DIRECT. Coronavirus : le dernier bilan, les étrangers d'origine surexposés ?

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DIRECT. Coronavirus : le dernier bilan, les étrangers d'origine surexposés ? CORONAVIRUS FRANCE. Ce mardi, le dernier bilan de l'épidémie fait état de 13 décès supplémentaires liés au Covid-19. Selon une nouvelle étude de l'Insee, le taux de mortalité serait d'ailleurs plus élevé chez les étrangers d'origine en France.

Combien de cas et de morts du coronavirus en France ? Dernier bilan

Le dernier bilan de l'épidémie de coronavirus en France a été communiqué ce mardi 7 juillet, par Santé publique France. À noter, le nombre de décès enregistré dans les Ehpad est inférieur à celui communiqué mardi dernier (10 497 morts contre 10 476 morts ce mardi), sans toutefois qu'une explication ait été communiquée sur cette différence. Selon les données de Santé publique France, le bilan de ce mardi 7 juillet est donc le suivant  :

  • 16 8810 cas confirmés par PCR, soit 475 de plus
  • 29 933 décès au total, soit 13 de plus
  • 19 457 décès à l'hôpital, soit 34 de plus
  • 10 476 décès en Ehpad, soit 21 de moins
  • 7594 hospitalisations en cours, soit 256 de moins
  • 538 personnes actuellement en réanimation, soit 10 de moins
  • 77 655 personnes sorties de l'hôpital, soit 336 de plus
  • Taux de positivité des tests : 1,3%
  • 86 clusters en cours d'investigation, soit 4 de plus
  • 2 départements en vulnérabilité élevée (Guyane et Mayotte)

NB : les données relatives aux personnes hospitalisées et en réanimation présentées ci-dessus correspondent au nombre de patients en cours de soins et non au cumul depuis le début de l'épidémie. En cumul, on enregistre 105 152 hospitalisations. De même, l'évolution des hospitalisations et des cas en réanimation en 24 heures correspond à des chiffres net, tenant compte des guérisons et des décès. Dans les dernières 24 heures, en brut, 127 hospitalisations de plus ont été enregistrées et 21 admissions en réanimation.

Que dit la nouvelle étude de l'Insee sur la mortalité en France ?

Une nouvelle étude de l'Insee portant sur la mortalité liée au coronavirus en France livre des résultats aussi inédits qu'instructifs ce mardi 7 juillet. Selon cette étude, la surmortalité a atteint +25% en mars et avril 2020, autrement dit en plein coeur de l'épidémie, avec 129 000 décès enregistrés toutes causes confondues contre 102 800 pour la même période en 2019. Et la surmortalité des personnes nées à l'étranger. Elle s'élève en effet à +48% pour les personnes nées à l'étranger contre +22% pour les personnes nées en France. La mortalité est notamment beaucoup plus forte pour les personnes nées en Afrique, notamment au Maghreb (8300 décès) et en Asie (1600 décès), indique encore l'institut de statistiques. Selon l'Insee, la zone d'habitation et la taille des logements serait en cause, comme les professions de ces populations. Des "travailleurs clés" qui ont souvent poursuivi leur activité pendant le confinement (personnels de santé, pompiers ou forces de l'ordre, agents des transports publics, livreurs, agents de nettoyage...). L'utilisation des transports en commun est ainsi un autre facteur qui aura joué sur l'exposition de ces personnes au Covid-19 en particulier en Ile-de-France, région la plus fortement touchée par le Covid-19 (+92% de décès en mars-avril).

Des nouveaux foyers de contamination ont-ils été détectés à Lyon et Bordeaux ?

Ce mardi 7 juillet, l'inquiétude grandit par ailleurs à Lyon alors que six cas de Covid-19 ont été détectés au sein du groupe scolaire Gilbert-Dru (élémentaire et maternelle), situé dans le 7e arrondissement. L’agence régionale de santé Auvergne-Rhône-Alpes a mis en place un protocole pour isoler plusieurs dizaines d’élèves et de personnels de l'école qui devront respecter quatorze jours d’isolement, jusqu’au 13 juillet. Le dépistage de 450 personnes par test RT-PCR est aussi requis et toutes sont incitées "à respecter les mesures d’isolement pendant quatorze jours après le dernier contact, jusqu’au 13 juillet, même si les résultats des dépistages sont négatifs, des symptômes pouvant survenir jusqu’au 14e jour après l’exposition". Des cas de coronavirus ont aussi été recensés récemment aux abords de la capitale des Gaules, dans des écoles de Vénissieux, Villeurbanne et Saint-Fons, indique Le Monde.

