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Comment
les associations
passent à l'action sur le Net
11 septembre 2001, la première
tour du World Trade Center s'effondre suivie de
la seconde, faisant plusieurs milliers de morts.
L'Amérique est en état de choc.
Dès le lendemain des attaques terroristes,
les sites américains réagissent
: les marchands notamment ne se contentent pas
d'ajouter la bannière étoilée
sur leur page d'accueil en signe de deuil. Amazon.com
par exemple, "casse sa home" pour lancer
une collecte de fonds au profit de la Croix Rouge
américaine. Les internautes peuvent donner
de 1 à 50 $ par carte bancaire en
utilisant les moyens de paiement du site marchand.
2,4 milions de dollars sont ainsi collectés
en quelques heures. Même action chez Yahoo.com.
La société Earthplaza fait don du
nom de domaine "worldtradecenter.com". Quelques
jours plus tard, l'adresse est reprise par la
Croix rouge américaine qui redirige l'internaute
vers un formulaire où celui-ci peut faire un don
en ligne. La même adresse sert aussi à
soutenir les pompiers victimes de l'effondrement
des Twin Towers et un fond de secours de l'Etat
de New-York.... eBay.com participe à l'élan de
solidarité avec "Auction for America", des milliers
d'articles sont mis en vente au profit des victimes
des attentats. Les internautes peuvent également
faire des dons en ligne sur le site, au profit
des organisations The September 11th Fund et The
New York Fire 9-11 Relief Fund... La solidarité
entre sites marchands et organisations caritatives
joue à plein. Les attentats du 11 septembre
2001 marquent un tournant dans l'action humanitaire
sur Internet.
-- Les
nouveaux visages de l'action humanitaire --
Aujourd'hui, c'est l'Afghanistan qui
mobilise toute l'attention. Toutes les associations
loi 1901 (sans but lucratif) disposent d'un site
et profitent de cette tribune pour rappeler l'urgence
à agir et inciter les internautes à
aider les Afghans (voir la
liste des organisations membres agréées
par le Comité de la charte). Selon
un sondage
réalisé par Ipsos-Médiangles-Aidez.org
réalisé en novembre dernier, 39%
des internautes français avaient l'intention
de faire un don d'ici à la fin de l'année
2001. Mais le don d'argent en ligne comme autrefois
le chèque envoyé par courrier est
loin d'être la seule action humanitaire
dont dispose un internaute pour aider des populations
en détresse.
L'Internaute politique dispose désormais
de sites d'informations spécialisés
qui lui permettent de connaître les actions
humanitaires en cours et les besoins quand les
grands médias ont quitté depuis
longtemps les lieux.
L'Internaute citoyen peut faire des dons
en argent mais aussi en matériel et en
temps selon ses moyens... Internet a également
inventé le "click to donate"
qui permet de faire financer des actions humanitaires
par la publicité et donc les annonceurs.
L'Internaute consommateur peut
acheter des biens qui aident au développement
et à l'insertion de populations défavorisées.
Il peut encore participer à l'achat citoyen
en obligeant les sites marchands à reverser
une partie de leurs recettes à des associations
humanitaires.
L'Internaute épargnant
peut choisir d'investir uniquement dans les
entreprises qui respectent des normes sociales
et environementales. Celui-ci peut également
financer la création de petites entreprises
par le microcrédit.
A ces grands moyens d'action, l'internaute peut
aussi monter son projet : que vous soyez
un particulier, une entreprise ou un étudiant,
vous pouvez financer une action humanitaire ou
fonder une association qui aura un but humanitaire
(voir
les dossiers du site Cvotresolidarité).
Vous pouvez aussi prendre la parole et
soutenir les revendications des associations humanitaires :
signer une pétition est un moyen de faire
pression sur des gouvernements. Par exemple, le
Comité Catholique contre la Faim et pour le Développement
(CCFD) fait campagne pour que la France augmente
son aide publique au développement de 0,3% du
PNB à 0,7% ; Handicap International demande
à l'Etat des actions concrètes pour
une terre sans mines (Cf
le site Mission Humanitaire). Enfin, sous
l'étiquette du voyage éthique,
le site Cvotresolidarité
rend compte de plusieurs initiatives visant à
participer au développement des pays par
le tourisme : Avec Tourisme et développement
solidaires par exemple, le visiteur séjourne
dans un village au Burkina Faso, la totalité des
recettes de son séjour est gérée par la communauté
des villageois organisée en comité de gestion.
Et le bénéfice est réinvesti dans les projets
de développement du village. Avec Tourism for
development, les professionels du tourisme (voyagistes,
hôteliers, compagnies aériennes)
acceptent de verser une partie de leurs recettes
pour financer des activités de développement
au service des populations locales. Ces voyages
bénéficient alors d'un label proposé
aux touristes soucieux de participer au développement
de l'économie locale.
Désormais, chaque geste et action de sa
vie quotidienne peut donc avoir des implications
humanitaires. Il suffit d'y penser... L'Internaute
présente, dans se dossier, plusieurs sites
représentatifs de la diversité des
initiatives existantes sur le web. >>>
suite
[F.G., 07/01/02]
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