Air France : un équipage arrêté suite au caprice d'une passagère ?

Air France : un équipage arrêté suite au caprice d'une passagère ? AIR FRANCE - Le SNPNC a dévoilé lundi les "48 heures d'angoisse" vécues par un équipage argentin d'Air France, arrêté à Buenos Aires après la plainte d'une passagère. La France demande des explications. Détails et explications.

[Mis à jour le 15 novembre 2017 à 8h48] Lundi soir, le syndicat d'hôtesses et de stewards SNPNC a décrit le "calvaire" vécu par quatorze membres d'un équipage argentin d'Air France à l'arrivée du vol AF 228 à Buenos Aires le 29 octobre dernier. Avoir avoir atterri, les salariés ont immédiatement été "interpellés par des forces de police" présentes sur place, puis "interrogés dans des conditions bafouant les droits fondamentaux, inculpés et pour certains incarcérés pour finalement être relâchés sans explication". Toutes les informations sur cette affaire qui a fait grand bruit.

L'équipage d'Air France interrogé suite à la plainte d'une passagère

Selon le SNPC qui a publié un communiqué sur son site internet, l'équipage a refusé à une passagère, fille d'un ancien vice-ministre de la Justice, un surclassement en classe BUSINESS pour cause de cabine complète. Plus tard, cette même passagère a de nouveau demandé un changement de siège, au motif d'une attitude déplacée de son voisin. Le personnel lui a alors même attribué un autre siège.

C'est au débarquement de l'appareil que les choses se sont compliquées pour une partie des membres de l'équipage. Après avoir atterri à l'aéroport international d'Ezeiza, des salariés de la compagnie aérienne ont été "interpellés par des forces de police, retenus pendant 6 heures au commissariat de l'aéroport, puis convoqués en totalité le lendemain au tribunal de Buenos Aires". Toujours selon le syndicat, le chef de cabine principal aurait alors été "enfermé dans une pièce d'un mètre carré, sans possibilité de s'asseoir, ni de boire ou de manger" avant d'être interrogé par le juge puis relâché sans explication plusieurs heures plus tard.

Vers l'ouverture d'une enquête judiciaire

Dans une déclaration écrite à l'AFP, la direction d'Air France, "particulièrement choquée", explique avoir immédiatement "demandé aux autorités compétentes de faire la lumière sur cette affaire". Interpellé par le directeur de la compagnie aérienne, le ministre des Affaires étrangères, Jean-Yves le Drian, affirme que "La France demande aux autorités argentines des explications sur les conditions dans lesquelles l'équipage a été retenu". Quant au SNPNC, il a demandé l'ouverture d'une enquête judiciaire.

Buenos Aires / Aéroport

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