Religion et urbanisme
Pour un si petit pays, le Portugal compte un grand nombre de « merveilles », architecturales ou naturelles, inscrites au Patrimoine mondial de l’Unesco.
» Monuments religieux
|
||||||
Citons tout d’abord le monastère des Hiéronymites, monument emblématique de Lisbonne. Au même titre que la tour de Bélém toute proche, ce couvent symbolise l’avènement de l’art manuélin, style architectural – mêlant l’exubérance du baroque à des lignes gothiques – développé au Portugal à partir du 16ème siècle. Tous deux se sont ainsi vu inscrits sur les listes du patrimoine mondial de l’Humanité en 1983.
C’est également à cette même période que d’autres bâtiments religieux sont venus enrichir la longue liste du patrimoine mondial de l’Unesco. C’est tout d’abord le cas du couvent du Christ de Tomar – petite ville située à
Dans la même région, toujours à une centaine de kilomètres au nord-ouest de Lisbonne pour être exact, se tient également le monastère d’Alcobaça (12ème siècle). Il s’agit d’un immense édifice affichant un gothique cistercien particulièremnt soigné.
Enfin, toujours au Nord de Lisbonne, se trouve le monastère de Batalha. Il fut érigé en 1385 afin de commémorer la victoire des Portugais sur les Castillans lors de la bataille de Aljubarrota. D’où le nom du monastère : « bataille » se traduisant en effet par « batalha » en portugais. Il met à l’honneur l’art manuélin et le gothique.
» Villes
|
||||||
Ce fut tout d’abord le cas d’Evora en 1986. La capitale de la région de l’Alentejo offre en effet un large éventail architectural que l’on doit aux successives occupations de la ville. Le centre historique est ainsi enserré de trois enceintes successives, respectivement issues de l’époque romaine, médiévale et de Vauban. Au fil de ses ruelles, disposées en damier, on peut également noter l’abondance de maisons basses blanchies à la chaux, type d’habitation que l’on retrouve également au Brésil. Ce qui est tout à fait révélateur de l’influence coloniale du Portugal.
Dix ans plus tard, ce fut au tour de Porto. L’Unesco a considéré que le tissu urbain de cette grande ville baignée par le Douro, dont l’expansion culturelle était remarquable depuis quelques années, traduisait une ouverture sur l’Europe et plus largement sur le monde.
Il ne faut pas non plus omettre Sintra, dont le paysage culturel est à la fois surprenant et captivant. Ses nombreux châteaux comptent parmi les plus belles réalisations romantiques du 19ème siècle. Les couleurs ainsi que les lignes de ces monuments, ajoutées aux différents parcs paysagés, aménagés aux alentours, offre un spectacle particulièrement idyllique.
Enfin, le centre historique de Guimarâes, petite ville située dans la région du Minho (Nord du Portugal), est reconnu pour les bâtiments médiévaux particulièrement bien conservés qu’il renferme.
» En dehors du Portugal continental
|
||||||
L’île de Madère est presque entièrement recouverte d’une forêt subtropicale composée principalement de lauriers, de bruyères et de fleurs endémiques telles que les orchidées ou les hortensias. Cette flore, unique en son genre, se doit d’être préservée. D’où son inscription au patrimoine à l’Unesco.
Concernant les Açores, c’est l’île de Terceira, plus exactement sa capitale qui a fait l’unanimité. Il s’agit d’une ancienne plate-forme stratégique et commerciale, développée à l’époque de la découverte du Brésil (début 16ème siècle). Malgré un tremblement de terre en 1980, la ville affiche encore les stigmates de ce passé, caractéristique des comptoirs portugais.

















