DIRECT. Coronavirus en France : encore des chiffres hauts, mais une "décroissance" amorcée

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"DIRECT. Coronavirus en France : encore des chiffres hauts, mais une "décroissance" amorcée"

DIRECT. Coronavirus en France : encore des chiffres hauts, mais une "décroissance" amorcée CORONAVIRUS. Alors que la pression hospitalière et les contaminations quotidiennes restent élevées, Olivier Véran n'a pas hésité à afficher un certain optimiste en parlant d'une "décroissance de l'épidémie" observée depuis quelques jours.

Les infos du mardi 20 avril

  • Dans une interview accordée au Télégramme, Olivier Véran fait le point sur la situation épidémique en France, deux semaines après l'entrée en vigueur du confinement national. Selon le ministre de la Santé, les mesures ont permis d'entamer, depuis quelques jours, une "décroissance de l'épidémie" de Covid-19, même si cela reste "fragile". En effet, les derniers chiffres se maintiennent à un niveau haut, avec toujours plus de 31 000 patients atteints du coronavirus hospitalisés et près de 6 000 en réanimation.
  • Olivier Véran, toujours, a également parlé du déconfinement, toujours fixé à l'horizon de la mi-mai. Le ministre de la Santé s'est dit favorable à une approche "territoire par territoire dans la levée des mesures de freinage". Et de s'expliquer : "Lorsqu'on envisage de lever un certain nombre de contraintes, il faut regarder la situation épidémique dans chaque territoire, la situation hospitalière et, de façon générale, le niveau de saturation des hôpitaux en France".
  • A partir de ce samedi, les voyageurs en provenance du Brésil, de l'Argentine, du Chili, de l’Afrique du Sud, mais aussi de la Guyane, devront observer une quarantaine obligatoire à leur arrivée sur le territoire métropolitain. C'est Clément Beaune, secrétaire d’État chargé des Affaires européennes, qui l'a annoncé ce mardi sur France Info.
  • C'est ce mardi que l'Agence européenne du médicament rend son avis sur le vaccin Janssen (Johnson & Johnson), alors que plusieurs cas de thromboses ont été recensés aux Etats-Unis, possiblement en lien avec la vaccination. A 17 heures, l'EMA tient une "conférence de presse virtuelle sur les conclusions à propos de l’évaluation de la sûreté" de ce vaccin.

Consultez les chiffres du coronavirus dans votre commune

Nouveaux cas de Covid, taux de positivité des tests, part de la population testée... Linternaute vous propose de consulter gratuitement les données sur l'évolution de l'épidémie dans votre commune. Voir

16:19 - Janssen et AstraZeneca "indispensables" pour tenir les objectfis de la vaccination

L'utilisation des vaccins à adénovirus comme Janssen et AstraZeneca, même dans un cadre limité en l'occurrence au plus de 55 ans, sont "indispensables" selon le ministère de la Santé pour tenir les objectifs. "Nous n'avons pas d'inquiétude sur notre capacité à atteindre nos objectifs (de 20 millions de personnes vaccinés avec une dose à la mi-mai et 30 millions à la mi-juin, ndlr) et cela, en intégrant des hypothèses plutôt prudentes sur le niveau de consommation d'AstraZeneca et de Janssen", a déclaré la cabinet du ministère. En revanche "s'il n'y a plus aucune administration d'AstraZeneca ou s'il n'y a aucune administration de Janssen en ville dans les semaines à venir, pour le coup les objectifs seront largement remis en question". L'avis de l'Agence européenne des médicaments sur le produit de Johnson & Johnson est notamment attendu cet après-midi à 17h.

