DIRECT. Coronavirus en France : encore des chiffres hauts, mais une "décroissance" amorcée

Chargement de votre vidéo
"DIRECT. Coronavirus en France : encore des chiffres hauts, mais une "décroissance" amorcée"

DIRECT. Coronavirus en France : encore des chiffres hauts, mais une "décroissance" amorcée CORONAVIRUS. Alors que la pression hospitalière et les contaminations quotidiennes restent élevées, Olivier Véran n'a pas hésité à afficher un certain optimiste en parlant d'une "décroissance de l'épidémie" observée depuis quelques jours.

Les infos du mardi 20 avril

  • Mardi, 24,8% des adultes en France ont reçu au moins une dose d'un vaccin contre le coronavirus. "On est sur la bonne voie", a réagi Emmanuel Macron, notant que cela "nous place parmi les pays qui ont vacciné le plus de leur population adulte au sein de l'Union" européenne.
  • Dans une interview accordée au Télégramme, Olivier Véran fait le point sur la situation épidémique en France, deux semaines après l'entrée en vigueur du confinement national. Selon le ministre de la Santé, les mesures ont permis d'entamer, depuis quelques jours, une "décroissance de l'épidémie" de Covid-19, même si cela reste "fragile". En effet, les derniers chiffres se maintiennent à un niveau haut, avec toujours plus de 31 000 patients atteints du coronavirus hospitalisés et près de 6 000 en réanimation.
  • Olivier Véran, toujours, a également parlé du déconfinement, toujours fixé à l'horizon de la mi-mai. Le ministre de la Santé s'est dit favorable à une approche "territoire par territoire dans la levée des mesures de freinage". Et de s'expliquer : "Lorsqu'on envisage de lever un certain nombre de contraintes, il faut regarder la situation épidémique dans chaque territoire, la situation hospitalière et, de façon générale, le niveau de saturation des hôpitaux en France".
  • A partir de ce samedi, les voyageurs en provenance du Brésil, de l'Argentine, du Chili, de l’Afrique du Sud, mais aussi de la Guyane, devront observer une quarantaine obligatoire à leur arrivée sur le territoire métropolitain. C'est Clément Beaune, secrétaire d’État chargé des Affaires européennes, qui l'a annoncé ce mardi sur France Info.
  • L'Agence européenne des médicaments a rendu ses premières conclusions sur le vaccin Janssen ce mardi à 17h. Elle présume d'un lien possible entre les rares cas de thromboses et les injections du produit du laboratoire Johnson & Johnson mais ne s'oppose pas à l'utilisation du vaccin. L'EMA réaffirme que la balance bénéfices-risques reste favorable à l'utilisation du vaccin. Sabine Strauss, la présidente de comité d'évaluation des risques de l'EMA a indiqué que les analyses se poursuivaient et des décisions suivraient selon les observations des experts. 

Consultez les chiffres du coronavirus dans votre commune

Nouveaux cas de Covid, taux de positivité des tests, part de la population testée... Linternaute vous propose de consulter gratuitement les données sur l'évolution de l'épidémie dans votre commune. Voir

20:39 - Vaccination : "On est sur la bonne voie", estime Macron alors qu'un adulte sur quatre a reçu au moins une dose

C'est un fait : un adulte sur quatre (24,8%) en France a reçu à ce jour au moins une des deux doses d'un vaccin contre le coronavirus. Une nouvelle qui n'a pas manqué de faire réagir le chef de l'État Emmanuel Macron ce mardi. "On est sur la bonne voie", a-t-il estimé depuis l'Élysée. "Aujourd'hui les choses s'accélèrent", a-t-il poursuivi, remarquant que cela "nous place parmi les pays qui ont vacciné le plus de leur population adulte au sein de l'Union" européenne.

20:07 - Quid des hospitalisations ce mardi ?

Du côté des hospitalisations aussi, on enregistre une légère augmentation ce mardi avec 31 086 patients Covid-19 hospitalisés, contre 31 214 la veille. C'est 128 de plus en 24 heures. Du côté des nouvelles admissions, 2 404 sont rapportées, contre 2 066 lundi. C'est 338 de plus.