Fin juin, un cluster a été identifié dans la métropole bordelaise. A l’issue d’une campagne de tests PCR, la majorité des 23 "cas contacts" n’ont pas été contaminés. Toutefois, lundi 6 juillet un nouveau cas positif s’est signalé auprès de l’ARS de Gironde. La personne contaminée a indiqué avoir été en contact avec 23 personnes. "Toutes les mesures sont engagées depuis hier, avec préconisations de confinement et dépistages, explique Olivier Serre, directeur de l’ARS en Gironde. Dans l’attente des résultats, une équipe s’assure que les personnes vont bien et respectent les préconisations. L’objectif est de casser la chaîne", a fait savoir l’ARS.

Le coronavirus peut-il se transmettre plus facilement par l'air ?

C'est dans ce contexte que des scientifiques alertent sur "la transmission aérienne du Covid-19". Dans une lettre publiée dans la revue Clinical Infectious Diseases d'Oxford, deux chercheurs, Lidia Morawska de l'université de Queensland (Australie) et Donald Milton de l'université du Maryland, s'adressent directement à l'Organisation mondiale de la santé, à "la communauté médicale et les organismes nationaux et internationaux compétents" pour les exhorter à "reconnaître le potentiel de transmission aérienne du Covid-19". Ce texte, co-signé par plus de 230 scientifiques internationaux, veut démontrer que le coronavirus se transmet par suspension de particules virales dans l'air, et non seulement par la projection de gouttelettes (par la toux, l'éternuement et la parole) sur le visage d'autrui ou des surfaces. "Il y a un risque important d'inhalation de virus contenus dans des gouttelettes respiratoires microscopiques (microgouttelettes) à des distances courtes et moyennes (jusqu'à plusieurs mètres, de l'ordre de l'échelle d'une pièce)", assurent les auteurs qui prônent "le recours à des mesures préventives pour empêcher cette voie de transmission aérienne". Alors que le déconfinement est à l'oeuvre dans plusieurs pays, les experts conseillent, de mieux ventiler les espaces de travail, les écoles, les hôpitaux et maisons de retraite, et d'installer des outils de lutte contre les infections tels que des filtres à air sophistiqués et des rayons ultraviolets spéciaux qui tuent les microbes dans les conduits d'aération. "Nous espérons que notre déclaration fera prendre conscience que la transmission par voie aérienne de COVID-19 est un risque réel et que les mesures de contrôle, telles que décrites ci-dessus, doivent être ajoutées aux autres précautions prises, pour réduire la gravité de la pandémie et sauver des vies", concluent les auteurs.

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22:06 - L'Académie de médecine recommande de surveiller les eaux usées

Après que des traces du coronavirus ont été retrouvées dans les eaux usées, l'Académie de médecine a conseillé ce mardi de surveiller systématiquement ce virus dans les stations d’épuration en France. Dans un communiqué, l'institution a souligné que des recherches montrent que la quantité de traces du virus, "rapidement inactivé dans l’eau", « est corrélée à la courbe épidémique, précédant l’arrivée de la vague, suivant son ascension et diminuant fortement avec sa régression".

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21:24 - La Direction générale de la Santé appelle à la prudence

Ce mardi, dans une interview au Figaro, le directeur général de la Santé, Jérôme Salomon a estimé qu'il "faut se préparer à une reprise de l’épidémie (de coronavirus), voire à une deuxième vague". "Nous ne savons pas tout sur le comportement saisonnier de ce virus qui circule toujours. Nous faisons tout pour tirer toutes les leçons de la première vague et anticiper au mieux avec l’ensemble des acteurs. Tous les services de l’État, les professionnels, les acteurs de terrain sont mobilisés pour gérer les clusters actuels et anticiper un rebond épidémique cet automne ou cet hiver", a-t-il précisé.

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19:46 - Va-t-on bientôt dépister le Covid-19 avec le souffle ? 

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19:27 - Le bilan de l'épidémie de coronavirus en France de ce mardi

Ce mardi, selon les données de Santé publique France, 7 594 personnes sont toujours hospitalisées pour une infection au coronavirus, dont 538 dans les services de réanimation. 127 patients ont été admis dans les dernières 24 heures et 21 nouveaux cas graves ont été enregistrés. Enfin, 13 personnes sont décédées des suites du Covid-19 dans les dernières 24 heures.

19:00 - L'inquiétude d'un retour du coronavirus en hiver

Le coronavirus réapparaîtra-t-il en hiver à l'image d'une grippe saisonnière ? Le recul du virus en Europe constaté en ce début d'été relance cette hypothèse. "Il est en train de s'installer dans les pays où c'est habituellement la saison grippale, où il fait froid. Cela nous dit qu'à moyen terme, quand il recommencera à faire froid dans l'hémisphère nord, le virus reviendra", a expliqué Arnaud Fontanet, épidémiologiste à l'Institut Pasteur et membre du Conseil scientifique.

