DIRECT. Coronavirus en France : de nouveaux indices clés sur la circulation du Covid-19

DIRECT. Coronavirus en France : de nouveaux indices clés sur la circulation du Covid-19 CORONAVIRUS. Trois nouveaux indices sont venus renforcer la mesure de circulation du coronavirus en France. Celle-ci se révèle de moins en moins intense. Découvrez les dernières infos.

Quels sont les nouveaux indices de circulation du coronavirus en France ?

L'évolution de l'épidémie de coronavirus en France permet au gouvernement d'envisager une nouvelle phase de déonfinement avec de nouvelles libertés énumérées par Edouard Philippe et son gouvernement ce jeudi soir. Une carte de synthèse de la situation épidémique a été dévoilée, avec la plupart des départements en vert, alors que l'Ile-de-France, Mayotte et la Guyane, restent en orange. Trois nouveaux indices ont fait leur apparition pour permettre au gouvernement de mesurer le plus finement la situation épidémique. Pour la première fois, le ministre de la Santé Olivier Véran a présenté la courbe d'évolution du "R", qui représente le nombre de personnes contaminées par chaque malade. Ce R est actuellement de 0,77, ce qui signifie qu'un malade contamine en moyenne moins d'une personne en France (ou moins de 8 contaminations pour 10 malades), signe que l'épidémie est bien en recul. En mars dernier, cet indice avait atteint plus de 2,5. Le gouvernement a également présenté un "taux de positivité des tests virologiques" qui, sur l'ensemble du territoire français, est de 1,9%, ce qui signifie cette fois que moins de deux tests sur cent sont positifs à ce jour. Enfin, on connaît désormais le nombre de cas positifs par semaine pour 100 000 habitants par département. Actuellement, pour 100 000 habitants, 6,14 tests "seulement" sont positifs sur l'ensemble de la France. En mettant à jour le bilan ce jeudi soir, Santé publique France a également mentionné le système SI-DEP, nouvelle méthode de comptage des cas positifs qui se veut plus exhaustive.

Combien de cas et de morts du coronavirus en France ? Dernier bilan

Le dernier bilan du coronavirus en France a été publié ce jeudi 28 mai, en début de soirée, par la Direction générale de la Santé. Un recul de l'épidémie est encore constaté à l'hôpital, avec 472 patients de moins à l'hôpital et 72 de moins en réanimation. Les données de mortalité font état de 18 326 décès à l'hôpital. Comme mercredi, Santé publique France n'a pas donné le nombre de morts en établissements médicaux-sociaux, dont font partie les Ehpad, dans les dernières 24 heures. Ces données seront actualisées ce vendredi 29 mai, mais en attendant, le bilan total, incomplet, fait état de 28 662 décès. Le communiqué du ministère de la Santé précise que "les cas confirmés grâce au système SI-DEP sont pris en compte pour la première fois dans le total du nombre de cas de ce jour", ce qui explique l'excès de cas de +3 325 par rapport aux données de la veille. Concrètement, SI-DEP est une plateforme sécurisée où sont systématiquement enregistrés les résultats des laboratoires de tests COVID-19, permettant un décompte désormais plus exhaustif et donc plus proche de la réalité de l'épidémie de France.

  • 149 071 cas confirmés par PCR, soit 3325 de plus
  • 28 662 décès au total, soit 66 de plus (incomplet)
  • 18 326 décès à l'hôpital, soit 66 de plus
  • 15 208 hospitalisations en cours, soit 472 de moins
  • 1429 personnes actuellement en réanimation, soit 72 de moins
  • 67 191 personnes sorties de l'hôpital, soit 607 de plus

NB : les données relatives aux personnes hospitalisées et en réanimation présentées ci-dessus correspondent au nombre de patients en cours de soins et non du cumul depuis le début de l'épidémie. En cumul, on enregistre 101 220 hospitalisations. De même, les hospitalisations et cas en réanimation supplémentaires en 24 heures correspondent à des chiffres net, tenant compte des guérisons et des décès. Dans les dernières 24 heures, en brut, 253 hospitalisations de plus ont été enregistrées et 36 admissions en réanimation.

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12:23 - Des zones d'ombre autour de l'étude "The Lancet" 2/2

Au-delà des problèmes quant à la localisation de certaines données, Checknews rapportait récemment que l’étude du docteur Mandeep Mehra a été réalisée de façon “rétrospective” et non selon “un protocole de recherche interventionnel”, indique BFMTV. Si la méthode est tout à fait assumée par l'auteur, qui expliquait dans sa publication avoir procédé à une analyse de registres, les critères de sélection de patients ne sont pas clairement expliqués selon le collectif “Covid-19 Laissons les médecins prescrire”. Dans un communiqué, ils ont dénoncé des “critères d’inclusion flous”. 