15:57 - En Auvergne-Rhône-Alpes, le Rhône et la Loire plus touchés par le virus

Le Rhône et la Loire restent les départements les plus touchées d'Auvergne-Rhône-Alpes avec des taux d'incidence respectif de 428 et 423 cas pour 100 000 habitants. c'est quasiment cent points de plus par rapport à la moyenne régionale de 339 cas. Le Rhône a fait partie des dix-neuf départements confinés dès fin mars, comment se porte l'épidémie un mois après la mise en place des mesures de freinage renforcées ? Le bilan de Santé publique France indique que 1226 personnes sont hospitalisées dont 100 admises dans la journée. Les réanimations accueillent 280 malades et 34 patients ont rejoint les services hier. Depuis le début de l'épidémie, les hôpitaux déplorent 2853 décès liés au coronavirus, c'est 14 de plus, tandis que 13154 personnes ont quitté les établissements de santé, c'est 48 de plus.

15:34 - La vaccination prioritaire des professionnels de deuxième ligne organisée pour deux semaines

Dès samedi 24 avril, des créneaux de vaccination dédiés seront réservés aux 400 000 professionnels de deuxième ligne et âgées de plus 55 ans. Le ministère du Travail a dressé une liste d'une vingtaine de professions concernées par une accès prioritaire à la vaccination. La liste complète n'est pas encore connue mais comprend les chauffeurs de transports, les employés des commerces alimentaires, ceux des pompes funèbres par exemple. Les professionnels ne pourront recevoir que le vaccin AstraZeneca dans certains centres de vaccination définis par les ARS. Le dispositif devrait durer deux semaines, week-end compris.

15:13 - Le personnel de santé épuisé au CHU de Clermont-Ferrand

Les infirmiers de CHU de Clermont-Ferrand ne pourrons fournir leurs efforts au vaccinodrome ouvert depuis le 14 avril dans la préfecture du Puy-de-Dôme. La direction de l'établissement hospitalier a indiqué sur Twitter : " Le plan blanc toujours actif au CHU, les prises en charge des malades COVID et non COVID, nos 6000 vaccinations par semaine, nous imposent de garder nos personnels mobilisés en interne. Un renfort des services du CHU est possible et prioritaire". Le vaccinodrome est contraint de trouver d'autres personnels de santé volontaires pour assurer l'objectif des 1000 injections quotidiennes.

14:51 - Que sait-on du variant brésiliens ?

Le variant brésilien, et la possibilité qu'il se propage sur le sol français inquiète les autorités sanitaires et les scientifiques. Dans son rapport du 16 avril, publié le 18, le Conseil scientifique dresse le portrait du variant BR-P1. Une chose est sûre, il est plus contagieux. "Compte tenu de ses mutations, notamment N501Y, le variant P.1 possède une capacité de transmission élevée [...] et 1,4 à 2,2 fois plus transmissible que le virus historique", en revanche sa dangerosité est "difficile à estimer", souligne la cohorte d'experts. Le risque de réinfection est plus important avec le virus brésilien qu'un autre notamment parce qu'il "n'est qu'incomplètement inhibé par des anticorps de sujets infectés par le virus historique" mais une étude française tend à montrer une protection efficace des anticorps conte la souche sud-américaine. La question de l'efficacité des vaccins et de l'échappement immunitaire est centrale pour les scientifiques mais aucune réponse ne peut être apportée sur ce point. Le Conseil scientifique recommande d'anticiper l'arrivée des variants en précommandant des vaccins ciblés.

14:28 - En Paca, le taux d'incidence s'élève à 387

En Provence-Alpes-Côte d'Azur seulement deux départements, les Bouches-du-Rhône et le Var, affichent un taux d'incidence supérieur à celui de la région qui s'abaisse à 387 cas pour 100 000 habitants. Les dernières données de Santé publique France font état de la situation sanitaire dans le sud-est et la troisième région la plus affectée par l'épidémie. Au 19 avril, 3297 étaient hospitalisées dont 190 admises dans la journée. Les services de réanimation accueillaient 569 malades avec 39 nouvelles arrivées. Le nombre de décès liés au coronavirus s'élève à 7202, c'est 36 de plus en 24 heures et 34697 personnes ont guéri du Covid-19, soit 111 de plus.