18:44 - Pourquoi de telles disparités de décès entre les étrangers d'origine et les Français d'origine ?

Selon les chercheurs de l'Insee, à l'origine d'une étude sur le sujet, le taux de mortalité plus élevé des étrangers d'origine est notamment lié à la densité de population des territoires. "La hausse du nombre de décès pendant la période de pandémie de coronavirus a été nettement plus forte dans les territoires les plus densément peuplés […] Or les personnes nées en Afrique et en Asie résident environ deux fois plus souvent dans ce type de territoire", expliquent-ils.

18:31 - Tom Hanks s'insurge contre les comportements qu'il juge irresponsables

Dans une vidéo publiée sur Twitter, l'acteur américain Tom Hanks s'est montré très dur concernant les personnes qui ne respectent pas les gestes barrières pour lutter contre la propagation du coronavirus. "Que ça nous plaise ou non, on est tous ensemble là-dedans. (…) Si vous n'êtes pas capables [de porter un masque, de vous laver les mains et de respecter la distanciation sociale], eh bien, je n'ai pas beaucoup de respect pour vous", a déclaré l'acteur.

18:14 - Quelles sont les villes concernées par la surmortalité des étrangers d'origine ?

Alors qu'une étude sur l'épidémie de coronavirus, publiée ce mardi par l'Insee, a révélé que le taux de mortalité des personnes nées à l'étranger était plus important que celui des personnes nées en France, cette même étude souligne également que Créteil est la ville la plus touchée par cette hausse des décès liée au Covid-19. Dans la commune, la mortalité des étrangers d'origine a augmenté de 113%, contre 35% pour les Français d'origine. Suivent Gonesse dans le Val-d'Oise, le XVIIIe arrondissement de Paris, Saint-Denis (Seine-Saint-Denis) et Le Kremlin-Bicêtre (Val-de-Marne).

17:55 - Jair Bolsonaro testé positif

Le président Brésilien, Jair Bolsonaro, a été testé positif au Covid-19. Lundi, il avait annoncé sur CNN Brésil présenter des symptômes de la maladie, notamment une fièvre de 38°C. Depuis le début de l'épidémie, le chef d’Etat minimise l’impact du nouveau coronavirus et s’est plusieurs fois affiché sans masque lors d’événements publics.

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Une 2e vague de coronavirus cet été ou à l'automne ?

Les indicateurs du coronavirus en France semblent pour leur part toujours au vert. Toutefois, le spectre d’une seconde vague menace. Sur France Inter, ce lundi 6 juillet 2020, Arnaud Fontanet, épidémiologiste à l'Institut Pasteur et membre du Conseil scientifique, a averti "qu’à moyen terme, quand il recommencera à faire froid dans l'hémisphère nord, le virus reviendra." Selon lui, "ce qui se passe dans l'hémisphère sud est extrêmement inquiétant", avec "une montée de l'épidémie très forte dans les pays qui sont aujourd'hui en période hivernale : l'Australie, Madagascar, l'Afrique du Sud". Le scientifique est aussi préoccupé par le regain de l'épidémie en Espagne qui doit selon lui être un "signal d'alerte" pour la France. "L'Espagne est un pays qui a vécu une épidémie très similaire à celle de la France, d'une violence extrême début mars, avec un confinement très strict qui a bien marché. Ils ont vraiment réussi à contrôler la circulation du virus comme la France l'a fait. Et pourtant, ils se retrouvent maintenant avec des nouveaux foyers qui les obligent à repasser à des confinements qui cette fois-ci sont localisés", a-t-il souligné. Plus pessimiste encore, le professeur Eric Caumes, chef du service des maladies infectieuses à l’hôpital de la Pitié-Salpêtrière, craint, dans Le Parisien, "une seconde vague dès cet été". Pour cet autre spécialiste, la chaleur ne change pas grand chose au problème : "en Amérique, en Guyane, l'épidémie flambe alors qu'il fait 35 degrés". "Le fait d'être en extérieur, l'été, réduit un peu la circulation du virus mais pas dans de grandes proportions", précise ce dernier, qui voit lui aussi les reconfinements en Espagne, au Portugal ou en Angleterre comme un "avertissement". Eric Caumes estime qu'en "France, nous sommes d'un grand laxisme". "On traite le virus avec mépris, on se fera rattraper", prédit le médecin qui ajoute que dans son hôpital, l'unité Covid est déjà "pleine". "J'ai été obligé d'en ouvrir une autre en début de semaine dernière".

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