Oubli de passeport, avion raté, journée de pluie... Il vous est arrivé une mésaventure en vacances, mais heureusement vous en riez aujourd'hui. Racontez-nous.
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Tampon rouge
Sylvain Zelmar
, Toulouse
le 27 août 2009
Au cours de quel voyage et dans quel pays s'est déroulé votre mésaventure ?
Bourlinguer entre le Viêt-Nam et la Chine.Que vous est-il arrivé ? Racontez.
Viêt-nam / Chine... J'ai vu cette fabuleuse Baie d'A-long. La légende veut qu'un dragon l'ait modelée en fouettant la mer de sa queue. La baie compte au moins trois mille îles, îlots ou récifs aux formes fantastiques... Mais c'est en passant en Chine que j'ai vécu une incroyable histoire... J'ai tous mes papiers en règle. Visa viêtnamien, visa chinois pour un mois, car je veux également visiter le Yunnan... J'arrive à la frontière, là comme d'habitude, c'est la cohue. Il y a ceux qui sortent, ceux qui rentrent. Ca crie, ça se bouscule, ça s'énerve. Arrive mon tour, je tends mon passeport, coup de tampon, et au suivant. Je n'ai pas le temps d'expliquer que je fais juste un aller-retour. On me dit de dégager, que je ne suis pas seul... Je traverse le pont, et me voilà en Chine... Re-coup de tampon. Je vais à la gare où un train part pour Kunming. 17 heures de voyage... Après trois semaine de périple dans le Yunnan, me voilà de retour à la frontière... Je présente mes papiers, et là on me signale que je ne peux rentrer au Viêt-Nam, car j'ai soi-disant un tampon rouge qui m'en interdit l'accès... Après deux heures de palabre, un douanier chinois part avec mes papiers, traverse le pont, et va voir s'il n'y a pas moyen d'arranger le problème. J'ai mon avion pour le retour en France dans cinq jours, il m'attend à Hanoi via Bangkok... De plus j'ai laissé quelques affaires à mon hôtel... Trois quart d'heure passe, le douanier revient, et me dit que c'est impossible de traverser la frontière. Mon sang se glace. Que faire. Le bakchich ne marche pas... Le douanier chinois me dit que la seule solution, c'est d'aller à Pékin pour me refaire faire un autre visa. J'y crois pas. Je suis à 4500 kilomètres de la capitale, complètement désemparé, pourtant il n'y a pas d'autre issue... Ni une, ni deux, je reprends le train pour Kunming, 17 heures à nouveau... Là-bas, le lendemain, je saute dans un avion pour Pékin. 3500 kms... Arrivé dans la capitale immense, j'attends le surlendemain pour aller à l'ambassade du Viêt-Nam... A 9 heures pétante, je suis devant le guichet, j'explique mon cas, et lorsque l'employé regarde le tampon rouge sur mon visa, il me demande pourquoi j'ai ce tampon, alors que j'avais tout en règle. Je n'ai pas de solution à lui donner. Là, une nouvelle fois tout se complique. Je peux avoir un nouveau visa, mais cela prendra 7 jours !. Impossible, puisque j'ai mon avion à Hanoi dans 3, et en plus mon visa chinois expire dans 5 !... Quelle galère. Comment faire... Je lui laisse mon passeport, l'argent pour le visa, et je cherche une solution... Peut-être qu'en partant de Pékin pour Bangkok, je risque d'avoir mon vol international retour... Je prends un taxi, je lui explique mille fois ce que je veux, et je fonce vers l'inconnu... 45 minutes plus tard, le chauffeur me dépose devant une superbe enseigne Lufthansa, alors que je voulais la Thaï airways. Je m'arrache les cheveux, je rage, je n'en peux plus. Au guichet Lufthansa j'explique mon cas, là on me dit que les bureaux de la Thaï sont au fond du couloir. Ouf ! Je respire mieux... Une nouvelle fois, j'expose mon cas, on cherche, et on me dit que c'est faisable... Ca y est je suis sauvé, tant pis pour les quelques fringues que j'ai laissé à l'hôtel à Hanoi. On m'indique le prix du nouveau billet d'avion, et là, on me demande mon passeport. Aïe, il est à l'ambassade. Pas de passeport, pas de billet... Une fois de plus la suée me vient. Je retourne en taxi à l'ambassade. Depuis ce matin le temps a tourné. Il est 14H30. Je vois le moment où je vais rester en Chine sans visa... De nouveau l'ambassade. Il y a un nouvel employé, je lui dis ce que je veux, lui raconte toute mon aventure, et lui dans un parfait français me dit qu'il peut m'avoir mon visa pour demain matin. Il suffit de donner un supplément. J'en tombe à la renverse. L'abruti de ce matin ne pouvait pas me le dire. Lui non plus ne comprend pas pourquoi j'ai un tampon rouge sur mon passeport. Je lui demande de confirmer pour mon visa, sinon je suis coincé en Chine. Il m'affirme que tout sera en règle demain matin... Du coup, le lendemain passeport et visa en règle, j'achète un billet d'avion Pékin- Hanoi. Il y a deux vols par jour... Quelle aventure pour un maudit tampon rouge... Celui-là je vais l'encadrer après toutes les sueurs froides que j'ai attrapé.Quel regard portez-vous sur cet évènement aujourd'hui ? Quelle conséquence a t-il eu sur vos voyages suivants ?
Ce sont ces événements au cours d'un voyage qui forme un caractère. En trente ans de bourlingue, j'ai eu le cuir tanné et cela n'a plus de conséquence sur les voyages à venir...
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Danielle Blanc
Quelle aventure ! Parlez-vous chinois ou communiquiez-vous en anglais ? Quelle sensation horrible de se sentir seul et incompris face à un employé borné ! Bravo pour votre ténacité db
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Michel Cadic
Ouf ! C'est dingue cette affaire là, ça ne donne vraiment pas envie d'aller dans ces pays là, il n'y a donc pas d'ambassades de France afin de trouver de l'aide ou un réconfort ? Oseriez vous nous dire combien vous a coûté ces incompétences étrangères ?
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