DIRECT. Coronavirus en France : le dernier bilan, des rebonds soudains préoccupants

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DIRECT. Coronavirus en France : le dernier bilan, des rebonds soudains préoccupants CORONAVIRUS. Au niveau mondial, plus de 160 000 nouveaux cas quotidiens sont rapportés depuis une semaine. Un chiffre qui inquiète d'autant plus que la Covid-19 semble réapparaître de manière singulièrement localisée en France. De nouvelles stratégies de tests pourraient permettre d'anticiper ou maîtriser l'explosion des petits foyers.

Combien de cas et de morts du coronavirus en France ? Dernier bilan

Le dernier bilan de l'épidémie de coronavirus en France a été communiqué mercredi 1er juillet par Santé publique France. Voici selon les données des autorités, la situation sanitaire en France ce mercredi soir :

  • 165 719 cas confirmés par PCR, soit 918 de plus
  • 29 861 décès au total (Ehpad compris), soit 18 de plus
  • 19 364 décès à l'hôpital, soit 18 de plus
  • 10 497 décès dans les Ehpad, soit 9 de plus (dernière mise à jour mardi 30 juin)
  • 8 336 hospitalisations en cours, soit 200 de moins
  • 582 personnes actuellement en réanimation, soit 20 de moins
  • Taux de positivité des tests : 1,4%
  • 91 clusters en cours d'investigation, soit 3 de plus
  • 2 départements en vulnérabilité élevée (Guyane et Mayotte)

NB : les données relatives aux personnes hospitalisées et en réanimation présentées ci-dessus correspondent au nombre de patients en cours de soins et non au cumul depuis le début de l'épidémie. En cumul, on enregistre 104 713 hospitalisations. De même, l'évolution des hospitalisations et des cas en réanimation en 24 heures correspond à des chiffres net, tenant compte des guérisons et des décès. Dans les dernières 24 heures, en brut, 106 hospitalisations de plus ont été enregistrées et 17 admissions en réanimation.

Des résurgences soudaines du Covid en France

Les autorités publiques et sanitaires ne cessent de le rappeler : l'épidémie de coronavirus en France est sous contrôle, mais il est impératif de rester extrêmement vigilant sur l'éventualité, considérée comme très probable, d'une seconde vague. La prudence est d'autant plus grande que la résurgence de la maladie semble se faire de manière soudaine et explosive sur des territoires très localisés, avec une logique très prononcée de "foyers épidémiques". L'ARS de Normandie est d'ailleurs sur le qui-vive et alerte sur des manifestations très surprenantes de la maladie. Dans la région, le R0, qui correspondant au nombre de personnes qu’un malade positif contamine, est un peu redescendu, mais il reste nettement au-dessus de 1, à 1,37. Et les situations sont très disparates : comme le rapporte Le Parisien, l'agglomération de Rouen concentre à elle seule 7 des 19 foyers épidémiques de la région et 75 % de la vingtaine de nouveaux cas quotidiens déclarés en Normandie. Au total, autour de 80 "clusters" sont surveillés de près en France, ont 40% avec une "criticité élevée".

Une campagne de tests "au hasard" en Ile-de-France

Comment faire face à la manière dont revient, localement le coronavirus ? Ce mercredi 1 juillet sur France Info, Martin Hirsch, le patron de l'AP-HP, a bien insisté sur le fait que les médecins hospitaliers se préparaient à un rebond de l'épidémie et qu'ils étudiaient avec précision comment la maladie évoluait. "Pas passivement comme les surfeurs qui attendent la vague dans le dos", a-t-il assuré, mais au contraire, de manière pro-active et en cassant les premières dynamiques d'une résurgence. En Ile-de-France d'ailleurs, une grande campagne de tests, expérimentale, a débuté, avec pour objectif de mieux cerner le virus. Des médecins sont donc mobilisés pour testés "massivement" dans les territoires où une réapparition soudaine, même limitée, du Covid. Sont testées, donc, dans ce dispositif, des personnes ne présentant aucun symptômes. Une stratégie qui pourrait permettre d'identifier des "clusters dormants", mais qui suscitent quelques réserves dans les rangs des spécialistes. Auprès du Parisien, le président du Syndicat national des biologistes se montre sceptique : "Avant, il y avait un chemin cohérent : on dépistait un cas symptomatique, puis les 20 à 25 personnes autour de lui s'il était positif. Cela avait du sens. Désormais, c'est comme chercher une aiguille dans une botte de foin. L'avenir nous dira si procéder ainsi, au hasard, y compris géographique, a un effet sur la circulation du virus…", dit-il.

