|
||||||
A l’entrée de l’église Santa Maria in Cosmedin, une dalle en pierre attire les touristes désireux de vérifier la légende. La Bocca della Verita (Bouche de la Vérité), un disque de marbre représentant un dieu marin, happe les mains des menteurs. Ses orifices vides (œil, narines, bouche) lui donne un air dubitatif, qui laisserait presque douter de l’issue du jugement…
Après avoir tenté l’expérience, n’hésitez pas à entrer dans la petite église qui fut fondée au VIème siècle sur les vestiges d’un grand Autel d’Hercule. Elle fut tout d’abord une diaconie, un centre d’aide des plus démunis. Au VIIIème siècle, le pape Hadrien l’a consacre en église. Elle fut ensuite fréquentée par les Grecs. Son nom reflète d’ailleurs cette origine, puisque faisant référence au monastère Kosmidion à Constantinople. On y pratique encore aujourd’hui le culte byzantin.
Loin des décorations luxueuse de Santa Maggiore ou de la débouche de dorures d’Il Gesù, Santa Mariain Cosmédin est d’une sobriété touchante. On se laisse facilement imprégner de cette atmosphère de recueillement. Le joli pavement cosmathèque, qui tire son nom des marbriers cosmates qui l’ont réalisé, date du XIIème siècle. Santa Maria in Cosmedin renferme aussi quelques belles mosaïques dont celle qui trône au-dessus des rangées de cartes postales dans la sacristie-boutique de souvenirs ! Son beau fond doré rayonne depuis plus de 12 siècles. Les spécialistes ne sont pas tous d’accord, certains pensent qu’il s’agit d’une Adoration des Mages.















