Coronavirus en France : comment évolue la situation épidémiologique en France ?

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Coronavirus en France : comment évolue la situation épidémiologique en France ? Selon le dernier point de Santé publique France, la situation épidémiologique liée au coronavirus continue de s'améliorer dans l'Hexagone. De plus, les indicateurs connaissent une baisse depuis une semaine.

L'essentiel
  • L’amélioration de la situation sanitaire se maintient en France. Dans son dernier point hebdomadaire sur l’évolution de l’épidémie de Covid-19, Santé Publique France indique que 15 personnes sont décédées du Covid-19 ces dernières 24 heures. Ce sont 19 de moins qu'hier et de 2 de moins comparé à samedi dernier. Le bilan détaillé en bas de cette page.
  • Ce vendredi 15 octobre, la fin de la gratuité des tests PCR ou antigéniques de dépistage dits de confort entre en vigueur. Désormais, les personnes non-vaccinées devront présenter une ordonnance médicale pour pouvoir être remboursées. Sans cette prescription, il faudra débourser entre 44 euros pour un test PCR et 22 euros pour un test antigénique.
  • Après l'identification de deux clusters liés à des bals de seniors en Loire-Atlantique la semaine dernière, un club de belote des Deux-Sèvres a également été pointé du doigt pour le même motif.
  • Ces sept derniers jours, 3 382 élèves ont été diagnostiqués positifs au coronavirus en France, et 1 180 classes ont été fermées, selon le bilan du ministère de l’Éducation.
Questions / Réponses

Quelle est la situation épidémiologique de ce samedi 16 octobre 2021 ?

Ce samedi 16 octobre 2021, Santé publique France recense 4 899 cas de coronavirus supplémentaires en France soit 1 200 cas de moins que la veille et 165 de plus que samedi dernier. La moyenne sur 7 jours passe à 4 679 cas contre 4 656 hier. On déplore 15 morts supplémentaires lors des dernières 24h (hors Ehpad) soit 19 de moins qu'hier et 2 de moins que samedi dernier. 109 personnes ont été admises à l'hôpital en 24h soit 106 de moins qu'hier et 19 de plus comparé à samedi dernier. 25 personnes ont été admises en réanimation soit 18 de moins qu'hier et 1 de moins que samedi dernier. 

Quels vont être les changements suite aux tests payants ? 

Depuis vendredi 15 octobre, c'est la fin de la gratuité des tests de dépistage du coronavirus dits de confort. Dans de nombreux cas courants, les tests demeureront donc gratuits, mais le fait que certains tests soient payants pourrait provoquer un frein psychologique pour certains, comme le rapporte Ouest-France. Pour rappel, le but de l’opération est de limiter le nombre de tests réalisés par des personnes ne voulant pas se faire vacciner contre le Covid-19 et qui les multiplient pour avoir un pass sanitaire. Néanmoins, la notion est dure à quantifier. Il devrait y avoir un effet chez les 30-39 ans, où l’on fait le plus de tests et chez qui la couverture vaccinale est la moins forte (80,7 % tout de même), détaille le média. Ces variations seront suivies avec attention car le nombre de tests Covid-19 réalisés a une influence sur plusieurs indicateurs précoces ​de l’épidémie, qui permettent de détecter tôt des tendances.

Y a-t-il eu un cluster au festival Holà Cuba ?

C'est en tout cas ce que suggère les deux cas de contamination évoqués par l'ARS Occitanie ce samedi 16 octobre. Cet événement qui était pourtant soumis au pass sanitaire s'est déroulé au Bascala à Bruguières le 8 octobre puis à l’hôtel Palladia à Toulouse les 9 et 10 octobre. Ainsi, "malgré une première phase de contact tracing, les pouvoirs publics recommandent à l’ensemble des personnes ayant participé à cet évènement au moins l’un des 3 jours de bien vouloir se mettre en rapport rapidement avec l’ARS par mail à ars31-alerte@ars.sante.fr afin de pouvoir bénéficier d’un dépistage gratuit dans les meilleurs délais, quel que soit son statut vaccinal", détaille l'ARS dans un communiqué.

Une nouvelle vague de Covid-19 est-elle à craindre ?

Première, deuxième, troisième, quatrième... et bientôt une cinquième vague ? L'épidémie de coronavirus pourrait-elle connaître un nouveau sursaut en France ? Plusieurs spécialistes alertent sur le sujet, et notamment le Pr Arnaud Fontanet. Epidémiologiste membre du conseil scientifique, il livre une vision craintive face au Covid-19. Alors que la fin de l'été a été le théâtre d'une décrut significative de l'épidémie, il a confié au Parisien "s'attend[re] à un redémarrage de l'épidémie à l'automne." En cause : la baisse des températures et le nombre encore important de personnes non vaccinées. De fait, dans son dernier point épidémiologique, Santé Publique France alerte sur l'augmentation des indicateurs dans certaines régions pour la troisième semaine consécutive.

