Coronavirus en France : comment évolue la situation épidémiologique en France ?

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Coronavirus en France : comment évolue la situation épidémiologique en France ? Selon le dernier point de Santé publique France, la situation épidémiologique liée au coronavirus continue de s'améliorer dans l'Hexagone. De plus, les indicateurs connaissent une baisse depuis une semaine.

L'essentiel
  • L’amélioration de la situation sanitaire se maintient en France. Dans son dernier point hebdomadaire sur l’évolution de l’épidémie de Covid-19, Santé Publique France indique que 34 personnes sont décédées du Covid-19 ces dernières 24 heures. Ce sont 4 de moins qu'hier et de 3 de moins comparé à vendredi dernier. Le bilan détaillé en bas de cette page.
  • Ce vendredi 15 octobre, la fin de la gratuité des tests PCR ou antigéniques de dépistage dits de confort entre en vigueur. Désormais, les personnes non-vaccinées devront présenter une ordonnance médicale pour pouvoir être remboursées. Sans cette prescription, il faudra débourser entre 44 euros pour un test PCR et 22 euros pour un test antigénique.
  • Ces sept derniers jours, 3 382 élèves ont été diagnostiqués positifs au coronavirus en France, et 1 180 classes ont été fermées, selon le bilan du ministère de l’Éducation.
Questions / Réponses

Combien coûtent les dépistages depuis le 15 octobre ?

A partir du 15 octobre, les tests PCR coûteront 44 euros concerne les personnes majeures non vaccinées sans ordonnance. Le même public pourra effectuer un test antigénique moyennant 22 euros en laboratoire et entre 25 et 30 euros en pharmacie, à compter de la même date.

Pourquoi l'épidémie explose en Lozère ?

Alors que la situation s'améliore en France, l'épidémie semble s'aggraver en Lozère. "On a un taux d'incidence qui est deux fois le seuil d'alerte, ce qui commence à être préoccupant pour notre département", alerte Mathieu Pardell, le directeur départemental de l'ARS, au micro de France Bleu. La principale cause semble être liée à l'apparition de deux clusters dans une école et dans un lycée, au début du mois d'octobre. "Les enfants ont propagé le virus au sein de la sphère familiale et de leur entourage proche", a ajouté Mathieu Pardell.

Quelle est la situation épidémique ce vendredi 15 octobre ?

Voici les chiffres à retenir sur la dernière évolution de l'épidémie en France, selon Santé publique France :

  • 6 099 cas supplémentaires = 912 cas de plus qu'hier et 1629 de plus que vendredi dernier
  • La moyenne 7 jours passe à 4 656 cas contre 4 423 hier, 452,9 environ de plus que la semaine dernière
  • 34 morts en 24h (hors Ehpad) = 4 de moins qu'hier et 4 de moins que vendredi dernier
  • 215 admis à l'hosto en 24h = 9 de plus qu'hier et 3 de moins comparé à vendredi dernier
  • 43 admissions en réa = 1 de moins qu'hier et 9 de moins que vendredi dernier

Peut-on atteindre l'immunité collective ?

Les avis divergent sur la question. Selon l'épidémiologiste Dominique Costagliola, il faut vacciner la quasi-totalité des Français afin d'atteindre l'immunité collective. "On va s'en sortir si on arrive à vacciner plus de 90% de la population", avait-elle assuré sur BFM TV. Mais pour certains, la vaccination ne suffira pas. "Le vaccin est l'arme la plus adaptée contre l'épidémie, mais c'est une arme parmi d'autres. Cela ne suffit pas à empêcher la circulation du virus", avait confié à Midi Libre Samuel Alizon, directeur de recherche au CNRS de Montpellier.

Cependant, même si l'immunité collective se rapprochait, elle reculerait indéniablement en cas d'apparition d'un nouveau variant, dont la contagiosité est plus forte. Mahmoud Zureik, professeur d’épidémiologie et de santé publique à l’université Versailles Saint-Quentin-en-Yvelines, précisait au Figaro : "Les vaccins ne permettront pas d’atteindre l’immunité collective et ne seront pas suffisants pour éradiquer le virus, mais ils restent néanmoins très efficaces pour éviter les formes graves, ce qui reste l’objectif principal en termes de santé publique."

À partir de quelle date les autotests ne seront plus valables pour le pass sanitaire ? 

Les autotests ne seront plus valables pour obtenir un pass sanitaire à partir de ce vendredi 15 octobre, comme l'a rappelé le ministère de la Santé la veille. Seuls les tests PCR ou antigéniques seront reconnus, avec une durée de validité de 72h qui reste inchangée, rapporte La Provence. Le gouvernement souhaite ainsi encourager les Français non vaccinés à sauter le pas.

Le masque est-il encore obligatoire à l'intérieur des bars et restaurants ?

