Direct. Coronavirus en France : la Mayenne classée en "vulnérabilité", dernier bilan chiffré

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Direct. Coronavirus en France : la Mayenne classée en "vulnérabilité", dernier bilan chiffré CORONAVIRUS. Au lendemain de l'annonce d'un "plan d'action" en Mayenne, la situation est telle que le département a été placé en "vulnérabilité modérée" par Santé publique France. Une première dans l'Hexagone. Point de situation et dernier bilan du Covid-19....

Que se passe-t-il en Mayenne avec le coronavirus ?

Alors que l'épidémie de coronavirus continue de circuler avec une faible intensité en France, les alertes se multiplient ces derniers jours de la part des autorités qui déplorent un abandon des gestes barrière et du port du masque et prédisent désormais un retour inévitable du Covid-19 à la rentrée, voire un plus tôt. Ce jeudi 9 juillet, la situation du coronavirus en Mayenne concentre les inquiétudes. Dans son bilan quotidien, Santé publique France a annoncé que la Mayenne était ajoutée à la liste des départements en situation de "vulnérabilité", tout comme c'était déjà le cas pour Mayotte et la Guyane ces dernières semaines. La situation en Mayenne reste pour l'heure moins critique que celle de ces deux autres départements ultra-marins. Le département des Pays de la Loire est en effet en situation de "vulnérabilité modérée", tandis qu'on parle de "vulnérabilité élevée" pour la Guyane et Mayotte. Cette classification a été décidée au vu de "l’ensemble des indicateurs produits et des signalements reçus, incluant les investigations de clusters", précise Santé publique France. "L’indicateur du niveau de vulnérabilité qui en découle traduit à la fois la circulation virale et l’impact sur la santé de la population du département."

Concrètement, nombre de nouveaux cas positifs au Covid-19 en Mayenne est passé de 54 à 109 entre le 25 et le 30 juin, puis de 109 à 219 entre le 30 juin et le 6 juillet. Six foyers épidémiques ont été identifiés : quatre à Laval, un à Craon et un autre à Château-Gontier. "Le taux d’incidence c’est-à-dire le nombre de nouveaux cas cumulés sur les sept derniers jours est de 5,97 à la date de mardi pour la région. Dans quatre départements il est inférieur à 5, en revanche en Mayenne on est à 47,16", a fait savoir Pierre Blaise, médecin spécialiste en santé publique, en conférence de presse. En conséquence, l’Agence régionale de santé des Pays de la Loire a décidé mercredi 8 juillet, avec la préfecture, d'organiser un grand dépistage, qui va concerner à partir de la semaine prochaine "l'ensemble des Mayennais, par étapes", ce qui concerne donc pas moins de 300 000 personnes.

Combien de cas et de morts du coronavirus en France ? Dernier bilan

Le dernier bilan de l'épidémie de coronavirus en France a été communiqué ce jeudi 9 juillet par Santé publique France. En plus de la Guyane et de Mayotte qui sont classées en "vulnérabilité élevée" depuis plusieurs semaines, ce bilan fait donc entrer le département de Mayenne en "vulnérabilité modérée". A l'échelle nationale, on dénombre 14 décès supplémentaires par rapport au précédent bilan. Les hospitalisations en cours et les cas en réanimation continuent à baisser. Voici les derniers chiffres :

  • 170 094 cas confirmés par PCR, soit 621 de plus
  • 29 979 décès au total, soit 14 de plus
  • 19 503 décès à l'hôpital, soit 14 de plus
  • 10 476 décès en Ehpad (dernière mise à jour le 7 juillet)
  • 7 177 hospitalisations en cours, soit 120 de moins
  • 512 personnes actuellement en réanimation, soit 17 de moins
  • 78 170 personnes sorties de l'hôpital, soit 174 de plus
  • Taux de positivité des tests : 1,2%, soit 0,1 point de moins
  • 71 clusters en cours d'investigation, soit 7 de plus
  • 3 départements en vulnérabilité : Guyane et Mayotte (élevée), et Mayenne (modérée)

NB : les données relatives aux personnes hospitalisées et en réanimation présentées ci-dessus correspondent au nombre de patients en cours de soins et non au cumul depuis le début de l'épidémie. En cumul, on enregistre 105 292 hospitalisations. De même, l'évolution des hospitalisations et des cas en réanimation en 24 heures correspond à des chiffres net, tenant compte des guérisons et des décès. Dans les dernières 24 heures, en brut, 79 hospitalisations de plus ont été enregistrées et 8 admissions en réanimation.

Une 2e vague inéluctable en France ?

