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La collégiale Saint-Aubin

La collégiale Saint-Aubin Photo : Gérard ROBERT

Un voyage à La collégiale Saint-Aubin

La collégiale Saint-Aubin sur nos forums

La Collégiale de Guérande est classée monument historique depuis 1853. La reconstitution de l'histoire de ce bâtiment est complexe, les recherches archéologiques effectuées au XIXe siècle puis sur les trois places périphériques lors des réaménagements réalisés ces dernières années ne lèvent que partiellement les questions posées.

  • Saint-Aubin « 0 » : une construction antique ayant été réutilisée comme premier lieu de culte lors de l'évangélisation de la région n'a pas été découverte lors des explorations archéologiques du site. Mais sa présence est possible. En effet, comme un peu partout dans le centre de la cité, des fragments de tegulae (tuiles romaines) ont été découverts. De plus le centre du chœur et la croisée du transept n'ont pas été explorés par les fouilles anciennes restées assez superficielles. Les recherches archéologiques récentes n'ont pas exploré l'intérieur du bâtiment.
  • Saint-Aubin I : Un premier bâtiment est implanté sur le site actuel au VIe siècle, d'après la tradition, sous l'égide du roi de Vannes Waroc'h II. Cet édifice religieux, probablement modeste, serait à l'origine de l'implantation urbaine actuelle. Les éléments le concernant ne sont connus que par des écrits tardifs et postérieurs, les fouilles du XIXe siècle en ont peut-être révélé des éléments, mais leur imprécision ne permet pas d'autres interprétations.
  • Saint-Aubin II, la basilique de Salomon : Après la translation des reliques de Saint-Aubin d'Angers, un second bâtiment plus grand est construit à la fin du IXe siècle ou au Xe siècle. Cet édifice sera très rapidement entouré d'un cimetière entre le Xe siècle et le XIIe siècle. Un des Sarcophages trouvé sous le chœur actuel, au niveau du chevet, au XIXe siècle a été déposé dans la Chapelle Basse ou crypte de la Collégiale.
Des éléments architecturaux de ce bâtiment ont été retrouvés dans les collatéraux explorés en tranchées pour vérifier la solidité des fondations avant la construction des voutes et au niveau du chevet (base de pilier notamment, avec chapiteaux en réemplois), et un mur en fondation est attribué à ce bâtiment sous le mur nord du transept, découvert lors des dernières fouilles archéologiques.
  • Saint-Aubin III, la Collégiale romane : Les incursions des Normands, aux conséquences importantes dans la région, obligent peut-être la reconstruction des bâtiments, en style roman tardif, ou la démographie de la ville et l'affirmation de sa puissance commerciale peut aussi être à l'origine de cette construction comme manifestation de prestige. Cette phase débutée après le milieu du XIIe siècle se termine par la construction de la façade principale au XIIIe siècle. Il s'agit probablement plus d'une extension avec une construction d'une nef élargie, que d'une reconstruction complète de l'édifice. Le chœur du Xe siècle a probablement été conservé, au moins en partie. Le mur nord du chœur a probablement été reconstruit à la fin de ce cycle de construction. Le cimetière s'étend alors particulièrement au Sud du bâtiment, à l'emplacement de l'actuelle place Saint-Aubin, centre de la ville.
Éléments visibles de cette étape : 8 colonnes avec chapiteaux historiés dans la nef (7 des chapiteaux sont romans (XIIe siècle), le 8e a été refait au XIXe siècle suite à l'effondrement de la façade, voir infra), ainsi que des sculptures en réemploi XIIIe siècle dans la façade actuelle.
  • Saint-Aubin IV, la Collégiale gothique : Après le Sac de Guérande, 1342, et la Guerre de Succession de Bretagne, la Collégiale ruinée est reconstruite à partir de 1380 en style gothique : le transept sud et la « crypte » au XIVe siècle, le transept nord est repris ensuite puis le chœur et le chevet sont reconstruits au XVe siècle. Une nouvelle façade gothique termine le bâtiment, la charpente sur les transepts est posée en 1541. Le cimetière s'étend à partir de cette époque au nord de la Collégiale, jusqu'à son déplacement place Sainte-Anne au XIXe siècle, à l'emplacement de l'actuelle place Jean XXIII, libérant ainsi l'actuelle place Saint-Aubin.

Au XVIe siècle : pose des vitraux de saint-Aubin et de Saint-Julien (gauche et droite du cœur), puis XVIIe siècle : pose du grand vitrail du couronnement de la vierge, au centre du chevet et enfin, le mobilier de l'église : stalles, autels, jubé (enlevé en 1804, et entré au Musée de Cluny à Paris (actuellement Musée national du Moyen-Âge) et depuis sa porte centrale est mise en dépôt au Musée de la Porte Saint-Michel), et aménagement de la Sacristie.


Transformations et évolutions postérieures du bâtiment :

En 1705, un ouragan détruit le campanile de style renaissance en haut de la façade. Une nouvelle flèche est construite, elle sera détruite par une tempête en 1785. En 1789-1790, l'église est délabrée, les tuyaux de l'orgue sont fondus, les cloches aussi. L'église servira temporairement au culte de l'Être Suprême. L'église est rendue au culte en 1802.

  • 1864 : construction des voûtes en tuffeau, au-dessus du cœur et des transepts. Les voûtes de la nef et de ses collatéraux seront réalisées entre 1876 et 1885.
  • 1872 : construction d'une flèche en style néo-gothique au sommet de la façade sur la base du clocheton renaissance. Des fissures sont déjà apparentes alors que les travaux sont en cours.
  • Le 28 novembre 1876, le clocher de l'horloge sur la façade, s'effondre en pleine messe et emporte avec lui une grande partie de la façade et de la première croisée de la nef. La flèche construite 4 ans auparavant était trop lourde et les fondations de l'édifice trop anciennes. La restauration de la collégiale est terminée en 1885, la façade est reconstruite en reprenant le maximum de blocs anciens. La chaire extérieure est du (XVe siècle, une rareté architecturale), bien que partiellement démontée et remontée à l'identique.
  • 1891 : dépôt des reliques de saint Salomon III (duc de Bretagne et fondateur du sacré collège).
  • 1899 : Fouilles archéologiques de Léon Maitre, sous le chœur, en vue de rétablir le niveau du sol d'origine.
  • 1903 : Construction du clocher central, en remplacement d'un petit clocher en poivrière construit en 1580.

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Latitude : 47.33 - Longitude : -2.43

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