Coronavirus en France : comment évolue la situation sanitaire liée au Covid-19 ?

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Coronavirus en France : comment évolue la situation sanitaire liée au Covid-19 ? Les indicateurs liés à l'épidémie de coronavirus en France continuent de signifier l'amélioration de la situation sanitaire dans l'Hexagone. Alors qu'une majorité de la population y est désormais vaccinée, les tests dits "de confort" sont désormais payants en métropole.

L'essentiel
  • L’amélioration de la situation sanitaire se maintient en France. Dans son dernier point hebdomadaire sur l’évolution de l’épidémie de Covid-19, Santé Publique France indique que 15 personnes sont décédées du Covid-19 ces dernières 24 heures. Ce sont 19 de moins qu'hier et de 2 de moins comparé à samedi dernier. Le bilan détaillé en bas de cette page.
  • Ce vendredi 15 octobre, la fin de la gratuité des tests PCR ou antigéniques de dépistage dits de confort entre en vigueur. Désormais, les personnes non-vaccinées devront présenter une ordonnance médicale pour pouvoir être remboursées. Sans cette prescription, il faudra débourser entre 44 euros pour un test PCR et 22 euros pour un test antigénique.
  • Après l'identification de deux clusters liés à des bals de seniors en Loire-Atlantique la semaine dernière, un club de belote des Deux-Sèvres a également été pointé du doigt pour le même motif.
  • Ces sept derniers jours, 3 382 élèves ont été diagnostiqués positifs au coronavirus en France, et 1 180 classes ont été fermées, selon le bilan du ministère de l’Éducation.
Questions / Réponses

Pour quelles raisons le vaccin Moderna est-il interdit en France en tant que dose de rappel ?

Alors que de nombreuses personnes ont déjà bénéficié d'une troisième dose de rappel, la Haute autorité de santé a décidé, vendredi 15 octobre, d'interdire l'injection du sérum Moderna en tant que dose de rappel. Ainsi, "les personnes de plus de 65 ans, les immunodéprimés et leurs proches, les personnes à risque comme les obèses, les diabétiques, ainsi que les soignants", ne pourront utiliser que le vaccin Pfizer BioNTech, énumère franceinfo. En cause ? L'inquiétude des pays scandinaves d'abord. Au début du mois d'octobre, la Suède et la Finlande ont en effet "suspendu l'emploi du vaccin de Moderna pour les moins de trente ans" avant que le Danemark et la Norvège ne le déconseillent à leur tour, cette fois-ci pour les moins de 18 ans. En Islande, le produit à ARN messager du laboratoire américain a été totalement suspendu en tant que dose de rappel en cause d'un possible risque d'inflammation du myocarde. La seconde raison invoquée est le non feu-vert de la part de l'Agence européenne des médicaments. Enfin, le dernier argument s'étaye par les bons indicateurs français et l'approvisionnement massif de vaccins qui permet d'agir avec prudence grâce aux sérums développés par d'autres laboratoires.

Quelles mesures pour les Français de retour de l'étranger ?

Si vous possédez la nationalité française et que vous souhaitez rentrer dans l'Hexagone après un séjour plus ou moins long à l'étranger, votre retour peut s'avérer plus ou moins contraignant. Et cela dépend dans un premier temps du pays duquel vous revenez. Pour y voir plus clair, France diplomatie les a classés en trois catégories numérotées de 1 à 3. La catégorie 1, aussi appelée liste "verte" concerne les voyageurs en provenance d'un pays ou d'un territoire européen et doivent présenter la preuve d'un parcours vaccinal complet avec l'un des vaccins reconnus par l'Agence européenne des médicaments ou le vaccin Covishield, ou bien un test PCR négatif ou encore un test antigénique réalisé moins de 72 heures avant le départ. Ils peuvent également présenter un certificat de rétablissement datant de plus de onze jours. Des cas particuliers peuvent amener le voyageur à agir différemment et une déclaration sur l'honneur devra aussi être formulée pour voyager vers la France. Les pays de la catégorie 2, qui porte aussi le nom de liste "rouge", "en provenance d’un pays figurant dans l’arrêté du ministère de la Santé identifiant les zones de circulation active de l’épidémie ou la propagation de variants préoccupants", selon le site de France diplomatie sont soumis à des règles variables qui "dépendent du statut vaccinal du voyageur". Enfin, concernant la catégorie numéro 3, la liste "orange", en provenance d'autres pays mentionnés dans les deux précédentes, dépendent également du statut vaccinal en vigueur. Plus d'informations ici.

À partir de quelle date les autotests ne seront plus valables pour le pass sanitaire ? 

Les autotests ne seront plus valables pour obtenir un pass sanitaire à compter vendredi 15 octobre, comme l'a rappelé le ministère de la Santé la veille. Seuls les tests PCR ou antigéniques seront reconnus, avec une durée de validité de 72h qui reste inchangée, rapporte La Provence. Et, à compter de la même date, ces derniers seront désormais payants. Le gouvernement souhaite ainsi encourager les Français non vaccinés à sauter le pas.

Combien d'injections de vaccins contre le coronavirus ont été réalisées en France ?