19:51 - Le nombre de patients en réanimation continue d'augmenter

Lundi, déjà 77 patients de plus que la veille étaient comptabilisés en réanimation. Ce mardi 20 avril, Santé publique France fait état de 5 984 personnes en soins critiques, parmi lesquelles 601 nouvelles admissions au cours des dernières 24 heures contre 269 la veille. De plus, alors que lundi 5 970 malades du Covid-19 occupaient un lit en réanimation, ce mardi on en compte 14 de plus que la veille.

19:33 - 375 décès de plus liés au coronavirus

Selon Santé publique France, le pays a enregistré ce mardi 20 avril 375 décès supplémentaires liés au Covid-19. C'est 72 de moins que la veille, où Data.gouv faisait état de 447 morts, mais cela reste toutefois plus que le chiffre rapporté il y a une semaine par Santé publique France et qui s'élevait à 324 décès, soit 51 de moins que ce mardi.

19:01 - Où en est-on de la vaccination en France ?

La campagne de vaccination se poursuit en France. Ce mardi 20 avril, la Direction générale de la santé rapporte que 7,2% de la population totale et 9,2% de la population majeure ont reçu deux injections et sont donc totalement vaccinés. Il s'agit très exactement de 4 845 217 personnes. En ce qui concerne les personnes qui n'ont reçu qu'une des deux injections, on parle de 12 999 655 personnes. C'est 19,4% de la population totale et 24,8% de la population majeure.

18:52 - Ce que l'on sait sur le nouveau variant du coronavirus repéré en Inde (2/2)

Autre élément évoqué à son sujet, il est possible que ce nouveau variant du coronavirus fragilise l'immunité de la population en déjouant les anticorps créés par une infection ou une première vaccination notamment. Il apparaît également probable qu'il soit à l'origine de la flambée que connaît l'Inde ces derniers jours. Enfin, il semble pour le moment présent sporadiquement en Europe. Si deux cas ont été repérés en Guadeloupe, quelques cas sont rapportés en Angleterre et en Allemagne, selon Santé publique France.

18:31 - Ce que l'on sait sur le nouveau variant du coronavirus repéré en Inde (1/2)

Les scientifiques l'appellent B.1.617. En Inde, ce nouveau variant du Covid-19 inquiète sérieusement les autorités, même si les spécialistes estiment que, pour l'heure, davantage de données doivent être recueillies pour en savoir plus à son sujet. Parmi les éléments qui semblent déjà établis à ce jour, ce nouveau variant du coronavirus présente plusieurs mutations. Une quinzaine sont évoquées parmi lesquelles une repérée dans un variant découvert aux États-Unis, et une autre qui a déjà été identifiée dans les variants sud-africain et brésilien. 

18:02 - Une accalmie en Moselle, les hôpitaux moins sous pression

La Moselle souffle enfin. "En ce qui concerne la situation sanitaire, nous constatons une nette amélioration dans le département", a déclaré le préfet du département Laurent Touzet lors du point hebdomadaire de ce mardi 20 avril. Le taux d'incidence redescend à 256 cas soit une baisse de 75 points enregistrée "sur les deux dernières semaines" rapporte LorraineActu. Et cette embellie s'observe aussi dans les hôpitaux confie avec prudence Marie-Odile Saillard, la directrice générale du CHR Metz-Thionville. "Pour la première fois depuis très longtemps, nous avons des lits disponibles en soins critiques" indique-t-elle. Mais la région est loin d'être sortie de l'épidémie, Marie-Odile Saillard a rapidement tempéré ses propos : "Seuls deux départements du Grand Est sont dans une situation un peu meilleure qu’avant : la Moselle et le Bas-Rhin".