12:10 - Des zones d'ombre autour de l'étude "The Lancet" 1/2

L’étude de "The Lancet", particulièrement critique à l'égard de l’hydroxychloroquine, a été jugée suffisamment alarmante pour que l'Organisation mondiale de la santé (OMS) suspende l'inclusion de nouveaux patients dans les essais cliniques dédiés, comme le rapporte BFMTV. Néanmoins, des zones d’ombres sont apparues autour de l’enquête… Le quotidien britannique The Guardian a notamment relevé que des données sur des patients issus d'un hôpital australien se trouvaient en réalité être celles d'un établissement localisé en Asie.

11:54 - Le point sur les tests PCR en laboratoires de ville en France

Selon un site de données mis en place par le gouvernement, 414 466 tests PCR ont été réalisés en laboratoires de ville en France à l’heure actuelle. 40 005 tests se seraient révélés positifs, soit 10% du total.

11:37 - Un décompte plus précis des cas de coronavirus 2/2

Du fait de ce nouveau système de décompte des données liées au coronavirus, un bond a été observé concernant le nombre de cas positifs. Le site de Santé publique France rapporte que "l'excès de cas de +3 325 par rapport aux données d'hier (27/05) est lié à une meilleure exhaustivité de la surveillance et non pas à une évolution de la situation épidémiologique du COVID-19 en France".

11:25 - Un décompte plus précis des cas de coronavirus 1/2

Depuis le 13 mai 2020 dernier, un nouveau système est mis en place pour le décompte des données, et permet une estimation des nombres de cas confirmés en France à visée exhaustive : le système SI-DEP (système d’information de dépistage). Concrètement, SI-DEP est une plateforme sécurisée où sont systématiquement enregistrés les résultats des laboratoires de tests COVID-19, indique le site du gouvernement. Le site de Santé Publique France indique que les cas confirmés grâce au système SI-DEP sont pris en compte pour la première fois dans le total du nombre de cas du jeudi 28 mai, qui sera désormais actualisé avec ce nouveau système de surveillance.

11:08 - Taux de positivé, R0… Les autres critères de la carte de déconfinement

Parmi les quatre nouveaux critères de la carte de déconfinement, on retrouve, au-delà de l’incidence :

  • Le taux de positivité des tests virologiques, qui est aujourd'hui de 1,9% personnes testées positives parmi toutes les personnes testées
  • Le R0, taux de reproduction du virus, qui est aujourd'hui inférieur à 1, ce qui signifie que l'épidémie régresse
  • Le taux d'occupation des services de réanimation : le seuil d'alerte a été abaissé à 60% de remplissage (contre 80% auparavant)

10:58 - Qu’est-ce que l’incidence, nouveau critère de la carte du déconfinement ?

Auparavant, trois critères étaient invoqués pour la précédente carte du déconfinement. Désormais, la nouvelle carte de vigilance est élaborée selon quatre critères, comme l'a expliqué le ministre de la Santé lors de sa présentation. On retrouve tout d’abord l’incidence, soit le taux de cas positifs de coronavirus dans la population. Il est aujourd'hui de 6,14 tests positifs pour 100 000 habitants.

10:42 - "Nous n’avons pas gagné le combat contre le Covid-19", affirme Castaner

Invité ce vendredi matin sur RTL, au lendemain des annonces du gouvernement sur la phase 2 du déconfinement en France, le ministre de l’Intérieur a rappelé que le combat contre le Covid-19 n'était pas "gagné", comme le rapporte BFMTV. "On ne peut pas faire comme s’il n’existait plus. Les autorités sanitaires nous disent que le virus circule moins quand on est a l’extérieur. C’est pourquoi nous avons décidé de rouvrir uniquement les terrasses des restaurants en zone orange", a rajouté Christophe Castaner.

10:26 - Quels sont les autres facteurs aggravants de décès liés au coronavirus ?

Au-delà du cancer, plusieurs facteurs aggravants peuvent augmenter le risque de décès lié au coronavirus. On retrouve notamment l’âge, le sexe masculin, la présence d’antécédents médicaux et la dépendance au tabac, comme le précise Sud Info.

10:10 - Le cancer, facteur de décès aggravant du coronavirus

Des experts ont dévoilé des nouvelles conclusions sur le coronavirus après leurs recherches, comme le rapporte le média belge Sud Info. La nouvelle étude, publiée jeudi 28 mai, indique notamment que les personnes souffrant d’un cancer ont un risque deux fois plus élevé de mourir du Covid-19, comparativement aux personnes non cancéreuses. Les chercheurs se sont fondés sur des données concernant 900 patients souffrant d’un cancer, répartis aux États-Unis, au Canada et en Espagne. Plus le cancer a atteint un stade avancé et plus le risque de mourir du coronavirus est grand. 

