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Murs de Tokyo, Japon. "Ce jour
là, j'ai bien cru tenir quelque chose et que ma vie s'en
trouverait changée. Mais rien de cette nature n'est définitivement
acquis. Comme une eau, le monde vous traverse et pour un
temps vous prête ses couleurs. Puis se retire, et vous replace
devant ce vide qu'on porte en soi, devant cette espèce d'insuffisance
centrale de l'âme qu'il faut bien apprendre à côtoyer, à
combattre, et qui, paradoxalement, est peut-être notre moteur
le plus sûr " (Nicolas Bouvier, L'Usage du monde). Photo
© Eric Rechsteiner
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