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23:46 - Roselyne Bachelot tacle Agnès Buzyn au sujet du stock de masques

FIN DU DIRECT - Décidément, Roselyne Bachelot n'a pas mâché ses mots ce mercredi à l'Assemblée nationale. Tout le monde en a pris pour son grade. Si l'ex-ministre s'en est pris aux élus et médecins qui se lamentaient de ne pas avoir de masques ou de blouses pendant la crise, Agnès Buzyn n'a pas été épargnée non plus. Alors que la candidate malheureuse à la mairie de Paris avait assuré mardi à l'Assemblée que la gestion des stocks n'était pas de son ressort, Roselyne Bachelot a fait part d'un tout autre avis. "Est-ce qu'être ministre c'est être au courant de tout ? Oui. Si on n'est pas au courant de quelque chose, s'arranger pour le savoir, c'est-à-dire tancer son directeur de cabinet pour que les renseignements vous parviennent dans l'heure (...). Quand on est en charge de l'État et d'un ministère, il faut tout connaître, bien sûr", a-t-elle estimé. 

23:27 - L'AP-HP accuse Didier Raoult de "faux témoignage"

Si Didier Raoult était loin de faire consensus, il se retrouve aujourd'hui dans le viseur de l'AP-HP et plus particulièrement dans celui du directeur de l'Assistance publique - Hôpitaux de Paris, Martin Hirsh. Si lors de son audition par l'Assemblée nationale au sujet de la gestion de la crise le professeur autant adulé que critiqué depuis plusieurs mois a fait couler beaucoup d'encre, Martin Hirsh a également sorti sa plume à la suite de son intervention très médiatisée. Le directeur de l'AP-HP a ainsi adressé un courrier au président de l'Assemblée nationale pour contester deux passages de l'audition de Didier Raoult, rapporte notamment Ouest-France. L'un des passages concerne son estimation des taux de décès de malades en réanimation. L'autre est au sujet du patient chinois de 80 ans, qui fut le premier à décéder du coronavirus en Europe. Il avait été hospitalisé à Paris. "Ces déclarations, qui mettent gravement en cause l'AP-HP, faites sous serment, me semblent s'apparenter à un faux témoignage", accuse Martin Hirsh.

23:02 - L'épidémie de coronavirus nous aura-t-elle permis d'être fin prêts pour les prochaines pandémies ?

Roselyne Bachelot a sa petite idée sur le sujet. Lors de son audition mercredi à l'Assemblée nationale, l'ancienne ministre de la Santé a en effet tenu à mettre en garde les députés : "Aucune pandémie ne ressemble à une autre !" Pour elle, ce n'est pas de procédures dont nous avons besoin, mais d'outils. Voilà qui est dit. 

22:46 - "Qu'est-ce que c'est que ce pays infantilisé ? Il faut se prendre en main !" : le coup de gueule de Bachelot

Également auditionnée à l'Assemblée nationale ce mercredi, l'ancienne ministre de la Santé, Roselyn Bachelot, n'a pas manqué de dénoncer l'inaction de certains élus ou médecins qui disaient manquer des matériels lors de la pandémie de coronavirus. "J'ai été frappée par un certain nombre de choses", a tout d'abord remarqué l'ex-ministre. Et de s'agacer : "Dans le pays de Pasteur, qu'est-ce que c'est que cette médecine où on ne croit plus à l’aseptise ? [...] Qu'est-ce que c'est que ce pays infantilisé ? Il faut quand même un peu se prendre en main dans ce pays ! C'est ça la leçon qu'il faut tirer." Retrouvez la séquence qu'il ne fallait pas manquer ci-dessous :

22:25 - Masques : "On m'a dit qu'il n'y a pas de date de péremption", assure Marisol Touraine

Auditionnée par l'Assemblée nationale sur la gestion de la crise du coronavirus ce mercredi, l'ancienne ministre de la Santé, Marisol Touraine, en poste entre 2012 et 2017, a assuré que la question des masques ne lui avait jamais été remontée malgré les très nombreuses réunions lors desquelles les stocks ont pu être abordés. L'ex-ministre a également déclaré qu'il lui avait été assuré qu'"il n'y a pas de date de péremption sur les masques" et qu'avec 730 millions alors en stock, la France était en mesure de faire face. 

22:04 - Combien de clusters ont-ils été répertoriés depuis le 9 mai ?

Si 91 clusters sont en cours d'investigation ce mercredi, depuis le 9 mai, soit à peu près le début du déconfinement, pas moins de 304 clusters ont été enregistrés sur le territoire français.

