Religion et urbanisme Pour un si petit pays, le Portugal compte un grand nombre de « merveilles », architecturales ou naturelles, inscrites au Patrimoine mondial de l’Unesco. » Monuments religieux
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Cloître des jeronimos
Photo Henri-jean LISSE
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On compte notamment quantité d’édifices religieux, précieux témoins du passé lusitanien. Certes la présence de lieux saints de grande ampleur n’a rien d’étonnant dans un pays tellement ancré dans la tradition catholique. Toutefois la majesté de ces joyaux d’architecture ont de quoi susciter l’intérêt des moins pieux d’entre nous.Citons tout d’abord le monastère des Hiéronymites, monument emblématique de Lisbonne. Au même titre que la tour de Bélém toute proche, ce couvent symbolise l’avènement de l’art manuélin, style architectural – mêlant l’exubérance du baroque à des lignes gothiques – développé au Portugal à partir du 16ème siècle. Tous deux se sont ainsi vu inscrits sur les listes du patrimoine mondial de l’Humanité en 1983. C’est également à cette même période que d’autres bâtiments religieux sont venus enrichir la longue liste du patrimoine mondial de l’Unesco. C’est tout d’abord le cas du couvent du Christ de Tomar – petite ville située à 130 km au nord de Lisbonne. L’édifice fit, dès sa construction au 14ème siècle, office de siège de l’ordre des Templiers. Puis au 16ème siècle, il devint au contraire symbole de l’ouverture du Portugal sur d’autres civilisations. Son intérêt repose avant tout sur la variété architecturale qu’il présente. En effet, style byzantin, roman, gothique flamboyant ou encore manuélin s’y côtoient. Dans la même région, toujours à une centaine de kilomètres au nord-ouest de Lisbonne pour être exact, se tient également le monastère d’Alcobaça (12ème siècle). Il s’agit d’un immense édifice affichant un gothique cistercien particulièremnt soigné. Enfin, toujours au Nord de Lisbonne, se trouve le monastère de Batalha. Il fut érigé en 1385 afin de commémorer la victoire des Portugais sur les Castillans lors de la bataille de Aljubarrota. D’où le nom du monastère : « bataille » se traduisant en effet par « batalha » en portugais. Il met à l’honneur l’art manuélin et le gothique. » Villes
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Basse/ haute ville, pont 2 niveaux
Photo Jean-pierre PICHÉ
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Outre des édifices religieux disséminés en différentes régions, le Portugal peut se targuer du fait que plusieurs villes, toutes entières, se soient vues répertoriées au Patrimoine mondial de l’Unesco à la fin du 20ème siècle.Ce fut tout d’abord le cas d’Evora en 1986. La capitale de la région de l’Alentejo offre en effet un large éventail architectural que l’on doit aux successives occupations de la ville. Le centre historique est ainsi enserré de trois enceintes successives, respectivement issues de l’époque romaine, médiévale et de Vauban. Au fil de ses ruelles, disposées en damier, on peut également noter l’abondance de maisons basses blanchies à la chaux, type d’habitation que l’on retrouve également au Brésil. Ce qui est tout à fait révélateur de l’influence coloniale du Portugal. Dix ans plus tard, ce fut au tour de Porto. L’Unesco a considéré que le tissu urbain de cette grande ville baignée par le Douro, dont l’expansion culturelle était remarquable depuis quelques années, traduisait une ouverture sur l’Europe et plus largement sur le monde. Il ne faut pas non plus omettre Sintra, dont le paysage culturel est à la fois surprenant et captivant. Ses nombreux châteaux comptent parmi les plus belles réalisations romantiques du 19ème siècle. Les couleurs ainsi que les lignes de ces monuments, ajoutées aux différents parcs paysagés, aménagés aux alentours, offre un spectacle particulièrement idyllique. Enfin, le centre historique de Guimarâes, petite ville située dans la région du Minho (Nord du Portugal), est reconnu pour les bâtiments médiévaux particulièrement bien conservés qu’il renferme. » En dehors du Portugal continental
Les archipels de Madère et des Açores ne sont pas en reste.L’île de Madère est presque entièrement recouverte d’une forêt subtropicale composée principalement de lauriers, de bruyères et de fleurs endémiques telles que les orchidées ou les hortensias. Cette flore, unique en son genre, se doit d’être préservée. D’où son inscription au patrimoine à l’Unesco. Concernant les Açores, c’est l’île de Terceira, plus exactement sa capitale qui a fait l’unanimité. Il s’agit d’une ancienne plate-forme stratégique et commerciale, développée à l’époque de la découverte du Brésil (début 16ème siècle). Malgré un tremblement de terre en 1980, la ville affiche encore les stigmates de ce passé, caractéristique des comptoirs portugais. |