13:57 - L''"accès préférentiel à la vaccination" ouvert à de nouvelles professions

Les enseignants et les personnels des forces de l'ordre de plus de 55 ans bénéficient de créneaux "coupe-file" pour accéder plus rapidement à la vaccination. Une vingtaine d'autres professions pourraient bénéficier du même traitement. Ce matin le ministère du Travail et les partenaires sociaux se réunissaient pour établir la liste des professions "de première ligne" à vacciner en priorité. Certains critères ont permis de filtrer les familles de métier, notamment le travail en lieu clos, la "difficulté opérationnelle" de respecter les gestes barrières et les métiers à risque identifiés dans l'étude ComCor réalisée par l'institut Pasteur rapporte Ouest-France. La liste détaillée de pressionnels bénéficiant d'un "accès préférentiel à la vaccination" sera publiée dans la journée. 

13:28 - La vaccination pas encore ouverte pour les personnes obèse de moins de 50 ans

L'obésité est considérée depuis le début de la crise sanitaire comme un facteur aggravant face au Covid-19. La Fédération mondiale de l'obésité avance que la pathologie entraine deux fois plus de risque d'être hospitalisé et de développer des formes graves de Covid-19. En France, 17% de la population adulte souffre d'obésité mais seules les personnes de plus de 50 ans atteintes de la pathologie peuvent être vaccinées. Agnès Maurin, cofondatrice de la Ligue contre l’obésité, estime sur BFMTV que les personnes obèses représentent 45% des décès liés au Covid-19. Elle réclame de toute urgence l'ouverture de la vaccination à toutes les personnes obèses et sans limite d'âge. Ce public se considère comme le grand oublié de la campagne.

12:56 - "L’épidémie baisse trop lentement en Ile-de-France" souligne Valérie Pécresse

"L’épidémie marque le pas mais reste à un niveau très haut" alerte la présidente de la région Ile-de-France, Valérie Pécresse. Elle appelle tous les Franciliens a gardé le cap et à respecter les gestes barrières pour ralentir la circulation du virus. "L’épidémie baisse trop lentement en Ile-de-France" selon l'élue qui se projette à la date envisagée pour le déconfinement : "Je ne voudrais pas lorsque l’on dit territorialisation cela veuille dire réouverture ailleurs qu’en Ile-de-France".

12:24 - Où en est l'épidémie dans les Hauts-de-France ?

Dans les Hauts-de-France, la situation s'améliore pour le Pas-de-Calais et le Nord, les deux départements anciennement les plus touchées de la région. La place revient désormais à l'Oise qui affiche un taux d'incidence de 475 quand la moyenne régionale descend à 406 cas pour 100 000 habitants. Progressivement les indicateurs ralentissent, le dernier bilan de Santé publique France compte 3575 personnes hospitalisées dont 214 admises lundi 19 avril. En réanimation, 699 lits sont occupés avec les 51 entrées enregistrées hier. Les hôpitaux des Hauts-de-France déplorent 7983 décès liés aux coronavirus, c'est 51 de plus en 24 heures et 31344 personnes ont pu quitter les services hospitaliers, soit 101 de plus.

11:56 - Les modélisations de l'Institut Pasteur prévoient une lente diminution des hospitalisations

L'institut Pasteur à publié hier, une mise à jour des prédictions à court terme sur l'évolution de l'épidémie de coronavirus. Les scientifiques exposent différentes modélisations prenant compte des prédicteurs épidémiologiques, météorologiques et de mobilité. Dans la majorité des cas, les modélisations semblent indiquer une baisse du nombre d'admissions journalières dans les hôpitaux et dans les services de réanimation, laissant penser que le pic est derrière nous. Les prévisions sont optimistes mais l'Institut Pasteur accompagne sa publication d'un rappel : "Il faut être clair sur le fait que la production de telles projections est un exercice particulièrement difficile et incertain. Il convient donc de toujours les considérer avec précaution".

11:32 - Des médecins vaccinent les moins de 55 ans avec AstraZeneca, en ont-ils le droit ?

