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Indigo Street
DECOUVERTE
 
Décembre 2006

Nicolas Bouvier, l'essence du voyage

Le livre culte de la littérature de voyage porte un nom, "L'Usage du Monde", et un auteur, Nicolas Bouvier. Un photographe a suivi sa trace. Dans "Indigo Street", ses images font écho à l'écriture de Nicolas Bouvier, dont les phrases concentrent comme nulles autres l'esprit du voyage.

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  • Titre : Indigo Street, sur les routes de Nicolas Bouvier
  • Editeur : éditions de la Boussole
  • Année : 2005
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Insatiable voyageur, Nicolas Bouvier nous entraîne dans son interminable périple à travers le monde. Yougoslavie, Turquie, Anatolie, Iran, Afghanistan, Asie centrale, Inde, Japon... ses traces se perdent aux confins de l'orient. Parti en 1953 avec un compagnon de voyage, Thierry Vernet, dans une Fiat Topolino, Nicolas a tout juste 24 ans. Sur la portière de leur voiture, ils inscrivent en persan : "Même si l'abri de ta nuit est peu sûr et ton but encore lointain sache qu'il n'existe pas de chemin sans terme. Ne sois pas triste".

Poursuivant seul son chemin, il ne revient que quatre ans plus tard, après un voyage à travers l'Asie, jusqu'au Japon. De cette pérégrination naît "L'Usage du Monde", livre culte de la littérature de voyage. Un récit ramassé, emprunt de liberté, qui capte l'essence de la transformation intérieure du voyageur. En marge d'une société où tout s'accélère en permanence, il rompt avec la cadence occidentale et prend le temps. Le temps des rencontres, des hommes et de leurs histoires, le temps de la découverte du monde : le voyage. "Nous nous refusons tous les luxes sauf le plus précieux : la lenteur" (L'Usage du Monde). Ses phrases sont justes et simples. Concises, elles se passent de commentaires mais ne se lassent pas d'être citées : "Un voyage se passe de motifs. Il ne tarde pas à prouver qu'il se suffit à lui-même. On croit qu'on va faire un voyage, mais bientôt c'est le voyage qui vous fait, ou vous défait." (L'Usage du Monde). Ou encore : "Si on ne laisse pas au voyage le droit de nous détruire un peu, autant rester chez soi" (Les chemins du Halla-San).

Photographe et voyageur, Eric Rechsteiner découvre l'ouvrage "Chronique japonaise", journal de Nicolas Bouvier au Japon, en 1989. Conquis, il décide de suivre les routes de l'écrivain : de Belgrade à Tokyo en passant pas Istanbul ou Tabriz. "Indigo Street" rend compte de ce travail photographique, qui se veut léger et intimiste. L'occasion de rêver en images sur les mots si simple et essentiels à la fois de ce voyageur intemporel.



EN IMAGES Les plus belles photos de Indigo Street
19 photos

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