17:43 - La Sarthe accuse un taux d'incidence de 495 cas pour 100 000 habitants

Dans la Sarthe, le taux d'incidence s'est envolé par rapport aux quatre autres départements du Pays de la Loire. Il affiche 495 cas pour 100 00 alors que la moyenne régionale plafonne à 290. Le dernier bilan de Santé publique France fait état de 213 personnes hospitalisées dont 18 admises dans la journée. Les réanimation comptent 21 patients et 3 les ont rejoints. Les hôpitaux du département déplorent 512 décès liés au coronavirus c'est 3 de plus en une journée, mais 2393 personnes ont pu être soignées soit 11 de plus.

17:22 - L'EMA évoque un "lien possible" entre les cas de thromboses et le vaccin Janssen

L'Agence européenne des médicaments estime qu'un lien est possible entre les rares cas de thromboses sévères et le vaccin Janssen. L'agence avertit sur cet effet indésirable et rarissime du vaccin mais rappelle que la balance des bénéfices par rapport aux risques reste favorable. Sabine Strauss, la présidente du comité d'évaluation des risques de l'EMA a expliqué que les analyses se poursuivaient pour décider en temps voulus et si nécessaire d'encadrer l'utilisation du vaccin.

16:59 - Le virus anglais plus contagieux de 45%

Une nouvelle étude de l'Université de Tel Aviv, menée par le professeur Ariel Munitz sur 300 000 tests PCR, conclut que le variant britannique est plus contagieux de 45% par rapport à la souche historique de Covid-19. "Nous avons comparé le taux de reproduction R du virus SRAS-CoV-2 avec celui de la variante britannique. Nous avons constaté que la variante britannique est 45% - près de 1,5 fois - plus contagieuse" a expliqué le professeur israélien. 

16:38 - L'EMA réaffirme l'efficacité et la sureté du vaccin Janssen

Dans un communiqué publié en amont de la conférence de presse, l'Agence européenne des médicaments réaffirme l'efficacité et la sécurité du vaccin. L'Agence estime que la balance bénéfices-risques reste largement favorable à l'utilisation du vaccin. Elle indique cependant que les caillots sanguins devraient être ajoutés à la liste des effets secondaires rares du vaccin Janssen. L'EMA a déjà pris cette décision pour le vaccin AstraZeneca sans pour autant interdire son utilisation. Le produit du laboratoire Johnson & Johnson pourrait connaître le même sort que le vaccin à adénovirus britannique.

16:19 - Janssen et AstraZeneca "indispensables" pour tenir les objectfis de la vaccination

L'utilisation des vaccins à adénovirus comme Janssen et AstraZeneca, même dans un cadre limité en l'occurrence au plus de 55 ans, sont "indispensables" selon le ministère de la Santé pour tenir les objectifs. "Nous n'avons pas d'inquiétude sur notre capacité à atteindre nos objectifs (de 20 millions de personnes vaccinés avec une dose à la mi-mai et 30 millions à la mi-juin, ndlr) et cela, en intégrant des hypothèses plutôt prudentes sur le niveau de consommation d'AstraZeneca et de Janssen", a déclaré la cabinet du ministère. En revanche "s'il n'y a plus aucune administration d'AstraZeneca ou s'il n'y a aucune administration de Janssen en ville dans les semaines à venir, pour le coup les objectifs seront largement remis en question". L'avis de l'Agence européenne des médicaments sur le produit de Johnson & Johnson est notamment attendu cet après-midi à 17h.

15:57 - En Auvergne-Rhône-Alpes, le Rhône et la Loire plus touchés par le virus

Le Rhône et la Loire restent les départements les plus touchées d'Auvergne-Rhône-Alpes avec des taux d'incidence respectif de 428 et 423 cas pour 100 000 habitants. c'est quasiment cent points de plus par rapport à la moyenne régionale de 339 cas. Le Rhône a fait partie des dix-neuf départements confinés dès fin mars, comment se porte l'épidémie un mois après la mise en place des mesures de freinage renforcées ? Le bilan de Santé publique France indique que 1226 personnes sont hospitalisées dont 100 admises dans la journée. Les réanimations accueillent 280 malades et 34 patients ont rejoint les services hier. Depuis le début de l'épidémie, les hôpitaux déplorent 2853 décès liés au coronavirus, c'est 14 de plus, tandis que 13154 personnes ont quitté les établissements de santé, c'est 48 de plus.

