Aéroport de Roissy : les résultats des perquisitions sont jugés "inquiétants"

En fin de semaine dernière, des perquisitions ont été menées dans l'enceinte de l'aéroport Roissy-Charles-de-Gaulle, celles-ci visaient les locaux d'Air France Cargo, de Fedex et de Servair. Plusieurs découvertes "inquiétantes" ont été faites.

Trois perquisitions se sont déroulées en fin de semaine dernière à l'aéroport de Roissy. Les deux premières concernaient les locaux des entreprises Fedex et Air France Cargo. D'après le représentant de la CGT Miguel Fortea "rien n'a été trouvé chez Air France Cargo." La préfecture déléguée aux aéroports a confirmé qu'il n'y a eu "ni découverte d'élément notable, ni interpellation." Cette perquisition a néanmoins permis de constater que 58 salariés étaient fichés "S". Les employés qui possédaient un badge donnant accès aux pistes, se le sont fait retirer.

La dernière perquisition concernait Servair, filiale d'Air France en charge du catering et de la logistique pour certaines compagnies aériennes du hub. Servair fournit, par exemple, les plateaux repas à destination des voyageurs. La Gendarmerie des Transports Aériens a fait ouvrir, un vestiaire et 2 100 casiers appartenant aux employés de l'entreprise. Les résultats de ces perquisitions ont été communiqués par la préfecture déléguée aux aéroports. Celle-ci a annoncé qu'un des casiers contenait "plusieurs objets révélant des signaux faibles de radicalisation et un prosélytisme avancé." Par ailleurs, des objets volés à l'entreprise (et dont la nature exacte n'a pas été précisée) ont été retrouvés. Ils ont été remis au responsable sureté de Servair qui prévoit de porter plainte contre les voleurs présumés.

A la suite de ces annonces, Servair a fait valoir un droit de réponse dans l'Echo Touristique : "Servair rappelle son attachement aux valeurs de laïcité, et son souci d'empêcher tout prosélytisme au sein de ses locaux. A cet égard, Servair vérifie régulièrement qu'aucun exercice de culte religieux ne soit tenu au sein de ses établissements, et dément fermement tout "laisser aller" ou toute volonté "d'acheter la paix sociale"."

Face à ces révélations inquiétantes, les représentants de la CGT Air France ont appelé "à renationaliser la sécurité des aéroports" et ont tenu à "alerter l'Etat et les citoyens sur les risques majeurs que courent les aéroports" alors que l'Etat d'urgence vient d'être prolongé en France. La CGT a souhaité rappeler que "le contrôle des accès aux aéroports, des postes d'inspection filtrage, des bagages cabines et des passagers avant l'embarquement furent par le passé assurée par la Gendarmerie du Transport Aérien, avant d'être sous-traité à des entreprises privées."

Le préfet de Seine-Saint-Denis, Philippe Galli, a d'ores et déjà demandé la multiplication des contrôles dans les entreprises situées à l'intérieur de l'enceinte de l'aéroport de Roissy.

En vidéo : Sécurité renforcée : les aéroports français n'échappent pas à la règle

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