Au delà du porto
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Les toits de porto
Photo Cédric BARTH
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Porto, qui a donné son nom au célèbre vin portugais du même nom, ne se limite pas à la renommée de ses chais.
Certes, ces derniers sont encore nombreux dans la capitale du Nord du Portugal – allez voir du côté de Vila Nova de Gaia – mais l’intérêt de la ville réside davantage dans son centre historique – également appelé Vieux Porto ou Ribeira – classé au patrimoine mondial de l’Unesco depuis 1995.
Une visite de Porto doit ainsi passer par la Torre dos Clérigos – tour de granit de 76 mètres de haut qui surplombe la cité – ou encore l’église São Francicso – édifice religieux gothique flamboyant, dont l’intérieur est richement décoré de bois sculpté et doré.
Les quais – Cais Ribeira notamment – longeant le Douro font également partie des éléments caractéristiques de la ville. Des maisons hautes et étroites s’y alignent.
Plus récemment, en 2001 pour être exacte, Porto s’est vue attribuée le titre de capitale européenne de la culture. Ce qui l’a poussée, deux ans auparavant en prévision de cet événement, à se doter d’un ambitieux musée d’Art Moderne. Celui-ci est intégré à la fondation Serralves .
Et, pour l’anecdote, Porto n’est pas la capitale de la morue (bacalhau en portugais) – met qui lui est généralement associé – mais des tripes. La tradition veut qu’elles soient cuisinées avec des haricots. Cette spécialité locale remonte en fait au 15ème siècle, époque à laquelle les habitants de Porto furent réduits à ne manger que des abats, suite à des réquisitions militaires. Ce qui leur a d’ailleurs valu le surnom de « tripeiros» (mangeurs de tripes).
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Histoire de la ville
Les Romains furent les premiers à s’installer sur les bords du Douro. Ils construirent ainsi Portus – rive droite – et Cale – rive gauche.
Cette situation géographique a toujours permis à la ville de bénéficier d’une activité commerciale forte. Ce fut d’abord le cas du commerce des épices à l’époque des grandes découvertes du Portugal (16ème et 17ème siècle). Le négoce du porto a pu prendre son essor à partir du 18ème siècle grâce au Traité de Methuen. Celui-ci, conclu entre les Portugais et les Britanniques, permit de lever les taxes sur les échanges de produits manufacturés entre les deux pays.
Le 19ème siècle fut moins réjouissant. Porto dut faire face à l’invasion des troupes napoléoniennes. La ville mit longtemps à s’en remettre et essuya plusieurs révoltes populaires.
Depuis 1980, la municipalité a mis en place une politique de rénovation et de réhabilitation afin d’améliorer la vie de ses habitants et les infrastructures d’accueil des touristes.
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