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L'arrivée en Malaisie
Pierre et Valérie
ont (provisoirement) abandonné le 4X4 pour l'avion. Arrivée
à l'aéroport de Kualu Lumpur et premières impressions.
Au petit matin, nous débarquons à l'aéroport
de KL. La tête encore engourdie par la fatigue d'une nuit
blanche. D'un aéroport à un autre. D'un continent
à un autre. L'aéroport de Kuala Lumpur est ultra moderne
et flambant neuf : de hautes structures métalliques supportent
de longues baies vitrées et des navettes automatiques relient
les différents terminaux.... De l'aéroport au centre-ville,
il y a 40 kilomètres. 40 kilomètres d'autoroutes bordées
de collines, recouvertes d'épaisses forêts. Une jungle
de palmiers que seule la route semble arrêter. "La
Malaisie produit beaucoup d'huile de palme" nous indique
le chauffeur de taxi, en voyant nos mines étonnées
par tant de végétation.
Le temps du trajet, les premières images de l'Inde ressurgissent.
L'arrivée à l'aéroport de Bombay, le trajet
dans un vieux taxi, les bidonvilles, les rues embouteillées
de piétons, de vélos, de rickshaws, le bruit incessant
des klaxons et les relents malodorants de la ville...
Mais Kuala Lumpur ne tarde pas à nous faire oublier tout
ça. Il y a un peu plus d'un siècle, en lieu et place
de la capitale malaise, il n'y avait rien. Au milieu du 19e siècle,
des prospecteurs à la recherche d'étain débarquèrent
là, au confluent des rivières Kelang et Gombak. Certains
moururent de la malaria et d'autres maladies tropicales, mais les
mines d'étain qu'ils avaient découvertes attirèrent
de nouveaux pionniers, de plus en plus nombreux. En quelques années,
Kuala Lumpur devint une ville bruyante et trépidante. Depuis,
la ville hérissée de gratte-ciel et jalonnée
de grands centres commerciaux est le reflet de l'essor économique
du pays.
Au pied des hautes tours, une vie de quartier, animée, anarchique
et populaire s'est implantée. De Chinatown à Little
India en passant par le Triangle d'Or, la ville nous charme et se
laisse apprivoiser.
Le soir venu, dans Chinatown, l'animation bat son plein. Les énormes
enseignes aux néons multicolores des restaurants illuminent
les visages des clients attablés devant une "tiger beer",
un thé glacé ou un canard laqué. Et les stands
des marchands ambulants inondent les rues. Ici, on vend des copies
pirates de logiciels, là des tee-shirts contrefaits. Plus
loin des longans et des rambutans. A côté des oreilles,
des queues et des tripes de cochon. "3 ringgits le kilo! 5
ringgits le tee-shirt !!" et 6 ringgits pour le dernier film
de Steven Spielberg ou le dernier Georges Lucas ! Et d'un marchand
à un autre, on passe de la variété chinoise
à un morceau de hip-hop malais.
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A coté du pittoresque quartier chinois, le Triangle d'Or
est une forêt de gratte-ciel. C'est ici que les riches malais
font leur shopping et viennent s'amuser. Le Triangle d'Or abrite
un vaste centre d'affaires, d'innombrables centres commerciaux,
ainsi que des bars et des boites de nuit. Dans ce quartier aseptisé,
les climatiseurs et les hauts-parleurs ont remplacé les ventilateurs
et les petits postes de radio. Pourtant, il flotte ici un vrai parfum
d'asie. Dans le hall d'un grand centre commercial, une foule s'est
rassemblée près d'un podium. Une jeune fille descend
de la scène, un vieux monsieur la remplace et commence à
chanter sous les applaudissements de quelques amis venus l'accompagner.
C'est bien connu, les asiatiques adorent le karaoké !
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Dans la foule, de jeunes malaises portant jean moulant et foulard
islamique, des chinoises en mini-jupes, et quelques indiennes en
saris. Le spectacle offert par les passants dans les rues de Kuala
Lumpur nous révèle une société malaise
multiculturelle et libérale dans laquelle cohabitent chinois,
malais, indiens et aborigènes. Différentes communautés,
différentes pratiques religieuses. Dans ce pays où
l'islam est la religion d'état, la liberté de culte
est garantie. Un pays musulman imprégné des valeurs
de l'Asie, qui représente pour nous une bonne transition
entre l'entre l'Occident, le Moyen-Orient, l'Inde et l'Asie.
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