Mort de Chloé, 14 ans, dans l'Aisne : un enregistrement et des témoignages qui glacent le sang

Mort de Chloé, 14 ans, dans l'Aisne : un enregistrement et des témoignages qui glacent le sang L'homme de 23 ans qui a reconnu avoir tué Chloé, collégienne de 14 ans, jeudi, l'avait violemment menacée par téléphone quelques jours plus tôt. L'enquête du chef d'assassinat est toujours en cours.

  • Chloé, une collégienne de 14 ans a été tuée mercredi 6 mai 2026 au matin, sur la commune de Fère-en-Tardenois, dans l'Aisne. Retrouvée "très grièvement blessée sur la voie publique", la jeune fille, qui se rendait au collège à pied, présentait "de multiples coups à l'arme blanche", a révélé le parquet.
  • Un suspect pouvant correspondre au profil d'un supposé ex-petit ami de la victime a été interpellé en fin d'après-midi, à 18h05, dans une commune voisine. Il s'agit d'un homme de 23 ans, Julien B., sans profession, qui vit chez ses parents. Il s'agit d'un ex-petit-ami de la victime. D'après les informations de France Info, il a reconnu les faits face aux enquêteurs.
  • Chloé aurait récemment quitté Julien B. "Il lui avait envoyé des messages en lui disant : "si je te croise, je te tue'", confie un jeune collégien, ami d’enfance de la victime, au journal L’Union. Une version des faits confirmée par d’autres riverains interrogés. En garde à vue, le suspect a expliqué "ne pas avoir supporté" l'éloignement avec Chloé, "accréditant la thèse d'un féminicide", indique BFMTV.
  • Selon les informations de BFMTV, le 25 avril dernier, Julien B. avait déjà violemment menacé son ex-petite-amie par téléphone, comme révélé par une amie de la victime auprès de la chaîne info. "Je vais niquer vos grands-mères (...) Si elle arrête pas de mentir, ça va partir en couille", peut-on notamment entendre dans un enregistrement. "Il était jaloux qu’elle se soit remise en couple avec quelqu’un", confie l'amie de Chloé qui redoute la préméditation : "Venir à 8 heures du matin, alors qu’il savait qu’elle empruntait ce chemin… pour moi c’est prémédité", conclut-elle.
  • Une enquête de flagrance a été ouverte sous l’autorité de la procureure de la République de Soissons, confiée à la section de recherches d’Amiens, "des chefs d’assassinat".
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07/05/26 - 22:32 - Les parents de Chloé, "des gens biens, sans histoire"

FIN DU DIRECT - Au lendemain du meurtre de Chloé, collégienne de 14 ans dans l'Aisne, le cercle proche de la jeune fille est plutôt unanime : à l'exception de ses parents, tout le monde était au courant de sa relation avec Julien B., le principal suspect. Pour beaucoup, les parents de l'adolescente n'auraient jamais approuvé une telle relation. "Ce sont des gens bien, sans histoire, qui ont aussi un fils. Mais ils sont plutôt stricts dans l’éducation de leurs enfants. Bref, de bons parents", explique une mère de famille qui connaît celle de Chloé au Figaro. "Elle n’est pas du genre à laisser traîner sa fille, qui plus est avec un homme beaucoup plus vieux", renchérit une enseigne institutrice de la mère de l'adolescente.

07/05/26 - 21:26 - Ce témoignage glaçant d'une mère de famille sur le principal suspect

Dans les colonnes du Figaro, une mère de famille est revenue sur sa rencontre avec le principal suspect dans l'affaire du meurtre de l'adolescente dans l'Aisne. "Il draguait ma fille, la plus grande, alors qu’il était en couple avec Chloé. Il l’avait menacée en lui disant qu’il allait la mettre dans un coffre de voiture et la prostituer", révèle-t-elle, assurant avoir fait des captures d'écran des discussions et avoir alerté les forces de l'ordre de la situation. "J’ai prévenu les gendarmes, mais comme je n’avais pas son identité ce n’est pas allé plus loin", a-t-elle remarqué. Et la mère de famille d'ajouter : "On s’est expliqué, il m’a montré qu’il avait bloqué ma fille sur les réseaux et il s’est excusé. Je ne pensais pas que c’était un psychopathe à ce point."

07/05/26 - 20:27 - Julien B. déjà connu des services de police et de justice

Alors que depuis le meurtre de Chloé, collégienne dans l'Aisne, les langues se délient au sujet de Julien B., le principal suspect - il avait menacé Chloé et s'en était déjà pris à d'autres adolescentes des environs -, la procureure de la République de Soissons, Laureydane Ortuno, a révélé qu'il n'était pas inconnu des services de police et de justice. Julien B. était en effet "connu des services de police et de justice pour un fait de port d’arme sans motif légitime, commis en 2023", a-t-elle indiqué.

07/05/26 - 19:26 - Le suspect Julien B. n'a pas reconnu les faits, affirme son avocat

Pour le parquet, le mis en cause a reconnu lors de sa garde à vue "avoir été présent au moment des faits et avoir fait usage d’un couteau à son encontre", tout en niant "l’intention homicide". Dans les colonnes de L'Union jeudi en fin de journée, son avocat, Me Arnaud Miel, réfute toutefois tout aveu. "Mon client n’a pas reconnu les faits d’assassinat qui lui sont reprochés par le parquet. Il est présumé innocent tant qu’il n’est pas condamné. Le parquet a fait des déclarations qui n’engagent que lui", a-t-il déclaré. Le terme juridique assassinat implique une préméditation et une volonté de tuer, ce que le jeune homme de 23 ans n'a pour l'instant pas reconnu, remarque le journal local.

