Iftar (Ftour) du ramadan : l'heure à laquelle on peut de nouveau manger, un moment essentiel pour les musulmans

Iftar (Ftour) du ramadan : l'heure à laquelle on peut de nouveau manger, un moment essentiel pour les musulmans

A quelle heure peut-on rompre le jeûne pendant le ramadan ? Pour les musulmans, l'instant de l'iftar est un moment rempli de significations.

Le Ramadan est un mois d'interdits, de privations, mais aussi de célébrations communes. L'Iftar - souvent appelé Ftour au Maghreb - constitue d'ailleurs un moment clé de la journée du musulman pratiquant. Ce terme arabe, qui signifie littéralement "la rupture du jeûne", désigne bien plus que la fin d'une journée d'abstinence.

Selon les préceptes de l'islam, le jeûne du ramadan égalise les conditions. Le riche ressent la même faim que le pauvre. En rompant le jeûne, le croyant est censé garder à l'esprit que, pour certains, la faim ne s'arrête pas au coucher du soleil.

C'est une institution sociale, un rite spirituel pour ceux qui croient, et une célébration de la patience qui rythme la vie de millions de musulmans à travers le monde. Cette année 2026, comme chaque année, le rituel obéit à une chorégraphie précise qui mêle traditions ancestrales et moments de partage.

A quelle heure a lieu la rupture du jeûne ou iftar ?

Durant le mois du ramadan, l'iftar est fixé à des horaires variables selon l'heure de coucher du soleil. L'heure de rupture du jeûne, ou "iftar", se déplace ainsi d'une à deux minutes tous les jours, en fonction du coucher du soleil.

Cet instant clé du ramadan est aussi différent d'une ville à l'autre. De Lille à Marseille en passant par Paris, Lyon, ou encore Toulouse, les horaires peuvent ainsi varier de plusieurs minutes. Quand le ramadan a lieu au printemps, le changement d'heure vient en outre prolonger artificiellement la soirée à partir du dernier week-end de mars. Pour le ramadan 2026, l'Iftar ira donc de 18h15 au début du mois de jeûne à 19h00 quand arrivera sa fin (heure de Paris).

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Dès que les dernières lueurs du soleil s'effacent derrière l'horizon, une atmosphère particulière s'installe pour les musulmans dans les foyers et les villes. L'attente de l'Adhan, l'appel à la prière du Maghreb, marque la fin d'une longue journée de privation. C'est le moment où le temps semble se suspendre.

Sur le plan spirituel, pour ceux qui ont la foi, l'Iftar est perçu comme une récompense divine après l'effort. Le jeûne, l'un des cinq piliers de l'Islam, vise à purifier l'âme et à cultiver l'empathie envers les plus démunis. Rompre le jeûne, c'est célébrer la maîtrise de soi et la gratitude envers les bienfaits de la vie. Ce moment souligne également l'importance de la communauté. Il est de coutume d'inviter voisins, amis et membres de la famille élargie. Dans de nombreuses mosquées ou associations, des tables de l'Iftar sont dressées pour accueillir ceux qui sont seuls ou dans le besoin, illustrant ainsi les valeurs de partage et de solidarité inhérentes à cette période.

Que mange-t-on pour rompre le jeûne ?

L'iftar est généralement "composé de fruits et de dérivés sucrés, ainsi que de gras végétaux, qui calment rapidement la faim et la fatigue de la journée", écrit le blogueur spécialisé Al-Kanz sur son site Internet. Quelques dizaines de grammes de chocolat ou un demi-bol bol d'amandes, noisettes ou noix, peuvent être suivis de deux fruits frais ou cuits, de compote ou encore de fruits secs. Lors de l'iftar, la boisson, surtout, doit être servie à volonté, sans sucre ni lait. L'objectif : se réhydrater et éliminer les toxines de la journée.

Qu'est-ce que l'imsak ?

Corollaire de l'iftar, l'imsak intervient pour sa part à la fin de la nuit, quand la reprise du jeûne approche. Ce terme, que l'on peut traduire littéralement par "s'abstenir", désigne une période durant laquelle il faut se préparer à jeûner, avant le suhûr, le repas de l'aube. Il s'agit d'une sorte de marge de sécurité au cours de laquelle on peut encore, pendant quelques minutes, manger et boire, avant de s'interrompre pour la journée. 

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