Non ! Si la mesure est un peu passée à la trappe à la fin de l'été, il est bon de rappeler que le masque n'est désormais plus obligatoire à l'intérieur de certains lieux, comme les bars et les restaurants. En effet, depuis le 30 août dernier, le pass sanitaire est en vigueur dans la plupart des lieux accueillant du public. Dans les bars et restaurants, clients et salariés peuvent donc désormais faire tomber le masque, sauf avis contraire du préfet en fonction de l'évolution épidémique. Toutefois, dans certains lieux comme les trains par exemple, le voyageur devra se munir à la fois de son pass sanitaire et de son masque.

Une nouvelle vague de Covid-19 est-elle à craindre ?

Première, deuxième, troisième, quatrième... et bientôt une cinquième vague ? L'épidémie de coronavirus pourrait-elle connaître un nouveau sursaut en France ? Plusieurs spécialistes alertent sur le sujet, et notamment le Pr Arnaud Fontanet. Epidémiologiste membre du conseil scientifique, il livre une vision craintive face au Covid-19. Alors que la fin de l'été a été le théâtre d'une décrut significative de l'épidémie, il a confié au Parisien "s'attend[re] à un redémarrage de l'épidémie à l'automne." En cause : la baisse des températures et le nombre encore important de personnes non vaccinées. De fait, dans son dernier point épidémiologique, Santé Publique France alerte sur l'augmentation des indicateurs dans certaines régions pour la troisième semaine consécutive.

Quels vont être les changements suite aux tests payants ? 

Ce vendredi, c'est la fin de la gratuité des tests de dépistage du coronavirus dits de confort. Dans de nombreux cas courants, les tests demeureront donc gratuits, mais le fait que certains tests soient payants pourrait provoquer un frein psychologique pour certains, comme le rapporte Ouest-France. Pour rappel, le but de l’opération est de limiter le nombre de tests réalisés par des personnes ne voulant pas se faire vacciner contre le Covid-19 et qui les multiplient pour avoir un pass sanitaire. Néanmoins, la notion est dure à quantifier. Il devrait y avoir un effet chez les 30-39 ans, où l’on fait le plus de tests et chez qui la couverture vaccinale est la moins forte (80,7 % tout de même), détaille le média. Ces variations seront suivies avec attention car le nombre de tests Covid-19 réalisés a une influence sur plusieurs indicateurs précoces ​de l’épidémie, qui permettent de détecter tôt des tendances.

Où en est l'épidémie en France ?

L'embellie se poursuit sur le front du coronavirus en France. Selon le dernier point épidémiologique de Santé publique France (SPF), en semaine 40, soit du 4 au 10 octobre, le taux d'incidence nationale était de 44 cas pour 100 000 habitants, contre 48 la semaine précédente. Sur cette période, 29 203 nouveaux cas ont été confirmés contre 32 395 la semaine précédente. Dans les outre-mer, on observe sur cette période une diminution du taux d’incidence en Guyane, qui reste malgré tout encore élevé. À l’échelle métropolitaine, SPF souligne par ailleurs une baisse "moins marquée des indicateurs".

Quels sont les départements concernés par la fin du port du masque dans les écoles

Un décret publié au Journal Officiel valide la fin du port du masque obligatoire dans les écoles primaires pour les départements affichant un taux d'incidence inférieur de 50 cas pour 100 000 habitants durant cinq jours consécutifs. Voici la liste : Aisne – Allier- Hautes-Alpes- Ardennes- Aube- Aveyron- Calvados- Cantal- Charente-Maritime- Corrèze- Haute-Corse- Côte-d’Or- Côtes-d’Armor- Creuse- Deux-Sèvres- Dordogne- Doubs- Eure- Eure-et-Loir- Finistère- Haute-Garonne- Gers- Gironde- Ille-et-Vilaine- Indre- Indre-et-Loire- Isère- Landes- Loir-et-Cher- Loire- Haute-Loire- Loire-Atlantique- Loiret- Lot- Lot-et-Garonne- Maine-et-Loire- Manche- Marne- Haute-Marne- Meurthe-et-Moselle- Meuse- Morbihan- Nièvre- Nord- Oise- Orne- Pas-de-Calais- Puy-de-Dôme- Pyrénées-Atlantiques- Hautes-Pyrénées- Pyrénées-Orientales- Bas-Rhin- Saône-et-Loire- Haute-Saône- Sarthe- Savoie- Seine-Maritime- Somme- Tarn- Tarn-et-Garonne- Territoire de Belfort- Vendée- Vienne- Vosges- Yonne- La Réunion- Mayotte - Ain - l'Ariège - la Charente - le Cher - la Drôme - le Gard - l'Hérault - la Moselle - le Haut-Rhin - le Var - la Haute-Vienne et la Seine-et-Marne.

Le virus peut-il devenir saisonnier ?

