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Janvier 2007
"Une aventure unique"
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Gérard Pinguet, organisateur depuis plus de 20 ans du Raid des Capitales, nous explique le déroulement de ce voyage hors du commun, dans des contrées peu visitées, et nous fait vivre sa passion intarrissable de la découverte. |
En quoi consiste ce raid des capitales ?
Le premier Raid date de 1983, mais sous sa forme
actuelle, le Raid date de 1995. En 1999, le Raid fut annulé,
car à cause des événements du Kosovo et d'un
missile tombé dans la banlieu de Sofia, notre compagnie
d'assurances refusa de nous assurer.
L'idée du Raid m'est venu en effectuant
en car-ferry, un trajet Heraklion - Ancone en 1983. L'idée
de base est simple, faire découvrir une Europe nouvelle
aux occidentaux, leur montrer qu'à l'Est, les gens sont
accueillant et souriant. Que l'information négative, notamment
sur le Bélarus, l'Ukraine, la Russie, la Moldavie, n'a
pas toujours vraiment sa raison d'être (sans faire de politique).
Les participants sont toujours quelque peu inquiets la première
fois d'entrer en ex URSS. Ils s'apercoivent très vite qu'ils
ne seront ni agressés, ni mangés.
Pourquoi avoir choisi cette formule ?
Mêler plusieurs passions, la photographie, la géographie,
l'histoire, et pourquoi pas la gastronomie. Associer le Raid au
plus grand magazine de la photographie européenne : Chasseur
d'Images, lui donner ainsi un label de qualité qui ne se
dément pas. Le Raid permet aussi à des personnes
ayant des origines de l'Est, de venir pour la première
fois se recueillir sur le berceau de leurs origines, car aucun
Tour Operateur ne passe par là. Nous avons eut des Uruguayens,
des Americains, des Finlandais, venant à la recherche de
leurs ancêtres, et systématiquement, nous nous déroutons
pour retrouver la ville ou le village en question.
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| Mariage à Vilius. Photo
© Monique Joly |
| "faire découvrir une Europe nouvelle
aux occidentaux, leur montrer qu'à l'Est, les gens
sont accueillant et souriant" |
Comment l'itineraire est-il choisi ?
En fonction du mélange suivant :
24 années d'expèrience, des hoteliers
et des restaurateurs que nous connaissons depuis 24 ans. Des étapes
attractives : de la culture, des villes difficilement approchables
seuls, chaque année des étapes nouvelles afin de
faire revenir les anciens. Mais le Raid est obligé d'aller
chaque année plus à l'Est, la Hongrie, la République
Tcheque sont à la portée de tous, pas Kaliningrad,
pas Pskov, ni Minks, ni Yalta, Sebastopol, la Mer d'Azov, ni cette
extraordinaire remontée et descente du Danube, sur deux
jours, dans un bateau rien que pour le Groupe.
L'Association est composée de sept membres
élus par trois ans : un President, deux vice President
et quatre membres du bureau plus deux suppléants. L'éléction
se déroule par voie postale, et afin d'oter tout contestation,
après un appel à candidature, les bulletins de vote
sont renvoyés scellés chez un Huissier.
Vous êtes à l'origine de cette
aventure, qui dure depuis 12 ans, à quelles évolutions
majeures avez-vous assisté depuis sa création ?
D'une part, un tracé toujours plus à l'Est, d'autre
part plus de grands hôtels, pour une question de sécurite
des véhicules, une clientèle nettement plus exigeante,
mais cela tous les professionnels du Tourisme le constate.
Comment constituez-vous le groupe de voyageurs
du raid ?
Les trente premières personnes inscrites, mais nous cherchons
toujours à équilibrer le groupe, autant d'hommes
que de femmes. Nous offrons chaque année le Raid à
une personne défavorisée ayant la passion du voyage
et de la photographie, le concours photographique de 1996, fut
gagné par l'une d'elle.
Il y a aussi un concours photographique :
quel est son but et son ampleur ?
Un bon retentissement au bout de douze années de partenariat
avec Chasseurs d'Image. Seuls les amateurs peuvent participer,
mais leurs photographies sont excellentes. Un raid en voitures
nécessite une grande organisation.
Avez-vous deja eu des problemes techniques,
des personnes egarees, ou quelques autres aventures de ce gout
?
Deux heures de travail par jour de septembre a mai, puis beaucoup
beaucoup plus en juin et juillet. Les accidents sont heureusement
peu fréquent, mais ceux qui participent en moto s'exposent
davantage. Un accident en 1998 (moto), deux en 2003 (moto + voiture),
rien de très grâve (fracture du poignet, de la clavicule)
mais n'oubliez pas que nous avons un médecin expérimenté
avec nous. De toute facon, le pire peut arriver aussi bien à
Paris qu'à Yalta.
Quelle est l'impression générale
des personnes qui ont deja expérimenté ce raid ?
Excellente, une aventure unique. Jamais ils n'auraient cru pouvoir
aller aussi loin avec leur propre voiture, ils découvrent
que finalement le monde est petit, ils découvrent la solidarité,
l'amitié. Si un sur deux revient, c'est qu'avant il n'avait
jamais vécu de vacances comme celle là, cela devient
incontournable, et puis c'est tout de même mieux que des
vacances chez sa belle mere à Dunkerque !
Pourquoi ne pas augmenter le nombre de participant
et la fréquence de ces voyages ?
Trente est un bon nombre, le passage de certaines frontières
est difficile, au delà de trente, cela prendrait trop de
temps. Augmenter la fréquence des voyages, j'en ai toujours
rêvé, mais le francais reste amateur de Raid dans
son fauteuil avec une bière... Si j'avais les moyens d'une
meilleure promotion, j'augmenterai sans hésitation la fréquence
des Raids. Nous pourrions en faire partir deux en août à
deux jours d'interval, et un d'autre mois de l'année. J'aurais
souhaité aller jusqu'au Baikal, mais la sécurite
n'est pas assurée. La réussite des Raids : un travail
sans compter de ma part, la présence de ma femme, russe,
guide accompagnteur, des médecins de qualité, une
équipe soudée depuis 1995, nous pourrions dedoubler.
» Voir aussi :
notre
article sur le raid des capitales
En savoir plus : www.raid-photo-des-capitales.com
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