Selon les dernières données communiquées par le ministère de la Santé, 97 530 000 injections de vaccins ont été réalisées en France. Ainsi, depuis le lancement de la campagne de vaccination dans l'Hexagone, 51 064 131 personnes ont reçu au moins une injection (ce qui représente 75,7% de la population totale) et 49 537 277 personnes possèdent désormais un schéma vaccinal complet (soit 73,5% de la population totale).

Pourquoi l'épidémie explose en Lozère ?

Alors que la situation s'améliore en France, l'épidémie semble s'aggraver en Lozère. "On a un taux d'incidence qui est deux fois le seuil d'alerte, ce qui commence à être préoccupant pour notre département", alerte Mathieu Pardell, le directeur départemental de l'ARS, au micro de France Bleu. La principale cause semble être liée à l'apparition de deux clusters dans une école et dans un lycée, au début du mois d'octobre. "Les enfants ont propagé le virus au sein de la sphère familiale et de leur entourage proche", a ajouté Mathieu Pardell.

Quelle est la situation sanitaire dans les Outre-mer ?

Après avoir été plus ou moins durement touchés par la quatrième vague de Covid-19, les départements et régions d'Outre-mer tels que la Polynésie française, la Guyane, la Martinique, la Guadeloupe, Mayotte, Saint-Martin et Saint-Barthélemy ou encore la Réunion - qui avaient dû avoir recours au confinement et/ou au couvre-feu pour enrayer la flambée épidémique - sont progressivement parvenus à stabiliser la situation sanitaire liée au coronavirus sur leurs territoires. Cependant, pour des raisons multiples propres à ces territoires ultramarins, certains resteront en Etat d'urgence sanitaire jusqu'au 15 novembre prochain à l'exception de la Réunion où celui-ci a été levé mercredi 13 octobre. De plus, en raison d'un relâchement des mesures barrières ainsi que d'une remontée des cas, un reconfinement, le temps d'un week-end, en Nouvelle-Calédonie. Aussi, sur l'île du Pacifique, un confinement adapté est prolongé dans le département jusqu'au 31 octobre prochain. Enfin, afin de ne pas asseoir la vigilance dans ces territoires ultramarins, les tests de conforts dits "payants" resteront gratuits dans les Antilles, la Guyane et Mayotte, selon le décret publié au Journal officiel vendredi 15 octobre 2021. 

Quelle est la situation épidémiologique de ce samedi 16 octobre 2021 ?

Ce samedi 16 octobre 2021, Santé publique France recense 4 899 cas de coronavirus supplémentaires en France soit 1 200 cas de moins que la veille et 165 de plus que samedi dernier. La moyenne sur 7 jours passe à 4 679 cas contre 4 656 hier. On déplore 15 morts supplémentaires lors des dernières 24h (hors Ehpad) soit 19 de moins qu'hier et 2 de moins que samedi dernier. 109 personnes ont été admises à l'hôpital en 24h soit 106 de moins qu'hier et 19 de plus comparé à samedi dernier. 25 personnes ont été admises en réanimation soit 18 de moins qu'hier et 1 de moins que samedi dernier. 

Quels vont être les changements suite aux tests payants ? 

Depuis vendredi 15 octobre, c'est la fin de la gratuité des tests de dépistage du coronavirus dits de confort. Dans de nombreux cas courants, les tests demeureront donc gratuits, mais le fait que certains tests soient payants pourrait provoquer un frein psychologique pour certains, comme le rapporte Ouest-France. Pour rappel, le but de l’opération est de limiter le nombre de tests réalisés par des personnes ne voulant pas se faire vacciner contre le Covid-19 et qui les multiplient pour avoir un pass sanitaire. Néanmoins, la notion est dure à quantifier. Il devrait y avoir un effet chez les 30-39 ans, où l’on fait le plus de tests et chez qui la couverture vaccinale est la moins forte (80,7 % tout de même), détaille le média. Ces variations seront suivies avec attention car le nombre de tests Covid-19 réalisés a une influence sur plusieurs indicateurs précoces ​de l’épidémie, qui permettent de détecter tôt des tendances.

Y a-t-il eu un cluster au festival Holà Cuba ?

C'est en tout cas ce que suggère les deux cas de contamination évoqués par l'ARS Occitanie ce samedi 16 octobre. Cet événement qui était pourtant soumis au pass sanitaire s'est déroulé au Bascala à Bruguières le 8 octobre puis à l’hôtel Palladia à Toulouse les 9 et 10 octobre. Ainsi, "malgré une première phase de contact tracing, les pouvoirs publics recommandent à l’ensemble des personnes ayant participé à cet évènement au moins l’un des 3 jours de bien vouloir se mettre en rapport rapidement avec l’ARS par mail à ars31-alerte@ars.sante.fr afin de pouvoir bénéficier d’un dépistage gratuit dans les meilleurs délais, quel que soit son statut vaccinal", détaille l'ARS dans un communiqué.

Une nouvelle vague de Covid-19 est-elle à craindre ?