07/05/26 - 15:25 - Le geste de Julien B. était-il prémédité ?

"J’ai un pote à moi, il est parti à Paname chercher des pétards. On vient et on vous allume". "Si elle arrête pas de mentir, ça va partir en couille", peut-on entendre de la part de l'homme de 23 ans ayant reconnu les faits, dans l'enregistrement consulté par BFMTV. "Je m’étais dit que c’est quelqu’un de complètement immature, qui voulait faire son caïd. Maintenant je me dis que c’était peut-être pas des menaces en l’air", confie une amie de la victime auprès de la chaîne info. Lui disait clairement : "Je vais vous tuer, je vais vous poignarder". D'après elle, le geste pourrait être prémédité. "Venir à 8 heures du matin, alors qu’il savait qu’elle empruntait ce chemin… pour moi c’est prémédité c’est pas possible autrement", conclut-elle.

07/05/26 - 15:22 - Le suspect qui a avoué le meurtre l’avait menacée par téléphone quelques jours plus tôt

Selon les informations de BFMTV, le 25 avril dernier, l'homme de 23 ans qui a reconnu, face aux enquêteurs, avoir tué la jeune Chloé, avait déjà violemment menacé son ex-petite-amie par téléphone, comme révélé par une amie de la victime auprès de la chaîne info. Ce jour-là, elle venait de rompre avec l'homme, ce qui ne lui a visiblement pas plu. 

"Il commence à nous insulter, il dit 'Je vais niquer vos grands-mères'. Venez sur Soissons avec Chloé, on va bien rigoler. J’ai un pote qui vient de Paris avec des armes…", se rappelle l'amie de Chloé, "qui a conservé un enregistrement de cette dispute par téléphone", indique BFMTV. "Il était jaloux qu’elle se soit remise en couple avec quelqu’un. Il la voulait que pour lui. Il supportait pas la rupture, il voulait que Chloé soit qu'à lui", abonde-t-elle.

07/05/26 - 14:10 - L'homme de 23 ans "n'a pas supporté" l'éloignement avec Chloé

D'après une source proche de l'enquête à BFMTV, Chloé, 14 ans, "avait réussi à s'éloigner récemment" de l'homme qui a reconnu les faits face aux enquêteurs. En garde à vue, le suspect a expliqué "ne pas l'avoir supporté, accréditant la thèse d'un féminicide malgré le très jeune âge de la victime", précise la chaîne info.

En savoir plus :

Une adolescente de 14 ans a été tuée à coups de couteau à Fère-en-Tardenois, dans l'Aisne, mercredi 6 mai, vers 8 heures. Un homme de 23 ans a été interpellé. L'adolescente se rendait à son collège à pied. D'après les premiers éléments de l'enquête, elle aurait été attaquée et atteinte à plusieurs reprises au cou.

Retrouvée sur la voie publique par les forces de l'ordre, l'adolescente est décédée des suites de ses blessures avant même l'arrivée des secours, révèle un communiqué du parquet. Une enquête de flagrance a été ouverte sous l’autorité de la procureure de la République de Soissons, confiée à la section de recherches d’Amiens, "des chefs d’assassinat". De nombreuses investigations "se déroulent actuellement", notamment "des auditions de l’entourage de la jeune fille" et des "éventuels témoins".

Après le drame survenu dans la matinée, une cellule psychologique a été ouverte au collège Anne-de-Montmorency, situé sur la commune de Fère-en-Tardenois. Un important dispositif a été déployé dans le but de retrouver l'auteur des faits. Au total, plus de 85 militaires de la gendarmerie ont été mobilisés.

"Les investigations se poursuivent", assure le parquet

D'après les informations de France 3, la collégienne tuée mercredi matin était bien scolarisée en troisième au collège Anne-de-Montmorency, situé sur la commune, qui plus est à proximité de la rue où l'adolescente a été retrouvée poignardée. Selon le journal local L'Union, un dispositif "exceptionnel" a été mis en place ce mercredi après l'assassinat de la collégienne dans l'Aisne.

Plus de 85 gendarmes étaient sur le pont, parmi lesquels des membres de la section de recherches d'Amiens, du groupement de gendarmerie départemental, mais aussi des dronistes, des équipes cynophiles, des "militaires spécialisés dans la recherche de personnes" et même une équipe du GIGN.  "Les investigations se poursuivent. Le parquet de Soissons tient à assurer la famille de la victime de son soutien et de sa détermination", a souligné Laureydane Ortuno, procureure de la République, dans son communiqué.

L'homme qui a reconnu les faits avait menacé la victime

Un suspect pouvant correspondre au profil d'un supposé ex-petit ami de la victime a été interpellé en fin d'après-midi, à 18h05, dans une commune voisine. Il s'agit d'un homme de 23 ans, sans profession, qui vit chez ses parents. Ses liens avec la jeune victime "restent à déterminer avec précision", ajoute le communiqué du parquet.

Cependant, selon plusieurs témoignages, le suspect entretenait une relation avec l’adolescente. Cette dernière l’aurait récemment quitté. "Il lui avait envoyé des messages en lui disant : 'si je te croise, je te tue'", confie un jeune collégien, ami d’enfance de la victime, au journal L’Union. Une version des faits confirmée par d’autres riverains interrogés.