21:44 - Les entreprises appelées à prévoir 10 semaines de stocks de masques pour la rentrée

"Il y a quand même un risque de re-circulation du virus" à la rentrée, a déclaré la secrétaire d'État auprès du ministre de l'Économie et des Finances Agnès Pannier-Runacher ce mercredi. Pour ne pas reproduire les erreurs passées et afin de se préparer pour faire face à une éventuelle deuxième vague, les entreprises sont donc appelées à faire des stocks de masques. Elles sont également invitées à privilégier les masques "made in France". 

21:28 - Quels sont les propos reprochés à Didier Raoult par l'AP-HP ? (2/2)

Le second propos dénoncé dans la lettre du directeur de l'AP-HP, Martin Hirsch, envoyée au président de l'Assemblée nationale après l'audition de Didier Raoult, concerne le cas du patient chinois de 80 ans mort en France, à Paris, au tout début de l'épidémie sur le territoire. Selon Didier Raoult, ce touriste se serait présenté dans un premier temps à l'hôpital de la Pitié-Salpêtrière où il aurait été renvoyé chez lui avant de revenir "7 jours après" pour venir "mourir dans un hôpital". Faux, assure Martin Hirsch pour qui "le seul patient chinois de 80 ans auquel peut faire référence le Pr Didier Raoult a été admis le 25 janvier 2020 à l’hôpital européen Georges Pompidou" et "n’a jamais été renvoyé chez lui". L'homme en question a par la suite été transféré dans un autre établissement, "l’hôpital Bichat, centre national de référence", rappelle Martin Hirsch, qui précise encore que c'est là-bas qu'il a été rejoint par sa fille, également malade. Celle-ci a en revanche pu être guérie. 

21:07 - Quels sont les propos reprochés à Didier Raoult par l'AP-HP ? (1/2)

Un "faux témoignage". C'est ainsi que Martin Hirsch qualifie les propos du professeur Didier Raoult lors de son audition à l'Assemblée nationale la semaine dernière. Mais quels sont exactement les points qui posent question ? Le premier concerne une estimation des taux de décès de malades en réanimation. "La mortalité dans les réanimations ici [à Paris, et donc pour l'AP-HP, ndlr.], dans ce travail toujours, est de 43%. Chez nous [à Marseille, ndlr.], elle est de 16%", a annoncé Didier Raoult devant la commission, affirmant se baser sur "un travail" disponible en ligne, et sans donner davantage de précisions sur sa source. Et le professeur de renchérir : "Le soin est passé au second plan." Martin Hirsch dénonce dans sa lettre envoyée au président de l'Assemblée nationale le 26 juin ce chiffre. "Nous n’avons aucune donnée qui place à 43% la mortalité dans les réanimations de l’AP-HP", assure-t-il, sans préciser toutefois à combien se monte le taux en question selon lui. 

20:53 - La Guyane et Mayotte restent vulnérables

Il est un chiffre qui évolue peu depuis près d'un mois. Le nombre de départements considérés comme étant en vulnérabilité élevée. Le chiffre n'a pas bougé du tout. Ils sont toujours au nombre de deux. Les principaux concernés, eux non plus, n'évoluent pas. Mayotte et la Guyane sont toujours considérés comme les départements les plus vulnérables du pays.

20:41 - L'abattoir Holvia Porc, installé à Laval, fermé jusqu'au 3 juillet

Après avoir appris que deux salariés de l'abattoir Holvia Porc, situé à Laval, étaient contaminés au coronavirus, ce mercredi 1er juillet au matin, France Bleu Mayenne rapporte qu'une grande opération de dépistage a été organisée. Pas moins de 60 tests ont été réalisés au cours des dernières heures. Conclusion : 30 salariés sont contaminés. L'agence régionale de santé (ARS) a fait savoir que dans ces conditions, une deuxième série de prélèvements était organisée. En attendant, l'activité de l'abattoir a été suspendue au moins jusqu'à vendredi. Un "vide sanitaire", c'est-à-dire une grosse opération de désinfection et de nettoyage, est actuellement organisé sur place. 

20:26 - Quid des réanimations ?

Si les hospitalisations pour cause de coronavirus continuent de diminuer, il en va de même pour le nombre de patients en réanimation. Mercredi soir, 582 personnes s'y trouvent toujours. Mais c'est 20 de moins que 24 heures plus tôt. Mardi, 602 personnes étaient en effet rapportées comme étant en réanimation. C'était 17 de moins par rapport à la journée de lundi.

20:08 - Le nombre d'hospitalisations continue de chuter

De 8 536 mardi, on est passé à 8 336 hospitalisations ce mercredi. Ce qui signifie que les hôpitaux comptent 200 patients de coronavirus en moins depuis hier. Une nette diminution donc. La veille, 152 hospitalisations en moins avaient déjà été rapportées. 

19:54 - Combien compte-t-on de clusters en cours d'investigation ce 1er juillet ?