15:34 - La vaccination prioritaire des professionnels de deuxième ligne organisée pour deux semaines

Dès samedi 24 avril, des créneaux de vaccination dédiés seront réservés aux 400 000 professionnels de deuxième ligne et âgées de plus 55 ans. Le ministère du Travail a dressé une liste d'une vingtaine de professions concernées par une accès prioritaire à la vaccination. La liste complète n'est pas encore connue mais comprend les chauffeurs de transports, les employés des commerces alimentaires, ceux des pompes funèbres par exemple. Les professionnels ne pourront recevoir que le vaccin AstraZeneca dans certains centres de vaccination définis par les ARS. Le dispositif devrait durer deux semaines, week-end compris.

15:13 - Le personnel de santé épuisé au CHU de Clermont-Ferrand

Les infirmiers de CHU de Clermont-Ferrand ne pourrons fournir leurs efforts au vaccinodrome ouvert depuis le 14 avril dans la préfecture du Puy-de-Dôme. La direction de l'établissement hospitalier a indiqué sur Twitter : " Le plan blanc toujours actif au CHU, les prises en charge des malades COVID et non COVID, nos 6000 vaccinations par semaine, nous imposent de garder nos personnels mobilisés en interne. Un renfort des services du CHU est possible et prioritaire". Le vaccinodrome est contraint de trouver d'autres personnels de santé volontaires pour assurer l'objectif des 1000 injections quotidiennes.

14:51 - Que sait-on du variant brésiliens ?

Le variant brésilien, et la possibilité qu'il se propage sur le sol français inquiète les autorités sanitaires et les scientifiques. Dans son rapport du 16 avril, publié le 18, le Conseil scientifique dresse le portrait du variant BR-P1. Une chose est sûre, il est plus contagieux. "Compte tenu de ses mutations, notamment N501Y, le variant P.1 possède une capacité de transmission élevée [...] et 1,4 à 2,2 fois plus transmissible que le virus historique", en revanche sa dangerosité est "difficile à estimer", souligne la cohorte d'experts. Le risque de réinfection est plus important avec le virus brésilien qu'un autre notamment parce qu'il "n'est qu'incomplètement inhibé par des anticorps de sujets infectés par le virus historique" mais une étude française tend à montrer une protection efficace des anticorps conte la souche sud-américaine. La question de l'efficacité des vaccins et de l'échappement immunitaire est centrale pour les scientifiques mais aucune réponse ne peut être apportée sur ce point. Le Conseil scientifique recommande d'anticiper l'arrivée des variants en précommandant des vaccins ciblés.

14:28 - En Paca, le taux d'incidence s'élève à 387

En Provence-Alpes-Côte d'Azur seulement deux départements, les Bouches-du-Rhône et le Var, affichent un taux d'incidence supérieur à celui de la région qui s'abaisse à 387 cas pour 100 000 habitants. Les dernières données de Santé publique France font état de la situation sanitaire dans le sud-est et la troisième région la plus affectée par l'épidémie. Au 19 avril, 3297 étaient hospitalisées dont 190 admises dans la journée. Les services de réanimation accueillaient 569 malades avec 39 nouvelles arrivées. Le nombre de décès liés au coronavirus s'élève à 7202, c'est 36 de plus en 24 heures et 34697 personnes ont guéri du Covid-19, soit 111 de plus.

13:57 - L''"accès préférentiel à la vaccination" ouvert à de nouvelles professions

Les enseignants et les personnels des forces de l'ordre de plus de 55 ans bénéficient de créneaux "coupe-file" pour accéder plus rapidement à la vaccination. Une vingtaine d'autres professions pourraient bénéficier du même traitement. Ce matin le ministère du Travail et les partenaires sociaux se réunissaient pour établir la liste des professions "de première ligne" à vacciner en priorité. Certains critères ont permis de filtrer les familles de métier, notamment le travail en lieu clos, la "difficulté opérationnelle" de respecter les gestes barrières et les métiers à risque identifiés dans l'étude ComCor réalisée par l'institut Pasteur rapporte Ouest-France. La liste détaillée de pressionnels bénéficiant d'un "accès préférentiel à la vaccination" sera publiée dans la journée. 

