujours les mêmes problématiques qui bouleversent bien des touristes peu préparés à voir une telle surpopulation et une misère extrême.