10:07 - Le point dans les Hauts-de-France

Région passée du rouge au vert, la région Hauts-de-France présente un bilan encourageant, selon les dernières données de Santé publique France. Malgré 1 716 décès enregistrés à l'hôpital depuis le début de l'épidémie (+ 12 en 24 heures), 27 personnes sont sorties de l'hôpital et le nombre de patients en réanimation diminue également. Ce jeudi, ils étaient 131 contre 150 lundi dernier.

09:54 - Le protocole sanitaire ne sera pas allégé dans les écoles

Jean-Michel Blanquer a prévenu ce vendredi matin sur Franceinfo que le protocole sanitaire ne sera pas allégé, même avec l'assouplissement des mesures du déconfinement mis en place à partir du 2 juin. "Si nous allégeons le protocole sanitaire, ce sera pour la rentrée de septembre", a précisé le ministre de l'Education.

Et aussi

Quels sont les nouveaux clusters du Covid-19 en France ?

Alors que le déconfinement a débuté lundi 11 mai en France, la fameuse seconde vague est redoutée. Si, pour l'instant, la levée des restrictions du confinement ne se traduit pas forcément dans les chiffres émanant des hôpitaux, des nouveaux foyers de contaminations, des "clusters", sont nés :

  • Nantes (Pays-de-la-Loire). Le centre d’hébergement de Mellinet, qui vient en aide aux personnes précaires, a détectée 16 cas positifs sur une centaine de tests puis trois autres lors d'une seconde série de tests effectués sur 81 autres personnes. Un autre cluster de type familial cette fois a été repéré Nantes, avec trois personnes testées positives dans trois familles différentes qui partageaient le même hébergement.
  • Grand Est. Huit nouveaux foyers de contaminations ont été identifiés dans la région Grand Est depuis le 11 mai. Quatre départements sont concernés : la Haute-Marne (un cluster), la Moselle (quatre clusters), le Bas-Rhin (deux clusters) et la Meuse (un cluster). Le nombre de cas par cluster s’étend de trois à seize maximum, a précisé Marie-Ange Desailly-Chanson, directrice générale de l’ARS du Grand-Est, lors d'une conférence de presse ce mardi 19 mai. A noter : parmi ces nouveaux foyers de contaminations, on en compte quatre dans des Ehpad, un dans un "établissement sanitaire", un dans "une structure d’aide sociale à l’enfance", un dans un "établissement médico-social pour personnes handicapées" et un dans une "emprise militaire".
  • Les Ulis (Essonne). Un foyer de travailleurs étrangers situé au Ulis, dans l'Essonne, a été identifié comme un nouveau cluster. Trois personnes ont été testées positivement au Covid-19 dernièrement, alors que ce foyer, qui compte 325 locataires, comptabilise désormais douze cas, dont deux morts, deux "chibanis" de 76 et 78 ans, indique France Bleu. Les cas contacts doivent être testés et isolés, a fait savoir l'Agence régionale de santé Ile-de-France.
  • Seine-et-Marne. Un nouveau cluster a été identifié ce mardi 19 mai au sein d'une communauté religieuse de Seine-et-Marne, après la découverte de quatre patients du coronavirus. Une campagne de dépistage a été lancée.
  • Val-de-Marne. Pour la première fois dans le département depuis le déconfinement, un cluster a été identifié. Neuf ouvriers du chantier de désamiantage du lycée Georges-Brassens, à Villeneuve-le-Roi, ont été testés positifs au coronavirus. Une grand campagne de dépistage a déjà été lancée.
  • Les Herbiers (Vendée). Après le site maître Coq des Essarts, une autre entreprise de l’agroalimentaire, l’abattoir de la Scabev, a été signalée comme un foyer, avec trois cas confirmés en début de semaine. Les 50 salariés de l’entreprise ont été dépistés mercredi 20 mai et ce sont désormais 11 salariés au total qui sont positifs au coronavirus, soit 8 de plus.
  • Fleury-les-Aubrais (Loiret). 79 personnes travaillant à l’abattoir Tradival, à Fleury-les-Aubrais, ont été contaminées, selon une information de France Bleu dimanche 24 mai. Les premiers résultats des tests ont été livrés vendredi 15 mai, après trois cas de contamination au Covid-19 signalés chez des prestataires de Tradival, auprès de l'Agence Régional de Santé (ARS). Au départ, une trentaine de personnes contaminées étaient recensées. Un chiffre qui a plus que doublé en quelques jours au fur et à mesure des tests.
