Mal des montagnes : comment l'éviter ou le soigner ?

Mal des montagnes : comment l'éviter ou le soigner ? Vous comptez prendre de l'altitude lors de vos prochaines vacances et craignez d'être malade ? Symptômes, prévention, remèdes... Découvrez toutes les astuces pour éviter ou soigner le mal des montagnes.

Le mal aigu des montagnes (MAM), également appelé mal d'altitude, est un syndrome assez courant dans certaines régions du monde. Il touche en effet 25 % des personnes visitant le Colorado au-dessus de 2 400 mètres, 50 % des personnes se rendant dans l'Himalaya et 85 % des personnes voyageant dans la région de l'Everest. A l'instar du mal de mer, le mal des montagnes peut affecter n'importe quel randonneur débutant ou alpiniste averti, l'âge et le sexe n'étant pas des facteurs de risque. Lors d'une expédition, d'une course ou d'un trekking dans une zone de haute altitude, le mal des montagnes peut rapidement devenir très gênant, voire même handicapant pour la suite de votre ascension. Si vous avez prévu de partir prochainement au Pérou, en Bolivie ou encore au Népal, découvrez les astuces qui vous aideront à éviter ou à soigner le redoutable mal des montagnes.

Mal des montagnes : quels sont les symptômes ?

Le mal aigu des montagnes est un syndrome qui affecte toutes les personnes qui montent en haute altitude de manière trop rapide. Il se manifeste alors de façon plus ou moins alarmante sur votre état de santé. Lorsque les premiers symptômes apparaissent, il est recommandé de stopper l'ascension ou de redescendre en cas de troubles plus sévères.

  • Un mal de tête persistant : le symptôme le plus caractéristique de ce trouble est le mal de tête, qui devient plus fort lorsque l'on s'allonge ou que l'on bouge. Dans certains cas, il peut être accompagné de nausées, de fatigue extrême, de vomissements et de vertiges.
  • Des troubles de la conscience et de l'équilibre : dans les manifestations les plus extrêmes, des troubles de la vision, de la conscience et de l'équilibre peuvent apparaître en cas de mal aigu des montagnes. Ces symptômes ne sont pas à prendre à la légère car un œdème pulmonaire de haute altitude ou cérébral peut alors survenir...

Mal des montagnes : comment l'éviter ?

La principale cause du mal des montagnes est le manque d'oxygène dû à la baisse de pression partielle de gaz dans l'air en altitude. D'autres facteurs peuvent néanmoins favoriser l'apparition de ce trouble : la fatigue, la déshydratation, des carences en fer... Afin d'éviter au maximum les différents symptômes du mal des montagnes, plusieurs précautions sont à prendre avant et pendant l'ascension.

  • Consulter un médecin : avant le départ, prenez le temps d'aller consulter votre médecin traitant afin qu'il détecte d'éventuelles carences ou affections. Il est également conseillé de se rendre dans un centre spécialisé dans la médecine de montagne en cas d'ascension à plus de 3000 mètres d'altitude.
  • Se reposer avant l'ascension : un voyage à l'étranger, et plus particulièrement en altitude, peut altérer les cycles de sommeil, notamment en début de périple avec le décalage horaire. Afin d'être en forme avant de débuter votre ascension et ainsi limiter les risques de mal des montagnes, prévoyez une à deux journées de repos pour permettre à votre organisme de s'habituer à son nouvel environnement et à son nouveau cycle de sommeil.
  • Monter lentement : la prévention du mal des montagnes s'effectue par l'acclimatation à la haute altitude. Il est donc conseillé de procéder à une ascension progressive afin d'habituer l'organisme à la pression atmosphérique. Le corps a généralement besoin de passer trois à cinq jours à 2400 mètres pour s'habituer à son nouvel environnement avant de pouvoir se rendre plus haut. Au-delà de 3500 mètres d'altitude, l'idéal est de grimper de 300 à 500 mètres par jour, pas plus.
  • Adapter son alimentation : lors de votre ascension, veillez à manger sans excès tout en privilégiant les aliments riches en glucides, réputer pour atténuer le mal des montagnes : des pâtes, du pain, des fruits, des barres de céréales et du sucre.
  • Boire régulièrement : la déshydratation réduit les capacités du corps à s'acclimater à une haute altitude. Lors d'une ascension en haute altitude, forcez-vous à boire quotidiennement entre deux et trois litres d'eau, en commençant avant même votre départ, et gardez toujours un litre d'eau supplémentaire sur vous.

Mal des montagnes : comment le soigner ?

Les traitements prescrits pour soigner le mal des montagnes dépendent de la gravité des troubles. Afin de poser un diagnostic et de faire disparaître les symptômes au plus vite, il est indispensable d'être sincère avec soi-même et avec les guides qui encadrent l'ascension.

  • Prendre des médicaments : si aucun traitement ne permet de traiter totalement le mal d'altitude, plusieurs médicaments peuvent toutefois atténuer les symptômes. En cas de maux de tête ou de fatigue chronique, prenez un antalgique de type paracétamol ou aspirine et reposez-vous avant de repartir. En cas de troubles digestifs ou d'apnée du sommeil, continuez les antalgiques et reposez-vous une journée ou deux à la même altitude.
  • Mâcher des feuilles de coca : En Amérique du Sud, les feuilles de coca sont largement utilisées afin de prévenir et de soigner le mal des montagnes. Si votre guide vous le propose ou si vous en avez à disposition, prenez-en une dès que les maux de tête commencent, ils devraient ainsi s'atténuer puis disparaître au fil des heures.
  • Redescendre : en cas de difficultés respiratoires au repos, de troubles neurologiques ou de symptômes persistants, ne prenez pas plus de risques et amorcez une descente d'au moins 500 mètres, et plus si nécessaire. Dans ce cas, le caisson hyperbare est efficace pour éliminer les symptômes le temps de la descente. Si vous êtes atteint de vertiges ou de chute de tension, couchez-vous et levez les jambes.

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