Le liberté de prescription des médecins leur permet d'administrer le vaccin AstraZeneca à des patients non éligibles selon les recommandations de la HAS. Un article du Parisien a illustré la pratique de certains professionnels de santé, le choix du patient est généralement fait en connaissance de cause et pour éviter la perte d'une dose du précieux vaccin anti-covid. Le ministère de la santé a à plusieurs reprise rappelé : "La règle générale, c’est de vacciner dans la cible. La règle circonstancielle, c’est éviter que la moindre dose ne soit gâchée". Compte tenu du risque de développer une thrombose chez les gens de moins de 55 ans (0.0008%, calcul des cas signalés par rapport au nombre d'injections), la HAS a imposé la limite d'âge pour l'utilisation du vaccin. En contournant cette recommandation les médecins s'exposent à des risque de poursuite si un accident arrive après l'injection d'AstraZeneca chez un patient ne présentant pas les critères requis. Mais pour rappel la vaccination ne peut se faire que sur la base du volontariat.

11:08 - Un premier variant "double mutant" du Covid-19

Le virus du Covd-19 ne cesse de muter et le variant détecté en Inde présente une particularité par rapport aux souches repérées jusqu'à présent : il possède deux mutations, la E484Q et la L425R. Ces transformations ont déjà été observées séparément. La E484Q se rapproche de la mutation des variants sud-africains et brésiliens, elle augmente la contagiosité du virus, tandis que la L452R permet au virus de mieux résister aux anticorps, et donc aux vaccins. Ce "double-mutant" pourrait être à l'origine de la flambée des cas observée à New Dehli ces derniers jours. L'épidémiologiste indien, Ramanan Laxminarayan, assurait au Guardian fin mars : "Nous n'avons aucune preuve que ces variants sont plus transmissibles ou plus mortels que ce que nous avons déjà", rapporte RTL. Le variant n'a pas encore été détecté en France.

10:51 - 1125 hospitalisations et 180 patients en réa en Seine-Saint-Denis

La Seine-Saint-Denis reste le département le plus touché par l'épidémie avec 665 cas pour 100 000 habitants. Le taux d'incidence note cependant un baisse par rapport aux valeurs enregistrées ces dernières semaines, dépassant parfois la barre des 800 cas. Le nombre d'admissions dans les hôpitaux apparaissent eux aussi moins importants mais les taux d'occupation restent trop élevés. Le dernier bilan de Santé publique France indique qu'au 19 avril, 1125 personnes étaient hospitalisées dont 61 arrivées dans la journée. Les services de réanimation comptaient 180 lits occupés avec 15 nouvelles admissions. Depuis le début de la crise, les hôpitaux déplorent 2173 décès liés au coronavirus, c'est 11 de plus en 24 heures et 11377 personnes ont pu quitter les établissements de santé, soit 47 de plus.

10:28 - Un déconfinement "territoire par territoire" ?

La stratégie de territorialisation pourrait faire une nouvelle apparition pour le déconfinement. Dans une interview accordée au télégramme, le ministre de la Santé, Olivier Véran, s'est dit favorable à la levée des restrictions "territoire par territoire". "Lorsqu'on envisage de lever un certain nombre de contraintes, il faut regarder la situation épidémique dans chaque territoire, la situation hospitalière et, de façon générale, le niveau de saturation des hôpitaux en France", détaille-t-il. Reste a savoir si le gouvernement envisage une territorialisation à l'échelle départementale ou régionale. En revanche certaines dates resteront des repères nationaux comme la rentrée des élèves de maternelle et de primaire le 26 avril, celle des collégiens et lycéens le 3 mai et, la plus attendue, la réouverture des établissements accueillant du public pour la mi-mai. Oliver Véran, confiant sur la "décroissance" de l'épidémie a rappelé à propos du calendrier : "Nous sommes en train d’y travailler et cela fera l’objet d’annonces en temps voulu".

10:06 - Plus de 5900 patients en réanimation

Le nombre de patients en réanimation a de nouveau dépassé la barre des 5900. Avec 5970 malades la courbe reste sur un plateau haut et pourrait être à son pic. L'hypothèse ne sera confirmée que lorsque que l'indicateur diminuera de manière significative. Le constat est le même pour le nombre d'hospitalisations évalué à 31 214 par le bilan de Santé publique France. 

