DIRECT. Coronavirus en France : 213 décès dans le bilan de ce samedi, vives inquiétudes sur les fêtes

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DIRECT. Coronavirus en France : 213 décès dans le bilan de ce samedi, vives inquiétudes sur les fêtes COVID FRANCE. Même si le virus continue de circuler en France, les derniers indicateurs de l'épidémie montrent que la courbe commence à s'infléchir. Les inquiétudes restent vives toutefois à l'approche des fêtes de fin d'année, synonymes de retrouvailles en famille.

Combien de cas et de morts du coronavirus en France ? Dernier bilan

Selon le bilan de l’épidémie de coronavirus, communiqué ce samedi 28 novembre par Santé publique France, 12 580 cas supplémentaires ont été enregistrés ces dernières 24 heures. Le nombre de décès à l’hôpital est en hausse, avec 213 morts de plus. Les nouvelles hospitalisations et les entrées en réanimation sont, elles, en baisse. Les derniers chiffres :

  • 2 208 699 cas confirmés (Ehpad compris), soit 12 580 cas de plus (11 082 cas confirmés par PCR et 1 498 cas confirmés par test antigénique)
  • 116 240 cas en Ehpad (chiffre mis à jour ce soir) 
  • 52 127 décès au total (Ehpad compris), soit 213 de plus 
  • 35 725 décès à l'hôpital, soit 213 de plus 
  • 16 402 décès en Ehpad, soit 564 de plus depuis mardi
  • 28 168 hospitalisations en cours, soit 480 de moins
  • 3 777 personnes actuellement en réanimation, soit 106 de moins 
  • 973 nouveaux admis à l'hôpital (-495) et 122 en réanimation (-84) 
  • 161 137 personnes sorties de l'hôpital, soit 1 222 de plus 
  • Taux de positivité des tests : 11,4%, soit -0,3 point de moins 

NB : les données relatives aux personnes hospitalisées et en réanimation présentées ci-dessus correspondent au nombre de patients en cours de soins et non au cumul depuis le début de l'épidémie. Concernant les évolutions, il faut distinguer le solde 'net', autrement dit l'évolution tenant compte des entrées, mais aussi des sorties et des décès, des nouveaux admis ('brut') présentés juste en dessous. 

L'essentiel

Alors que l'épidémie de coronavirus est désormais en train de refluer assez nettement (voir le dernier bilan et tous les chiffres), la question d'un nouveau rebond du virus voire d'une troisième vague est posée. Les petits commerces peuvent rouvrir dès ce week-end, dimanche compris, ce qui laisse augurer une forte affluence avec les achats de Noël qui débutent. Les déplacements sont désormais autorisés dans un rayon de 20 km et pendant trois heures. Si la situation sanitaire continue de s'améliorer, le confinement sera levé le 15 décembre pour être remplacé par un couvre-feu national, avec une exception pour les soirées du 24 et du 31 décembre. L'inquiétude porte donc désormais sur les fêtes de Noël et du jour de l’an, synonymes de rassemblements en famille et entre amis et donc propices à une circulation accrue du SARS-Cov-2 selon plusieurs spécialistes. Lors d’une conférence de presse jeudi, Jean Castex a appelé les Français à "limiter le nombre de personnes à table" et à "éviter les rassemblements trop nombreux" pour ces fêtes. Devant le bureau exécutif du parti de la majorité, Jean Castex aurait qualifié ces rassemblements d’"usines à Covid". Les médecins et le gouvernement seraient particulièrement préoccupés par la Saint-Sylvestre où des "assemblées plus larges" sont redoutées. Suivez les dernières infos sur l'épidémie en France ci-dessous...

