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Novembre 2009
Mur de Berlin 1989-2009 : rencontre avec
l'Histoire
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Depuis sa construction en 1961, jusqu'à sa chute en 1989 et finalement la commémoration des 20 ans, cette année : toute l'histoire du Mur de Berlin. |
Et aussi : le
dossier complet sur la chute du Mur
En savoir plus : le
Guide de voyage de Berlin
Le 13 août 1961, les berlinois découvre avec stupéfaction leur ville divisée
en deux par un réseau de barbelés. Cette décision prise la veille par le conseil
des ministres de la RDA devait permettre officiellement d'endiguer l'exode
de ses ressortissants vers la RFA. Mais elle cachait surtout des problèmes
bien plus anciens liés au contexte international de l'époque, celui de la
Guerre froide.
Berlin, un enjeu international
C'est à Berlin que ce conflit émergea en 1948 avec le blocus, et c'est
là qu'il s'achèvera 40 ans plus tard avec la chute du Mur de Berlin. 1961
marque donc un tournant décisif dans cette histoire où les enjeux économiques,
politiques et idéologiques sont au cœur du conflit qui oppose les Etats-Unis
à l'URSS. Or, c'est la situation bien particulière de Berlin qui explique
qu'elle soit l'objet de toutes les attentions. Il faut rappeler qu'à la sortie
de la Deuxième Guerre Mondiale, les grands vainqueurs se partagent Berlin
et divisent la ville en quatre secteurs : américain, français, anglais et
soviétique. Or, tant que les alliés d'autrefois s'entendent, il n'y a pas
de soucis sauf que la situation se complique. C'est donc ainsi qu'un mur a
émergé.
L'opération "Muraille de Chine"
Décidée par Ulbricht et planifié par Honecker, elle mettra moins d'une journée
pour être appliquée. L'armée populaire et la police des frontières mettent
alors le projet à exécution. Les frontières sont fermées, les transports en
commun interrompus. Des barbelés et barricades sont installés et les chaussés
dépavées. Berlin Est est sous contrôle et ses habitants ne peuvent donc plus
se rendre à Berlin Ouest ou en RDA. Le 23 août, Berlin Est n'est plus accessible.
Un Mur sous haute surveillance
Le régime Est allemand peaufinera au cours des années l'amélioration de la
surveillance du Mur. Si en 1961 et 1962, les fortifications ne représentent
que 12 km de mur, en 1970, elles atteignent 155 km. Dès 1972, le mur est considéré
comme infranchissable. Le nombre de miradors augmente, un second mur est édifié,
renforcé par des pièges et surveillé par des rondes incessantes de Vopos et
les points de passage entre l'Est et l'Ouest sont limités à deux, Checkpoint
Charlie et celui à proximité de la gare de Friedrichstrasse. Les tentatives
d'évasion ont donc été nombreuses. On estime à 5 043 le nombre de personnes
à avoir réussi à franchir le Mur et à 239, le nombre de fugitifs à avoir été
tués. Tunnels, voitures, bateaux, câbles métalliques, déguisements, les moyens
pour passer le mur furent parfois des plus surprenant. L'évasion collective
la plus spectaculaire reste quand même celle des 57 personnes qui creusèrent
un tunnel sous les fortifications de la frontière. La pression populaire face
à ce manque de liberté conduira à fissurer le régime soviétique.
La chute du Mur, premier pas vers la réunification
Plusieurs facteurs ont donc joué dans l'effondrement du Mur de Berlin. Tout
commence vraiment à s'accélérer avec la visite de officielle
en RFA de Mikhaïl Gorbatchev en mai 1987. Ce dernier mène une politique novatrice
marquée par l'abandon de la doctrine Brejnev. Le 7 octobre, de nombreuses
manifestations de protestations contre le régime ont lieu et les allemands
demandent à Gorbatchev de leur venir en aide. Le 18 octobre 1989, Honecker
est limogé et le 9 novembre 1989, le Conseil des ministres de la RDA décide
l'ouverture du mur de Berlin et des frontières. Des milliers de Berlinois
de l'est comme de l'ouest se regroupent autour du mur de la "honte"
pour célébrer la fin de 28 années de séparation.
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