13:28 - La vaccination pas encore ouverte pour les personnes obèse de moins de 50 ans

L'obésité est considérée depuis le début de la crise sanitaire comme un facteur aggravant face au Covid-19. La Fédération mondiale de l'obésité avance que la pathologie entraine deux fois plus de risque d'être hospitalisé et de développer des formes graves de Covid-19. En France, 17% de la population adulte souffre d'obésité mais seules les personnes de plus de 50 ans atteintes de la pathologie peuvent être vaccinées. Agnès Maurin, cofondatrice de la Ligue contre l’obésité, estime sur BFMTV que les personnes obèses représentent 45% des décès liés au Covid-19. Elle réclame de toute urgence l'ouverture de la vaccination à toutes les personnes obèses et sans limite d'âge. Ce public se considère comme le grand oublié de la campagne.

LIRE PLUS

Cas, morts... Dernier bilan du Covid en France

Le dernier bilan du coronavirus en France fait état de 6 696 nouveaux cas, ce lundi 19 avril. Un chiffre qui semble faible au regard des 29 300 nouveaux cas enregistrés dimanche, mais le lundi arrivant après des samedis et dimanches souvent moins prolifiques en termes de tests réalisés, ce phénomène n'a rien d'étonnant. Toutefois, si l'on parle de 22 648 cas de moins que la veille, c'est également 1 840 de moins par rapport à lundi dernier. De quoi envisager l'idée que la France pourrait bel et bien être en train de s'installer sur un plateau, avec même une légère tendance à la baisse ? Pas si sûr... Voici tous les chiffres du jour :

  • 5 296 222 cas confirmés par PCR (Ehpad compris), soit 6 696 de plus
  • 101 180 décès au total (Ehpad compris), soit 447 de plus
  • 75 010 décès à l'hôpital, soit 447 de plus
  • 31 214 personnes actuellement hospitalisées, soit 425 de plus
  • 5 970 personnes actuellement en réanimation, soit 77 de plus
  • 2 066 nouveaux admis à l'hôpital (+955) et 502 en réanimation (+269)
  • 321 889 personnes sorties de l'hôpital, soit 1 132 de plus
  • Taux de positivité des tests : 9,81%, soit 0,08 point de plus
  • Taux d'incidence : 342,19 cas/100 000, soit 10,61 points de moins

Quelle est l'évolution du coronavirus en France ?

Santé publique France a publié dans la soirée du jeudi 1er avril son dernier point épidémiologique hebdomadaire sur l'épidémie de coronavirus dans le pays pour la semaine 12 (du 22 au 28 mars 2021). Ces points, plus détaillés que les bilans quotidiens délivrés chaque soir, éclairent chaque semaine un peu plus sur la situation sanitaire dans le pays. En résumé, on note une augmentation de la circulation du Covid-19 particulièrement prononcée chez les enfants et les jeunes adultes, au moment où la fermeture des écoles a été décidée. La pression à l'hôpital continue d'augmenter, avec une confirmation du retour à la hausse des nouvelles hospitalisations chez les 75 ans et plus, après plusieurs semaines de baisse. Découvrez ce qu'il faut retenir de ce point épidémiologique :

