Tokyo, capitale endiablée
Grouillante de vie et de modernisme, Tokyo ressemble à une gigantesque fourmilière humaine. La capitale japonaise compte près de douze millions d'habitants appelés des Tokyoïtes ou, localement, des Edokko, en souvenir de son ancien nom, Edo.
Du village de pêcheur originel, il ne reste plus rien. Au cours, des siècles, les incendies, les tremblements de terre et les raids aériens de 1945 ont plusieurs fois détruit la ville.
Aujourd'hui, Tokyo affiche un visage jeune, à la pointe de la modernité. Elle est si vaste qu'elle ne compte pas un centre mais plusieurs, avec chacun son caractère. Dans le quartier des affaires de Marunouchi, se croisent aux heures de pointe nombre de travailleurs pressés à l'allure uniforme. Dans celui d'Harajuku, le contraste est saisissant. La jeunesse y déferle en masse, vêtue de tenues folles et colorées, à l'image des mangas. Dans les rues, les enseignes lumineuses des magasins égayent les façades et les téléphones portables sont accrochés à toutes les mains. Tokyo assume pleinement sa société de consommation.
L'autre visage de Tokyo
Au beau milieu de cette agitation perpétuelle, de ces néons colorés, de cette foule bruyante subsistent quelques îlots de tranquillité. Ainsi en est-il du parc abritant le Palais Impérial, résidence de l'Empereur et de sa famille, ou encore du célèbre parc Chidorigafuchi où les cerisiers en fleurs se reflètent dans les eaux plates.
Et bien qu'absorbé par le futur, Tokyo préserve ses traditions. Dans le théâtre Kabukiza, notamment, se jouent régulièrement des spectacles de Kabuki, la forme de théâtre classique la plus populaire au Japon, dont les personnages, tous masculins, arborent des costumes baroques. Un art ancestral de la culture japonaise.