09:23 - "Le nombre de cas détectés baisse", selon le fondateur de CovidTracker

Guillaume Rozier s'est imposé comme l'un des spécialistes du décryptage des chiffres de l'épidémie de Covid-19 en France, après avoir fondé le site CovidTracker. Auprès de France Info, il estime qu'après deux semaines de confinement, "le nombre de cas détectés baisse". Mais il reste "très difficile de savoir si cette baisse du nombre de cas détectés est directement liée ou pas à une baisse de l'activité épidémique", explique-t-il.

09:02 - Darmanin ne note pas de "relâchement"

Interrogé sur RTL ce mardi matin, Gérald Darmanin a fait le point sur le respect des règles de confinement instaurées depuis deux semaines en France. Selon le ministre de l'Intérieur, "il n’y a pas de relâchement" des Français dans l'application des mesures. "Ce week-end nous avons effectué 100 000 contrôles et 16 000 verbalisations", a-t-il détaillé, estimant que ces chiffres constituent une "moyenne". "Les Français, malgré les difficultés, respectent les règles imposées et le couvre-feu", s'est satisfait Gérald Darmanin.

Cas, morts... Dernier bilan du Covid en France

Le dernier bilan du coronavirus en France fait état de 6 696 nouveaux cas, ce lundi 19 avril. Un chiffre qui semble faible au regard des 29 300 nouveaux cas enregistrés dimanche, mais le lundi arrivant après des samedis et dimanches souvent moins prolifiques en termes de tests réalisés, ce phénomène n'a rien d'étonnant. Toutefois, si l'on parle de 22 648 cas de moins que la veille, c'est également 1 840 de moins par rapport à lundi dernier. De quoi envisager l'idée que la France pourrait bel et bien être en train de s'installer sur un plateau, avec même une légère tendance à la baisse ? Pas si sûr... Voici tous les chiffres du jour :

  • 5 296 222 cas confirmés par PCR (Ehpad compris), soit 6 696 de plus
  • 101 180 décès au total (Ehpad compris), soit 447 de plus
  • 75 010 décès à l'hôpital, soit 447 de plus
  • 31 214 personnes actuellement hospitalisées, soit 425 de plus
  • 5 970 personnes actuellement en réanimation, soit 77 de plus
  • 2 066 nouveaux admis à l'hôpital (+955) et 502 en réanimation (+269)
  • 321 889 personnes sorties de l'hôpital, soit 1 132 de plus
  • Taux de positivité des tests : 9,81%, soit 0,08 point de plus
  • Taux d'incidence : 342,19 cas/100 000, soit 10,61 points de moins

Quelle est l'évolution du coronavirus en France ?

Santé publique France a publié dans la soirée du jeudi 1er avril son dernier point épidémiologique hebdomadaire sur l'épidémie de coronavirus dans le pays pour la semaine 12 (du 22 au 28 mars 2021). Ces points, plus détaillés que les bilans quotidiens délivrés chaque soir, éclairent chaque semaine un peu plus sur la situation sanitaire dans le pays. En résumé, on note une augmentation de la circulation du Covid-19 particulièrement prononcée chez les enfants et les jeunes adultes, au moment où la fermeture des écoles a été décidée. La pression à l'hôpital continue d'augmenter, avec une confirmation du retour à la hausse des nouvelles hospitalisations chez les 75 ans et plus, après plusieurs semaines de baisse. Découvrez ce qu'il faut retenir de ce point épidémiologique :