Dans une interview accordée au Monde, Jean-François Delfraissy a évoqué avec optimisme l'évolution de la situation sanitaire en France, tout en appelant à la prudence. Selon lui, le virus pourrait devenir saisonnier. "Dans les semaines à venir, deux scénarios sont possibles : soit une petite vague du variant Delta, avec un impact contenu sur le système de soins, soit une augmentation sensible de la circulation virale, mais sans impact majeur sur le système de soins. Je suis donc assez optimiste, même si l’on ne peut totalement exclure la survenue d’un nouveau variant. A condition de conserver les gestes barrières, nous devrions pouvoir faire face à une reprise. A moyen terme, le virus pourrait devenir endémique, voire saisonnier, à la fois parce que le variant Delta est contenu par le vaccin et parce que sa capacité à évoluer est limitée. L’autre possibilité est l’émergence d’un variant encore plus transmissible ou qui échapperait à l’immunité conférée par le vaccin. Sur le long terme, évidemment, la crise n’est pas terminée."

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Quel est le dernier bilan du coronavirus en France ?

Le dernier bilan du 15 octobre fait état de 6 099 nouveaux cas de Covid-19 en 24 heures, soit 912 cas de plus que la veille et 1 629 de plus que vendredi dernier. Le nombre moyen en une semaine des nouvelles contaminations est en légère hausse dans l'Hexagone, avec 4 656 nouveaux cas en moyenne. Du côté des hospitalisations, 215 nouvelles admissions sont comptabilisées, soit 9 de plus qu'hier et 3 de moins comparé à vendredi dernier. Du côté des réanimations, 43 admissions ont été recensées, soit 1 de moins qu'hier et 9 de moins que vendredi dernier. Le détail des chiffres du jour : 

  • 7 080 375 cas confirmés par PCR (Ehpad compris), soit 6 099 de plus
  • 218 411 cas en Ehpad, soit 9 de plus
  • 117 221 décès au total (Ehpad compris), soit 36 de plus
  • 90 352 décès à l'hôpital, soit 34 de plus
  • 26 869 décès en Ehpad, soit 2 de plus
  • 6 470 personnes actuellement hospitalisées, soit 53 de moins
  • 1 051 personnes actuellement en réanimation, soit 24 de moins
  • 215 nouveaux admis à l'hôpital (+9) et 43 en réanimation (-1)
  • 424 693 personnes sorties de l'hôpital, soit 229 de plus
  • Taux de positivité des tests : 1,06%, soit 0,02 point de plus
  • Taux d'incidence : 44,93 cas/100 000, soit 0,73 point de plus

Quelle est la situation du coronavirus en France ?

Selon le dernier point épidémiologique de Santé publique France (SPF), publié jeudi 14 octobre, l’évolution favorable de l’épidémie de coronavirus en France se poursuit en semaine 40, soit du 4 au 10 octobre. Dans les outre-mer, on observe sur cette période une diminution du taux d’incidence en Guyane, qui reste malgré tout encore élevé. À l’échelle métropolitaine, SPF souligne une baisse "moins marquée des indicateurs".

  • En métropole, les taux d’incidence et le nombre d’hospitalisations se stabilisent dans certains territoires. Le R effectif reste inférieur à 1, mais ce taux est en augmentation pour la troisième semaine consécutive.
  • Le variant Delta du coronavirus est toujours majoritaire en France, identifié à 99% par séquençage lors des enquêtes Flash des 14 et 21 septembre 2021.
  • La vaccination contre le Covid-19 progresse encore : au 12 octobre, 75,6% de la population avait reçu au moins une dose de vaccin et 73,5% était complètement vaccinée 

Carte du coronavirus en France

Suivez l'évolution du coronavirus dans votre commune grâce à la carte ci-dessous. Cliquez sur un département pour afficher la liste des communes. Retrouvez aussi tous les détails sur cette cartographie et le point complet par ville et par département dans notre article sur la carte du Covid en France

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Depuis la mi-octobre 2020, Santé publique France communique les données d'incidence (nombre de cas pour 100 000 habitants) à l'échelle des communes. Les chiffres sont à ce stade communiqués selon une échelle (10 , 20, 50, 150, 250, 500, 1000 cas pour 100 000 habitants). Les données sont exprimées sur une semaine glissante, ce qui signifie qu'elles sont calculés un jour J à partir des tests réalisés entre 3 et 9 jours précédemment. Pour accéder aux informations relatives au coronavirus dans votre commune, saisissez son nom dans le moteur de recherche ou cliquez sur son département d'appartenance dans la carte ci-dessous.

Pour rappel, le taux d'incidence correspond au nombre de nouveaux cas de Covid-19 sur une période d'une semaine, par rapport à la population totale d'un territoire (pays, région, département ou commune). Cet indicateur s'exprime généralement en nombre de cas pour 100 000 habitants. Le taux de dépistage donne quant à lui le nombre de personnes ayant réalisé un test de dépistage du coronavirus sur le nombre total d'habitants,  au cours de la période. Il est lui aussi exprimé le plus souvent sur 100 000 habitants. Enfin, le taux de positivité des tests livre le pourcentage de tests positifs au coronavirus, rapporté au nombre total de tests effectués sur la période.

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