Quid de la situation sanitaire dans les Outre-mer ?

Après avoir été durement touchés par la quatrième vague de Covid-19, les départements d'Outre-mer tels que la Guyane, la Martinique, la Guadeloupe ou encore la Réunion - qui avaient dû avoir recours au confinement ou au couvre-feu pour enrayer la flambée épidémique - sont progressivement parvenus à stabiliser la situation sanitaire liée au coronavirus sur leurs territoires même si ces derniers restent en état d'urgence sanitaire jusqu'au 15 novembre prochain. Cependant, en Nouvelle-Calédonie, un relâchement des mesures barrières ainsi qu'une remontée des cas a provoqué un reconfinement, le temps d'un week-end, sur l'île du Pacifique. De plus, un confinement adapté est prolongé dans le département jusqu'au 31 octobre prochain. Aussi, afin de ne pas asseoir la vigilance dans ces territoires ultramarins, les tests de conforts dits "payants" resteront gratuits dans les Antilles, la Guyane et Mayotte. 

Combien coûtent les dépistages depuis le 15 octobre ?

A partir du 15 octobre, les tests PCR coûteront 44 euros concerne les personnes majeures non vaccinées sans ordonnance. Le même public pourra effectuer un test antigénique moyennant 22 euros en laboratoire et entre 25 et 30 euros en pharmacie, à compter de la même date.

Pourquoi l'épidémie explose en Lozère ?

Alors que la situation s'améliore en France, l'épidémie semble s'aggraver en Lozère. "On a un taux d'incidence qui est deux fois le seuil d'alerte, ce qui commence à être préoccupant pour notre département", alerte Mathieu Pardell, le directeur départemental de l'ARS, au micro de France Bleu. La principale cause semble être liée à l'apparition de deux clusters dans une école et dans un lycée, au début du mois d'octobre. "Les enfants ont propagé le virus au sein de la sphère familiale et de leur entourage proche", a ajouté Mathieu Pardell.

Quelle est la situation épidémique ce vendredi 15 octobre ?

Voici les chiffres à retenir sur la dernière évolution de l'épidémie en France, selon Santé publique France :

  • 6 099 cas supplémentaires = 912 cas de plus qu'hier et 1629 de plus que vendredi dernier
  • La moyenne 7 jours passe à 4 656 cas contre 4 423 hier, 452,9 environ de plus que la semaine dernière
  • 34 morts en 24h (hors Ehpad) = 4 de moins qu'hier et 4 de moins que vendredi dernier
  • 215 admis à l'hosto en 24h = 9 de plus qu'hier et 3 de moins comparé à vendredi dernier
  • 43 admissions en réa = 1 de moins qu'hier et 9 de moins que vendredi dernier

Peut-on atteindre l'immunité collective ?

Les avis divergent sur la question. Selon l'épidémiologiste Dominique Costagliola, il faut vacciner la quasi-totalité des Français afin d'atteindre l'immunité collective. "On va s'en sortir si on arrive à vacciner plus de 90% de la population", avait-elle assuré sur BFM TV. Mais pour certains, la vaccination ne suffira pas. "Le vaccin est l'arme la plus adaptée contre l'épidémie, mais c'est une arme parmi d'autres. Cela ne suffit pas à empêcher la circulation du virus", avait confié à Midi Libre Samuel Alizon, directeur de recherche au CNRS de Montpellier.

Cependant, même si l'immunité collective se rapprochait, elle reculerait indéniablement en cas d'apparition d'un nouveau variant, dont la contagiosité est plus forte. Mahmoud Zureik, professeur d’épidémiologie et de santé publique à l’université Versailles Saint-Quentin-en-Yvelines, précisait au Figaro : "Les vaccins ne permettront pas d’atteindre l’immunité collective et ne seront pas suffisants pour éradiquer le virus, mais ils restent néanmoins très efficaces pour éviter les formes graves, ce qui reste l’objectif principal en termes de santé publique."

À partir de quelle date les autotests ne seront plus valables pour le pass sanitaire ? 

Les autotests ne seront plus valables pour obtenir un pass sanitaire à partir de ce vendredi 15 octobre, comme l'a rappelé le ministère de la Santé la veille. Seuls les tests PCR ou antigéniques seront reconnus, avec une durée de validité de 72h qui reste inchangée, rapporte La Provence. Le gouvernement souhaite ainsi encourager les Français non vaccinés à sauter le pas.

Le masque est-il encore obligatoire à l'intérieur des bars et restaurants ?

