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Les civilisations indiennes, laotiennes, birmanes, cinghalaises, indonésiennes et chinoises ont apporté leurs petites touches à l’architecture du pays. De la même façon, les monuments diffèrent selon les régions et la culture locale. Le Sud est plutôt pauvre en monuments alors que le nord du pays et la province de Chiang Mai possèdent des temples somptueux.
La ville de Bangkok compte pas moins de 400 temples intra-muros, choisissez les plus intéressants !
Le centre du pays vaut le déplacement pour admirer deux hauts lieux de pèlerinages bouddhiques, Wat Tham Kao Noi et Wat Tham Seua, et le fameux Pont de la rivière Kwai.
» Les écoles d’art
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Du VIIIe au XIIIe, c’est l’école de Srivijaya qui apporte un complément artistique et architectural. Mais c’est surtout l’héritage Khmer (du IXe au XIIIe siècle), empire d’Angkor, qui a laissé une trace exceptionnelle, visible dans les parcs historiques de Phimai, et de Prasat Hin Khao Phanom Rung.
L’architecture religieuse khmère a apporté le symbole du cosmos représenté par le Mont Méru, le prang central des temples (voir Wat Si Ratana Mahatat dans le nord du pays), des gopura, pavillon d’entrée traditionnel, …
Au XIe, c’est l’école du Lan Na qui développe le style Chiang Mai jusqu’au XVIIIe siècle. Les wihan sont construits en teck, les toits des temples sont rabaissés, flanqués d’une triple nef. Des sculptures en bois ornent les portes et le chedi adopte une forme cubique comme au Wat Phra Lampang Luang.
Aux XIIIe et XIVe, c’est l’âge d’or de Sukhothai qui se caractérise par des chedi se terminant en bouton de lotus à base carré visibles dans le Parc historique de Sukhothai. Les statues de Bouddha sont en bronze aux traits adoucis, et surmontées d’une flamme, symbole de force spirituelle.
Autre innovation : la position marchante du Bouddha.
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L’attaque birmane détruisit une partie des temples et des objets sacrés de l’école d’Ayuthaya; l’école de Ratanakosin eut pour objectif de restaurer cette époque par un renouveau artistique : les arts graphiques avec l’utilisation de la laque noire et de l’or à profusion mais également la céramique, les jataka - les vies antérieures de Bouddha - et les peintures murales.
Un bel exemple de cette école est le Palais Vimanmek à Bangkok.
A la fin du XIXe, c’est l’ère moderne influencée par l’Occident : grands boulevards, espaces verts, mélange d’architecture traditionnelle et moderne comme le Wat Benchamabophit à Bangkok.
» Les clés pour comprendre l’art Thaï
La partie ancienne de l‘architecture est régie par des codes universaux en matière de taille, d’emplacement, de matériaux et de décorations. Les bâtiments plus modernes dérogent à ces règles.
Il existe deux formes d’habitation : les maisons en bois sur pilotis avec une seule pièce et les maisons beaucoup plus grandes et très surélevées permettant de les préserver des inondations. Les bâtisses datant d’avant les années 1950 sont généralement en teck.
Au sud, ce sont plutôt des maisons en briques recouvertes de plâtre et les toits sont moins pentus que dans le reste du pays.
L’architecture des temples est assez complexe. Un vocabulaire propre leur est associé. Le Wat (temple) est, par définition, le lieu où sont ordonnés prêtres et nonnes. Presque tous les villages en possèdent un ; dans les villes, ils sont beaucoup plus nombreux.
Généralement, le temple est composé d’une chapelle et d’un wihan, la grande salle du temple qui accueille les statues de Bouddha. Le toit est très pentu et possède trois niveaux ; les tuiles sont rouges, vertes et or comme le Wat Phra Kaeo à Bangkok. A l’intérieur, on trouve le chedi ou stupa, en forme de cône, abritant des objets sacrés, les reliques de Bouddha.
Bien évidemment, aucun temple ne se ressemble et chaque élément diffère suivant les régions, les cultures locales, le degré de vénération du Bouddha qui y est abrité, etc.


