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19:03 - Les scientifiques alertent sur une possible troisième vague

[Fin du direct] Les retrouvailles lors des fêtes de fin d’année pourraient provoquer un regain de l’épidémie de Covid-19 et entraîner une troisième vague dès le mois de janvier. Cette idée d’une nouvelle vague épidémique a été évoquée par le chef des urgences à l'Hôpital européen Georges Pompidou, Philippe Juvin, au micro de RTL. "Il faut s'y préparer", a-t-il déclaré. "La première chose que nous avons devant nous, ce sont les réveillons, qui sont des usines à Covid", s’est par ailleurs inquiété Jean Castex lors de sa conférence de presse, jeudi.

18:02 - La Haute-Savoie reste le département le plus touché de France

Comme l’a indiqué Jean-Yves Grall, directeur de l’Agence régionale de santé (ARS), "la Haute-Savoie reste le département de France le plus touché par le coronavirus, avec un taux d’incidence encore élevé à 361 (pour 100 000 habitants), et un taux de positivité qui décroît certes, mais qui est encore de l’ordre de 25 %". La courbe s’infléchit toutefois, avec une diminution de 200 hospitalisations par jour sur la région, et entre 15 à 20 patients en moins pour une infection au Covid-19 en réanimation.

17:01 - Dans le Val-de-Marne, "les sorties dépassent les entrées"

Au 27 novembre, le taux d’incidence du coronavirus dans le Val-de-Marne était de 150 cas pour 100 000 habitants, et le taux de positivité était de 13,6 %. "5 844 patients sont hospitalisés dans la Région. C’est 130 de moins que la veille. Les sorties dépassent désormais les entrées. Là encore, cette tendance s’explique par le confinement. Mais on reste sur des niveaux élevés avec 75 % des capacités de réanimation utilisés en Île-de-France", a expliqué Éric Vechard, directeur départemental de l’Agence régionale de Santé (ARS), à Actu Val-de-Marne.

16:03 - 1 305 personnes hospitalisées en Normandie

Selon l’Agence régionale de santé, le dernier bilan de l’épidémie de coronavirus en Normandie fait état de 1 305 patients hospitalisés, dont 128 en réanimations. Le taux d’incidence est en baisse, avec 104,59 cas de Covid-19 pour 100 000 habitants, contre plus de 135 le mardi précédent. Même constat du côté du taux de positivité des tests, qui s’établit à 10,35 % contre 12,04 % le 24 novembre.

15:10 - La deuxième vague de Covid "n’était pas plus simple à gérer", selon Martin Hirsch 

"Les prémices étaient mi-août. Juin se passe très bien, juillet, il y a des signaux (…), mi-août, on voit que les signaux convergent", raconte le  directeur général de l'AP-HP au micro de BFMTV. Pour Martin Hirsch, la deuxième vague de Covid "n’était pas plus simple à gérer" que la première. "Les difficultés de notre système de santé ont ressurgi pendant la crise. On s’est trop attaché à l’aspect technologique plutôt qu’à l’aspect santé publique. (…) On avait une vision où on déléguait trop la santé à des spécialistes et on oubliait qu’on est tous acteurs de la santé", a-t-il ajouté. 

15:01 - Une situation qui reste "fragile" en Aveyron

En Aveyron, le taux d’incidence du Covid-19 est passé sous la barre des 100 cas pour 100 000 habitants. Malgré cette baisse, la préfète de l’Aveyron, Valérie Michel-Moreaux, a souligné ce samedi la situation "fragile" dans laquelle se trouve le département, et a rappelé que "la vigilance doit rester de mise, surtout à l’approche des fêtes de fin d’année".

14:25 - Les médecins alertent sur les risques des fêtes du Nouvel an 

Sur BFMTV, Antoine Pelissolo, chef de service au CHU de Créteil, indiquait : "Nous sommes surtout inquiets pour les fêtes du 31 décembre parce que c’est là qu’on risque d'avoir des assemblées plus larges". Cette inquiétude est partagée par grand nombre de médecins. Sur Twitter, le médecin Jimmy Mohamed a lui aussi sonné l’alerte sur le 31 décembre, se disant "moins optimiste" par rapport au "risque d'avoir des assemblées plus larges." Autre soignant cité par la chaîne, Rémi Salomon, président de la commission médicale d'établissement de l'AP-HP, sur France 5 : "Le 31, le virus va circuler. Il va circuler plus", a-t-il alerté. 