  • La circulation du Covid-19 continue d'augmenter en semaine 12, en témoigne les indicateurs de suivi. On observe une hausse continue du taux d'incidence national, avec désormais 386 cas de coronavirus pour 100 000 habitants en France (+22% par rapport à S11). A noter que ce taux d'incidence augmente pour toutes les classes d'âges. Le taux de positivité des tests réalisés en semaine 12 est en légère augmentation, passant de 8% en S11 à 8,2% en S12. Un total de 258 830 nouveaux cas confirmés a été rapporté, en augmentation (+22%) par rapport à la semaine 11, ce qui revient à une moyenne de 37 000 nouveaux cas journaliers.
  • L'inquiétude sur la propagation du Covid-19 chez les enfants se confirme. Alors que le gouvernement a décidé de fermer les écoles, les chiffres peuvent tendre vers une compréhension de cette décision. L'augmentation du taux d'incidence est générale, mais particulièrement aiguë chez les 0-14 ans (+31%). Si l'on resserre les classes d'âges, on observe un taux d'incidence très inquiétant chez les 15-17 ans (569/100 000), mais aussi chez les 11-14 ans (487/100 000). Un total de 50 702 nouveaux cas confirmés chez les patients mineurs a été rapporté, en augmentation (+31%) par rapport à la semaine 11. Les moins de 18 ans représentent désormais 20% de l’ensemble des nouveaux cas observés dans la population générale, note Santé publique France.
  • Les variants du Covid-19 poursuivent leur propagation. La souche découverte au Royaume-Uni est largement majoritaire et parmi les tests criblés en semaine 12, près de 80% correspondaient à une suspicion de variant UK (contre 76,3% en S11). Les variants sud-africain et brésilien n'explosent pas et restent à des niveaux de circulation assez bas, avec 4,4% de suspicion parmi les tests criblés.
  • La pression hospitalière continue d'augmenter. L’augmentation des déclarations de nouvelles hospitalisations pour Covid-19 observée depuis la semaine 10 s’est poursuivie en S12 : 12 572 contre 10 881 en S11, soit +16%. Cette augmentation concerne toutes les classes d'âges, mais chez les 75 ans et plus, on avait noté une diminution entre S03 et S10. En S12, les nouvelles hospitalisations chez les 75 ans et plus a de nouveau augmenté, confirmant le retour à la hausse initié en semaine 11. En réanimation, les nouvelles admissions sont aussi en augmentation (+11% en semaine 12, données non consolidées), particulièrement en Ile-de-France, dans les Hauts-de-France et dans la région PACA.
  • Le nombre de décès liés au Covid-19 est stable. Santé publique France a recensé 1 738 décès en semaine 12 contre 1 789 en semaine, soit une diminution de 3%. Les plus forts taux hebdomadaires de décès en métropole étaient encore rapportés en Hauts-de-France (3,9 pour 100 000 habitants), Grand Est (3,7), Provence-Alpes-Côte d'Azur (3,6) et Ile-de-France (3,5). 

Carte du coronavirus en France

Suivez l'évolution du coronavirus dans votre commune grâce à la carte ci-dessous. Cliquez sur un département pour afficher la liste des communes. Retrouvez aussi tous les détails sur cette cartographie et le point complet par ville et par département dans notre article sur la carte du Covid en France

Cliquez sur un département pour consulter la liste de ses villes.

Depuis la mi-octobre, Santé publique France communique les données d'incidence (nombre de cas pour 100 000 habitants) à l'échelle des communes. Les chiffres sont à ce stade communiqués selon une échelle (10 , 20, 50, 150, 250, 500, 1000 cas pour 100 000 habitants). Les données sont exprimées sur une semaine glissante, ce qui signifie qu'elles sont calculés un jour J à partir des tests réalisés entre 3 et 9 jours précédemment. Pour accéder aux informations relatives au coronavirus dans votre commune, saisissez son nom dans le moteur de recherche ou cliquez sur son département d'appartenance dans la carte ci-dessous.

Pour rappel, le taux d'incidence correspond au nombre de nouveaux cas de Covid-19 sur une période d'une semaine, par rapport à la population totale d'un territoire (pays, région, département ou commune). Cet indicateur s'exprime généralement en nombre de cas pour 100 000 habitants. Le taux de dépistage donne quant à lui le nombre de personnes ayant réalisé un test de dépistage du coronavirus sur le nombre total d'habitants,  au cours de la période. Il est lui aussi exprimé le plus souvent sur 100 000 habitants. Enfin, le taux de positivité des tests livre le pourcentage de tests positifs au coronavirus, rapporté au nombre total de tests effectués sur la période.

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