Première, deuxième, troisième, quatrième... et bientôt une cinquième vague ? L'épidémie de coronavirus pourrait-elle connaître un nouveau sursaut en France ? Plusieurs spécialistes alertent sur le sujet, et notamment le Pr Arnaud Fontanet. Epidémiologiste membre du conseil scientifique, il livre une vision craintive face au Covid-19. Alors que la fin de l'été a été le théâtre d'une décrut significative de l'épidémie, il a confié au Parisien "s'attend[re] à un redémarrage de l'épidémie à l'automne." En cause : la baisse des températures et le nombre encore important de personnes non vaccinées. De fait, dans son dernier point épidémiologique, Santé Publique France alerte sur l'augmentation des indicateurs dans certaines régions pour la troisième semaine consécutive.

Combien coûtent les dépistages depuis le 15 octobre ?

A partir du 15 octobre, les tests PCR coûteront 44 euros concerne les personnes majeures non vaccinées sans ordonnance. Le même public pourra effectuer un test antigénique moyennant 22 euros en laboratoire et entre 25 et 30 euros en pharmacie, à compter de la même date.

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Quel est le dernier bilan du coronavirus en France ?

Le dernier bilan du 16 octobre fait état de 4 899 nouveaux cas de Covid-19 en 24 heures, soit 1 200 cas de moins que la veille et 165 de plus que samedi dernier. Le nombre moyen de nouvelles contaminations en une semaine est en légère hausse dans l'Hexagone, avec 4 679 nouveaux cas en moyenne. Du côté des hospitalisations, 109 nouvelles admissions sont comptabilisées en 24h, soit 109 de moins qu'hier et 19 de moins comparé à samedi dernier. Du côté des réanimations, 25 admissions ont été recensées, soit 18 de moins que la veille et 1 de moins que samedi dernier. Le détail des chiffres du jour : 

  • 7 085 274 cas confirmés par PCR (Ehpad compris), soit 4 899 de plus
  • 117 236 décès au total (Ehpad compris), soit 15 de plus
  • 90 367 décès à l'hôpital, soit 15 de plus
  • 6 437 personnes actuellement hospitalisées, soit 33 de moins
  • 1049 personnes actuellement en réanimation, soit 2 de moins
  • 109 nouveaux admis à l'hôpital (-106) et 25 en réanimation (-18)
  • 424 817 personnes sorties de l'hôpital, soit 124 de plus
  • Taux de positivité des tests : 1,09%, soit 0,02 point de plus
  • Taux d'incidence : 46 cas/100 000, soit 1,01 point de plus

Quelle est la situation du coronavirus en France ?

Selon le dernier point épidémiologique de Santé publique France (SPF), publié jeudi 14 octobre, l’évolution favorable de l’épidémie de coronavirus en France se poursuit en semaine 40, soit du 4 au 10 octobre. Dans les outre-mer, on observe sur cette période une diminution du taux d’incidence en Guyane, qui reste malgré tout encore élevé. À l’échelle métropolitaine, SPF souligne une baisse "moins marquée des indicateurs".

  • En métropole, les taux d’incidence et le nombre d’hospitalisations se stabilisent dans certains territoires. Le R effectif reste inférieur à 1, mais ce taux est en augmentation pour la troisième semaine consécutive.
  • Le variant Delta du coronavirus est toujours majoritaire en France, identifié à 99% par séquençage lors des enquêtes Flash des 14 et 21 septembre 2021.
  • La vaccination contre le Covid-19 progresse encore : au 12 octobre, 75,6% de la population avait reçu au moins une dose de vaccin et 73,5% était complètement vaccinée 

Carte du coronavirus en France

Suivez l'évolution du coronavirus dans votre commune grâce à la carte ci-dessous. Cliquez sur un département pour afficher la liste des communes. Retrouvez aussi tous les détails sur cette cartographie et le point complet par ville et par département dans notre article sur la carte du Covid en France

Cliquez sur un département pour consulter la liste de ses villes.

Depuis la mi-octobre 2020, Santé publique France communique les données d'incidence (nombre de cas pour 100 000 habitants) à l'échelle des communes. Les chiffres sont à ce stade communiqués selon une échelle (10 , 20, 50, 150, 250, 500, 1000 cas pour 100 000 habitants). Les données sont exprimées sur une semaine glissante, ce qui signifie qu'elles sont calculés un jour J à partir des tests réalisés entre 3 et 9 jours précédemment. Pour accéder aux informations relatives au coronavirus dans votre commune, saisissez son nom dans le moteur de recherche ou cliquez sur son département d'appartenance dans la carte ci-dessous.

Pour rappel, le taux d'incidence correspond au nombre de nouveaux cas de Covid-19 sur une période d'une semaine, par rapport à la population totale d'un territoire (pays, région, département ou commune). Cet indicateur s'exprime généralement en nombre de cas pour 100 000 habitants. Le taux de dépistage donne quant à lui le nombre de personnes ayant réalisé un test de dépistage du coronavirus sur le nombre total d'habitants,  au cours de la période. Il est lui aussi exprimé le plus souvent sur 100 000 habitants. Enfin, le taux de positivité des tests livre le pourcentage de tests positifs au coronavirus, rapporté au nombre total de tests effectués sur la période.

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