91. C'est le nombre de clusters aujourd'hui en cours d'investigation. Trois de plus sont venus s'ajouter à la liste d'attente ce mercredi. Qu'en était-il hier, mardi 30 juin ? Quelle évolution en 24 heures ? 95 clusters étaient en cours d'investigation mardi, soit 6 de plus que lundi. Pour rappel, ces groupes de malades potentiels sont, d'une certaine manière, une bonne chose puisque par leur identification, ils permettent d'être plus facilement surveillés et d'endiguer l'explosion des contaminations.

19:43 - 918 cas de plus en 24 heures

Alors que 541 nouveaux cas étaient rapportés mardi, ce mercredi 1er juillet, selon les chiffres arrêtés à 14 heures et communiqués en début de soirée par Santé publique France, c'est un peu moins du double qui est comptabilisé. 918 nouveaux cas de coronavirus ont été décelés au cours des 24 dernières heures, apprend-on. Ce qui porte à 165 719 le nombre de cas confirmés en France depuis le début de l'épidémie.

19:26 - 18 morts de plus en 24 heures

Les chiffres quotidiens viennent d'être dévoilés. Le nombre de décès comptabilisés à ce jour en France s'élève à 29 861. C'est 18 de plus que la veille. À noter néanmoins qu'il s'agit là uniquement des nouveaux morts enregistrés à l'hôpital. Les chiffres des Ehpad ne sont donnés qu'une fois par semaine depuis près d'un mois, les mardis. 

18:48 - Plus de 160 000 nouveaux cas quotidiens depuis une semaine

Les chiffres de l'OMS font froid dans le dos. Lors d'une nouvelle conférence de presse virtuelle, le directeur général de l'OMS, Tedros Adhanom Ghebreyesus, a affirmé que "depuis une semaine, le nombre de nouveaux cas dépasse les 160 000 par jour". Et alors que la France continue de déconfiner tranquillement, la pandémie bat, elle, toujours son plein. En témoigne cet autre chiffre marquant dévoilé par le patron de l'Organisation mondiale de la santé : "60% de tous les cas de Covid-19 recensés jusqu'à présent ont été signalés au cours du mois dernier", a encore fait savoir Tedros Adhanom Ghebreyesus.

18:32 - "Un scénario digne d'un film" : le poignant témoignage d'un survivant du coronavirus

Dans les colonnes du Parisien, l'un des premiers grands malades du coronavirus témoigne de sa mésaventure. Placé dans le coma trois jours après être entré à l'hôpital de Compiègne (Oise) pour ce qu'il croyait être une vilaine grippe, il s'est réveillé quatre semaines plus tard à Amiens (Somme). "Un scénario digne d'un film", commente ce survivant du coronavirus qui a tout de même perdu 17 kg dans la bataille. S'il en a repris 12 depuis, le retour à la vie normale n'aura pas été un long fleuve tranquille. "Les infirmières du service réanimation, à Amiens, m'ont brièvement dit où je me trouvais et pourquoi j'étais là. Je n'ai pas réagi. Pendant plusieurs jours, ma femme a voulu m'expliquer ce qui se passait. Elle m'a montré l'attestation de déplacement liée au confinement, mais je n'y croyais pas. Je l'ai traitée de menteuse…", raconte-t-il. Outre sa santé physique, son moral et plus généralement sa santé psychologique n'en sont pas sortis indemnes. Une fois par mois, Jean-Pierre est suivi par un psychologue. "Je vois la vie autrement", confie-t-il aujourd'hui.

18:17 - Pourra-t-on bientôt aller en Chine ?

Alors que depuis ce mercredi 1er juillet l'Union européenne a rouvert ses frontières avec 15 pays, le cas de la Chine est encore en suspens. Et pour cause, si l'UE était favorable à l'accueil de ressortissants chinois sur son territoire, elle avait tout de même posé une condition : que l'empire du Milieu rétablisse également l'entrée des ressortissants européens sur son territoire. Comme le rapporte franceinfo, la Chine a donné une première réponse favorable à cette requête, même si plusieurs points restent encore à éclaircir. En effet, si elle promet de rétablir l'entrée des Européens, elle n'a pour l'heure toujours pas précisé quand elle comptait le faire. Affaire à suivre donc...

18:00 - Cinq jour de traitement avec du Remdesivir coutera 2 340 dollars

Un traitement de cinq jours avec du Remdesivir, un antiviral potentiel contre le Covid-19, aura un coût de 2 340 dollars (soit 2076 euros). La société détentrice du brevet a estimé que cette somme est "largement accessible" car le traitement avec Remdesivir permettrait d'économiser en moyenne 12 000 dollars par patient.

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