  • Carmaux (Tarn). Trois cas préoccupants ont été découverts à Carmaux, dans le Tarn, au sein du groupe scolaire Jean-Moulin, la semaine précédent la reprise des cours. Il s'agissait d'un enseignant et de deux employés. 174 tests ont ensuite été menés. Deux autres cas ont été découverts ce qui porte le foyer à  cinq cas positifs au total.
  • Saumur (Maine-et-Loire). 20 personnes ont été dépistées positives au coronavirus au sein du centre hospitalier de Saumur, dont 20 patients et 5 membres du personnel, selon une communication du directeur de l’Agence régionale d’hospitalisation (ARS). Un foyer familial a aussi été détecté avec trois personnes testées positives. Elles avaient fréquenté le service de gériatrie du centre hospitalier.
  • Lannion (Côtes d'Armor). A Lannion un regroupement de cas a été identifié dans l'hôpital de la ville. 500 tests ont été menés et 50 personnes ont été identifiées comme positives, 27 professionnels et 23 patients, selon un bilan communiqué le 14 mai. Tous ces cas ont été hospitalisés ou confinés.
  • Saint-Brieuc (Côtes-d'Armor). Un nouveau cluster a été détecté ce vendredi 15 mai après un signalement au sein de l'abattoir du groupe Kermené qui a été transmis le 13 mai à l'ARS par le Centre hospitalier de Saint-Brieuc, relatif à un patient diagnostiqué Covid-19. Ce dimanche, l'ARS annonce que 69 personnes sont positifs au coronavirus, soit 63 de plus après les 6 premiers cas détectés dans la semaine. L'ARS indique qu'une nouvelle campagne de dépistage se déroulera ce mardi.
  • Les Essarts-en-Bocage (Vendée). La Vendée est passée sous surveillance de l'Agence régionale de Santé après la découverte de plusieurs cas positifs dans une entreprise d’abattage de volailles, l’usine Arrivé (Maître Coq) située aux Essarts-en-Bocage. L’initiative de tester ces salariés avait été prise après la découverte de neuf cas positifs au sein de l'abattoir sur une durée de cinq semaines, à partir du 1er avril. Selon la préfecture, onze salariés ont été testés positifs, mais l'ARS n'a détecté "aucune chaîne de contamination au sein même de l’entreprise".
  • Clamart (Hauts-de-Seine). Un salarié d'un foyer pour jeunes travailleurs, contaminé au coronavirus, a provoqué un dépistage massif du personnel et des résidents. Selon les résultats des analyses tombées vendredi 8 mai, sept jeunes asymptomatiques ont été testés positifs au Covid-19 ainsi qu'un agent.
  • Chauvigny (Vienne). Quatre membres du personnel du collège Gérard-Philipe de Chauvigny ont été testés positifs au Covid-19, a fait savoir le directeur général de l'ARS de Nouvelle-Aquitaine samedi 9 mai. Un nouveau cas de coronavirus a été détecté ce mardi 12 mai dans la commune. Il s'agit d'une enseignante testée positive alors qu'un plan de dépistage a été lancé.
  • Loudun (Vienne). Un nouveau "cluster" à l'hôpital de Loudun, dans la Vienne, a été identifié. Vingt-trois cas de coronavirus, dont 13 parmi le personnel, y ont été recensés à l'issue d'une opération de dépistage réalisée sur 280 personnes dont les résultats ont été communiqués samedi 23 mai. 
  • Eglise-Neuve-de-Vergt (Dordogne). En Dordogne, un homme, atteint du coronavirus, a assisté à des obsèques dans la commune d'Eglise-Neuve-de-Vergt, fin avril. Au total, 127 personnes, issues de la communauté portugaise, ont été dépistées, et 103 résultats sont parvenus. Neuf cas de Covid-19 sont pour l’instant confirmés. Il n'y a aucun état grave, assure l'ARS Nouvelle-Aquitaine. 12 autres personnes liées à ce foyer ont été dépistées jeudi 14 mai. Les résultats se sont révélés encourageants : les tests sont tous négatifs.
  • Tours (Indre-et-Loire). Selon l’Agence régionale de Santé, un nouveau foyer de contamination au coronavirus a été identifié dans la résidence universitaire Grandmont, à Tours. Six étudiants de cette résidence ont été testés positifs, un septième est toujours en attente de ses résultats. "Tous ces étudiants ont été relogés par le CROUS Orléans-Tours, placés en isolement, et sont suivis par le service de santé universitaire", a précisé l’ARS dans un communiqué ce vendredi. Au total ce sont 183 personnes qui sont actuellement testées.
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