13:30 - Pour l'OMS, il convient de fêter Noël en petit comité

L'Organisation mondiale de la santé (OMS) préconise de célébrer Noël en petit comité, plutôt que lors de grandes réunions de famille. "C’est incroyablement difficile parce que, particulièrement pendant la période des fêtes, nous voulons vraiment être avec notre famille. Mais dans certains cas, ne pas avoir de réunion de famille est l’option la plus sûre", a estimé la chargée de la gestion de la pandémie à l'OMS, Maria Van Kerkhove.

Quelle est l'évolution du coronavirus en France ?

Jeudi 27 novembre dans la soirée, Santé publique France a publié comme chaque fin de semaine son dernier point épidémiologique hebdomadaire sur l'épidémie pour la semaine 47 (du 16 au 22 novembre 2020). Ces points, plus détaillés que les bilans quotidiens délivrés chaque soir, éclairent chaque semaine un peu plus sur la situation sanitaire dans le pays. En résumé, SPF fait savoir que la circulation du Covid-19 dans le pays a fortement baissé en une semaine. Les nouveaux cas confirmés, les passages aux urgences, les hospitalisations et les nouvelles admissions en réanimation restent élevés, mais baissent également. Voici les points clés à retenir :

  • Baisse importante des indicateurs de circulation du Covid-19. Si une diminution de la circulation du virus avait déjà été observée en semaine 46, elle se confirme en semaine 47. Le taux de positivité est désormais de 13,2% sur l'ensemble de la France métropolitaine, il était de 16,4% la semaine passée (-3,3 points). Cela concerne toutes les classes d'âges, mais les diminutions les plus fortes sont observées chez les 65-74 ans (-4,9 points) et chez les 45-64 ans (- 3,5 points). Le taux d'incidence, ou nombre de cas pour 100 000 habitants, est désormais fixé à 154 (255/100 000 en S46, - 40%). Là encore, toutes les classes d'âges sont concernées, la diminution la plus marquée étant observée chez les 65-74 ans (- 44%), suivie par les 45-64 ans (- 42%).
  • Nouvelle baisse du nombre de nouveaux cas. En semaine 47, 757 584 personnes ont été testées par RT-PCR pour la première fois. De ces tests, 99 812 nouveaux cas ont été rapportés, un chiffre en forte diminution par rapport à la semaine précédente (165 230 en semaine 46, soit une baisse de -40%). Santé publique France note également la poursuite de la diminution rapide du nombre de nouveaux cas-contact, y compris à risque.
  • Les chiffres à l'hôpital restent élevés, mais continuent leur décrue. Après 4 semaines consécutives de hausse puis une stabilisation en S45, le nombre de passages pour
    suspicion de Covid-19 en S47 était en baisse pour la 2ème semaine consécutive. La diminution des déclarations de nouvelles hospitalisations observée en S46 se poursuit. En S47, 13 585 nouvelles hospitalisations ont été déclarées contre 17 390 en S46, soit -22 %. Le taux d'admissions en réanimation en semaine 47 a diminué dans toutes les régions de France métropolitaine par rapport à la semaine précédente. En semaine 47, on a compté 2 069 nouvelles admissions en réanimation ont été déclarées contre 2 761 en S46, soit -25 %.
  • Les décès liés au Covid-19 sont encore nombreux, malgré une légère baisse. En semaine 47, pas moins de 3 343 décès ont été enregistrés, que ce soit en hôpitaux ou en Ehpad, contre 4 383 en S46. "Néanmoins, la diminution observée pour les décès en ESMS (Établissement ou service social ou médico-social, ndlr) sera très certainement réévaluée dans le prochain point épidémiologique après la consolidation des données", avertit Santé publique France.

Carte du coronavirus en France

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