Non ! Si la mesure est un peu passée à la trappe à la fin de l'été, il est bon de rappeler que le masque n'est désormais plus obligatoire à l'intérieur de certains lieux, comme les bars et les restaurants. En effet, depuis le 30 août dernier, le pass sanitaire est en vigueur dans la plupart des lieux accueillant du public. Dans les bars et restaurants, clients et salariés peuvent donc désormais faire tomber le masque, sauf avis contraire du préfet en fonction de l'évolution épidémique. Toutefois, dans certains lieux comme les trains par exemple, le voyageur devra se munir à la fois de son pass sanitaire et de son masque.

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Quel est le dernier bilan du coronavirus en France ?

Le dernier bilan du 16 octobre fait état de 4 899 nouveaux cas de Covid-19 en 24 heures, soit 1 200 cas de moins que la veille et 165 de plus que samedi dernier. Le nombre moyen de nouvelles contaminations en une semaine est en légère hausse dans l'Hexagone, avec 4 679 nouveaux cas en moyenne. Du côté des hospitalisations, 109 nouvelles admissions sont comptabilisées en 24h, soit 109 de moins qu'hier et 19 de moins comparé à samedi dernier. Du côté des réanimations, 25 admissions ont été recensées, soit 18 de moins que la veille et 1 de moins que samedi dernier. Le détail des chiffres du jour : 

  • 7 085 274 cas confirmés par PCR (Ehpad compris), soit 4 899 de plus
  • 117 236 décès au total (Ehpad compris), soit 15 de plus
  • 90 367 décès à l'hôpital, soit 15 de plus
  • 6 437 personnes actuellement hospitalisées, soit 33 de moins
  • 1049 personnes actuellement en réanimation, soit 2 de moins
  • 109 nouveaux admis à l'hôpital (-106) et 25 en réanimation (-18)
  • 424 817 personnes sorties de l'hôpital, soit 124 de plus
  • Taux de positivité des tests : 1,09%, soit 0,02 point de plus
  • Taux d'incidence : 46 cas/100 000, soit 1,01 point de plus

Quelle est la situation du coronavirus en France ?

Selon le dernier point épidémiologique de Santé publique France (SPF), publié jeudi 14 octobre, l’évolution favorable de l’épidémie de coronavirus en France se poursuit en semaine 40, soit du 4 au 10 octobre. Dans les outre-mer, on observe sur cette période une diminution du taux d’incidence en Guyane, qui reste malgré tout encore élevé. À l’échelle métropolitaine, SPF souligne une baisse "moins marquée des indicateurs".

  • En métropole, les taux d’incidence et le nombre d’hospitalisations se stabilisent dans certains territoires. Le R effectif reste inférieur à 1, mais ce taux est en augmentation pour la troisième semaine consécutive.
  • Le variant Delta du coronavirus est toujours majoritaire en France, identifié à 99% par séquençage lors des enquêtes Flash des 14 et 21 septembre 2021.
  • La vaccination contre le Covid-19 progresse encore : au 12 octobre, 75,6% de la population avait reçu au moins une dose de vaccin et 73,5% était complètement vaccinée 

Carte du coronavirus en France

Suivez l'évolution du coronavirus dans votre commune grâce à la carte ci-dessous. Cliquez sur un département pour afficher la liste des communes. Retrouvez aussi tous les détails sur cette cartographie et le point complet par ville et par département dans notre article sur la carte du Covid en France

Cliquez sur un département pour consulter la liste de ses villes.

Depuis la mi-octobre 2020, Santé publique France communique les données d'incidence (nombre de cas pour 100 000 habitants) à l'échelle des communes. Les chiffres sont à ce stade communiqués selon une échelle (10 , 20, 50, 150, 250, 500, 1000 cas pour 100 000 habitants). Les données sont exprimées sur une semaine glissante, ce qui signifie qu'elles sont calculés un jour J à partir des tests réalisés entre 3 et 9 jours précédemment. Pour accéder aux informations relatives au coronavirus dans votre commune, saisissez son nom dans le moteur de recherche ou cliquez sur son département d'appartenance dans la carte ci-dessous.

Pour rappel, le taux d'incidence correspond au nombre de nouveaux cas de Covid-19 sur une période d'une semaine, par rapport à la population totale d'un territoire (pays, région, département ou commune). Cet indicateur s'exprime généralement en nombre de cas pour 100 000 habitants. Le taux de dépistage donne quant à lui le nombre de personnes ayant réalisé un test de dépistage du coronavirus sur le nombre total d'habitants,  au cours de la période. Il est lui aussi exprimé le plus souvent sur 100 000 habitants. Enfin, le taux de positivité des tests livre le pourcentage de tests positifs au coronavirus, rapporté au nombre total de tests effectués sur la période.

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