  • La circulation du Covid-19 continue d'augmenter en semaine 12, en témoigne les indicateurs de suivi. On observe une hausse continue du taux d'incidence national, avec désormais 386 cas de coronavirus pour 100 000 habitants en France (+22% par rapport à S11). A noter que ce taux d'incidence augmente pour toutes les classes d'âges. Le taux de positivité des tests réalisés en semaine 12 est en légère augmentation, passant de 8% en S11 à 8,2% en S12. Un total de 258 830 nouveaux cas confirmés a été rapporté, en augmentation (+22%) par rapport à la semaine 11, ce qui revient à une moyenne de 37 000 nouveaux cas journaliers.
  • L'inquiétude sur la propagation du Covid-19 chez les enfants se confirme. Alors que le gouvernement a décidé de fermer les écoles, les chiffres peuvent tendre vers une compréhension de cette décision. L'augmentation du taux d'incidence est générale, mais particulièrement aiguë chez les 0-14 ans (+31%). Si l'on resserre les classes d'âges, on observe un taux d'incidence très inquiétant chez les 15-17 ans (569/100 000), mais aussi chez les 11-14 ans (487/100 000). Un total de 50 702 nouveaux cas confirmés chez les patients mineurs a été rapporté, en augmentation (+31%) par rapport à la semaine 11. Les moins de 18 ans représentent désormais 20% de l’ensemble des nouveaux cas observés dans la population générale, note Santé publique France.
  • Les variants du Covid-19 poursuivent leur propagation. La souche découverte au Royaume-Uni est largement majoritaire et parmi les tests criblés en semaine 12, près de 80% correspondaient à une suspicion de variant UK (contre 76,3% en S11). Les variants sud-africain et brésilien n'explosent pas et restent à des niveaux de circulation assez bas, avec 4,4% de suspicion parmi les tests criblés.
  • La pression hospitalière continue d'augmenter. L’augmentation des déclarations de nouvelles hospitalisations pour Covid-19 observée depuis la semaine 10 s’est poursuivie en S12 : 12 572 contre 10 881 en S11, soit +16%. Cette augmentation concerne toutes les classes d'âges, mais chez les 75 ans et plus, on avait noté une diminution entre S03 et S10. En S12, les nouvelles hospitalisations chez les 75 ans et plus a de nouveau augmenté, confirmant le retour à la hausse initié en semaine 11. En réanimation, les nouvelles admissions sont aussi en augmentation (+11% en semaine 12, données non consolidées), particulièrement en Ile-de-France, dans les Hauts-de-France et dans la région PACA.
  • Le nombre de décès liés au Covid-19 est stable. Santé publique France a recensé 1 738 décès en semaine 12 contre 1 789 en semaine, soit une diminution de 3%. Les plus forts taux hebdomadaires de décès en métropole étaient encore rapportés en Hauts-de-France (3,9 pour 100 000 habitants), Grand Est (3,7), Provence-Alpes-Côte d'Azur (3,6) et Ile-de-France (3,5). 

Carte du coronavirus en France

Suivez l'évolution du coronavirus dans votre commune grâce à la carte ci-dessous. Cliquez sur un département pour afficher la liste des communes. Retrouvez aussi tous les détails sur cette cartographie et le point complet par ville et par département dans notre article sur la carte du Covid en France

Cliquez sur un département pour consulter la liste de ses villes.

Depuis la mi-octobre, Santé publique France communique les données d'incidence (nombre de cas pour 100 000 habitants) à l'échelle des communes. Les chiffres sont à ce stade communiqués selon une échelle (10 , 20, 50, 150, 250, 500, 1000 cas pour 100 000 habitants). Les données sont exprimées sur une semaine glissante, ce qui signifie qu'elles sont calculés un jour J à partir des tests réalisés entre 3 et 9 jours précédemment. Pour accéder aux informations relatives au coronavirus dans votre commune, saisissez son nom dans le moteur de recherche ou cliquez sur son département d'appartenance dans la carte ci-dessous.

Pour rappel, le taux d'incidence correspond au nombre de nouveaux cas de Covid-19 sur une période d'une semaine, par rapport à la population totale d'un territoire (pays, région, département ou commune). Cet indicateur s'exprime généralement en nombre de cas pour 100 000 habitants. Le taux de dépistage donne quant à lui le nombre de personnes ayant réalisé un test de dépistage du coronavirus sur le nombre total d'habitants,  au cours de la période. Il est lui aussi exprimé le plus souvent sur 100 000 habitants. Enfin, le taux de positivité des tests livre le pourcentage de tests positifs au coronavirus, rapporté au nombre total de tests effectués sur la période.

Coronavirus