Témoignages
 
Février 2008

Les plus beaux treks des lecteurs

Sur les pistes du Pérou, le désert de l'Adrar, les hauteurs du Népal ou ailleurs, les lecteurs ont traversé les plus belles étendues sauvages et nous livrent les temps forts de leurs expériences.
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Un gîte d'étape dans le parc national des Torres del Paine, au Chili. Photo © Sébastien
 

Pour certains, faire un trek rime avec fatigue, mal aux pieds et nuits sans sommeil sur un sol dur. Pour d'autres, c'est une manière de voyager riche en sensations intenses, et l'effort ne fait qu'augmenter le plaisir de découvrir des contrées sauvages, isolées et intactes. Qui plus est, grâce à des porteurs ou des gîtes d'étape confortables, certains treks peuvent se faire sans trop de difficulté.

Beauté des paysages, plaisir des rencontres, richesse de l'expérience humaine vécue... Ces thèmes reviennent constamment dans les témoignages des lecteurs. Certains sont des marcheurs aguerris, mais la plupart sont des trekkeurs d'une fois qui se sont vu pousser des ailes au contact des grands espaces. Voici les expériences et conseils des habitués de la randonnée.

Partir avec une agence spécialisée

En premier lieu, l'organisation et la logistique des treks étant assez lourdes, la plupart des voyageurs choisissent de partir avec une agence spécialisée. Plusieurs lecteurs ont opté pour Terres d'Aventure, spécialiste des randonnées et treks en tous genres. Monique recommande tout particulièrement Terres Oubliées, "agence lyonnaise géniale" avec qui elle est partie en Inde remonter jusqu'aux sources du Gange. Jillé est passé par une coopérative anglo-kenyanne appelée Wandering Nomads pour organiser son séjour dans la zone Turkana du pays, bien en dehors des circuits habituels. Enfin, Audrey et son ami ont déniché un couple de Français qui propose des treks dans le nord de Taïwan sur www.freshtreks.com. "Taïwan est souvent identifé à un pays industriel, donc il est peu touristique", explique Audrey. Or le pays regorge d'espaces sauvages et de hautes montagnes resplendissantes... Le dépaysement est assuré", affirme-t-elle.

"Les paysages sublimes et la vie en équipe ont fait de mon trek dans le Hoggar une expérience humaine superbe."

Préparer son parcours

"C'est en Tunisie que j'ai fait mon plus beau parcours. J'ai adoré les espaces immenses, un ciel bleu à n'en plus finir et un air tellement pur. Mon compagnon et moi en avons pris plein les yeux : tout n'a été que bien-être et sensations fortes au jour le jour" s'enthousiasme Stéphanie. Et pourtant, ils sont partis presque par hasard, grâce à un des billets discount et un "vagabondage sur le net" à la dernière minute. Son témoignage est une exception : la plupart des trekkeurs expérimentés, s'ils ne partent pas avec une agence spécialisée, préparent leur itinéraire à l'avance. Sébastien et son épouse sont partis au Chili, dans le parc national des Torres del Paine, sans guide mais après avoir réservé des gîtes d'étape par email, au travers d'une auberge recommandée par un ouvrage de tourisme sur la région. Selon lui, "ce sont les plus beaux paysages qu'il a pu voir dans sa courte expérience de trekkeur".

Les rencontres, l'une des valeurs principales du trek

Gilles, qui a fait un trek dans le Hoggar avec une agence spécialisée, a autant aimé "les paysages sublimes" que "la vie en équipe". "Tout cela fut une expérience humaine superbe", résume-t-il. D'autres lecteurs insistent encore d'avantage sur l'importance des rencontres durant leur voyage. "Aborder des villages en randonnant permet d'aborder les peuples sur un pied d'égalité. Il reste, au Nord du Viêtnam, quelques rares régions où vivent, loin de toute infrastructure occidentale ou touristique, des minorités ethniques, tels que les Thaiy, les Hmongs ou les Lolos. Certains d'entre eux, les moins vieux, n'avaient jamais rencontré de visage au gros nez, à la peau blanche, et aux cheveux clairs. Nous avons partagés des soirées mémorables, lorsque tout le village se trouve réuni dans la maison du chef : chacun veut découvrir l'autre et montrer sa façon de vivre" raconte Alice. Jillé, lui, a vécu en "immersion totale chez les nomades nord Kenyans". L'un de ses plus beaux souvenirs est d'avoir assisté à un mariage Turkana traditionnel, à Pakarti.

Après l'effort... Le réconfort

 

 
Traversée de Névé, dans le massif de la Vanoise, avec en arrière la Grande Casse, dans le Photo ©Jean-Charles SIMON
 

Certains évoquent des moments un peu plus pénibles. Stéphanie a effectué une randonnée en groupe dans le nord de l'Atlas marocain. "Un jour, nous nous sommes levés à trois heures du matin, dans le noir et le vent, quasi-frigorifiés, pour gravir à la torche les uns derrière les autres le plus haut sommet du Maroc, le Toubkal." Ces efforts ont porté leurs fruits : "notre récompense a été de voir le petit jour se lever sur l'Atlas et de pouvoir contempler les sommets tout en haut à huit heures du matin", se souvient-elle. "C'était comme un rêve."

Finalement, la marche reste l'une des meilleures façons de ressentir toute la diversité d'un pays. Juliette a suivi le "chemin des Incas", en Bolivie. Elle a adoré "passer de 4 000 mètres d'altitude, les pieds dans la neige, pour arriver à Coroici, petit village touristique situé en zone tropicale, avec ses 30°C et ses bananiers !"


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