Après Jérôme Salomon, le directeur général de la santé hier dans le Figaro, c'est au tour d'une autre personnalité de premier plan d'alerter très sérieusement sur la possibilité que la France ne soit confrontée, dans les prochaines semaines, à une deuxième vague de coronavirus. Jean-François Delfraissy, président du Conseil scientifique, a pris la parole dans plusieurs médias ce jeudi 9 juillet, répétant son inquiétude face à deux éléments majeurs : la reprise vigoureuse de l'épidémie dans l'hémisphère sud (Amérique du Sud, Afrique du Sud, Australie), actuellement en hiver austral, et le relâchement assez visible du respect de la distanciation sociale en France. Face à ce constat, "on ne voit pas comment on éviterait un retour du virus dans l’hémisphère Nord à l’automne, donc une possible deuxième vague en octobre-novembre", estime le président du Conseil scientifique, interrogé par Le Monde. Et d'ajouter, plus explicitement : "Il faut que tout le monde comprenne que – sans même parler de la deuxième vague – nous sommes à la merci d’une reprise en France. Auprès de LCI, le professeur Philippe Juvin, chef du service des urgences de l'hôpital Pompidou à Paris abonde : "On a du mal nous en France à apprendre de nos erreurs, c'est très français. Pourtant, l'affaire n'est pas terminée". Et d'jouter : "Les vacances arrivant, il me semble important de maintenir en état notre organisation et faciliter le testing des gens".

Auprès du Monde, Jean-François Delfraissy redoute, dans ce contexte, la formation d'un "super cluster" non maîtrisé, comme ce fut le cas à Mulhouse en février dernier, point de départ d'une épidémie qui a fortement endeuillé la région Grand Est. "Il faut que tout le monde comprenne que - sans même parler de la deuxième vague - nous sommes à la merci d’une reprise en France. On le sait maintenant : il suffit qu’il y ait un supercontaminateur dans une assemblée et ça repart comme à Mulhouse", avertit le spécialiste, évoquant ces cas inexpliqués de personnes particulièrement contagieuses. 2 500 fidèles venus des quatre coins de l'Hexagone avaient répondu présent, comme chaque année, à l'appel de l'Église évangéliste dans la préfecture du Haut-Rhin et selon une enquête de Radio France, ce rassemblement avait provoqué la contamination d'au moins 1 000 personnes. Face à ces inquiétudes, le Premier ministre Jean Castex a tout récemment fait savoir qu'"un plan de reconfinement ciblé" était prêt, mais qu'un reconfinement généralisé comme au mois de mars, avec des "conséquences terribles, économiques, humaines", était exclu.

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23:51 - Face à la recrudescence de cas en Mayenne, l'appel à la vigilance du préfet du Maine-et-Loire

FIN DU DIRECT - Département limitrophe de la Mayenne, le Maine-et-Loire ne peut que s'inquiéter de la recrudescence du nombre de cas de coronavirus chez son voisin. Dans un communiqué publié ce 9 juillet, le préfet a donc décidé de rappeler la population de son département à l'ordre, avant qu'il ne soit trop tard. "Dans notre département les déplacements ne sont plus limités et la vie sociale a pu reprendre un cours presque normal, mais il est urgent de rappeler le nécessaire respect des consignes sanitaires et notamment le port du masque en lieu fermé, ainsi que la distanciation sociale", a constaté dans un premier temps René Bidal, avant de rappeler les bonnes manières : "Pour éviter l’apparition de nouveaux foyers de contamination, […] et pour traverser la crise sans risquer un retour au confinement […], le port du masque est plus que recommandé dans les lieux publics où l’affluence est la plus forte, l’hygiène des mains (lavage, désinfection au gel hydroalcoolique) doit être scrupuleusement respectée, et les déchets dits Covid (masques, gants, mouchoirs en papiers usagés) ne doivent pas être jetés n’importe où, mais mis dans un sac fermé avant d’être jetés." À bon entendeur...

23:28 - La Mayenne parmi les départements en vulnérabilité

Depuis la mise en place de cet indicateur, seuls Mayotte et la Guyane avaient jusqu'ici été classés comme départements en vulnérabilité élevée. Mais ce jeudi, alors que les autorités sanitaires locales ont annoncé la veille un "plan d'action" pour faire face au coronavirus, le département de la Mayenne a été placé en vulnérabilité modérée. La situation n'est donc pas encore aussi critique que dans les deux autres départements. Néanmoins, son évolution sera particulièrement scrutée.

23:07 - Bond des appels à SOS Médecin pour des suspicions de coronavirus

Il y a une semaine encore, le nombre d'appels passés à SOS Médecins pour des suspicions de cas de coronavirus s'élevait à 207. Mais depuis le début de la semaine, ce chiffre ne cesse d'augmenter, passant de 244 lundi à 326 mercredi. 

22:49 - Mesures sanitaires : les Français, mauvais élèves ? Ce que disent nos voisins

Si le monde médical ne cesse d'alerter les Français sur leur manque de rigueur concernant les mesures barrières, qu'en pensent nos voisins européens ? Le Parisien s'est posé la question, et il semblerait que nous ne soyons pas vraiment les seuls à se retrouver dans cette situation. "Au bout de trois pintes, on oublie forcément les gestes barrière", constate Sonia Stolper, correspondante à Londres pour Libération, pour qui le contraste est particulièrement frappant avec l'Allemagne. "Je vois la différence, les gens respectent beaucoup plus les mesures barrières."  Quid de l'Espagne ou de l'Italie dans tout ça ? "Un confrère espagnol de passage en France me dit son effarement de ne voir 'personne' masqué, les tablées au restaurant sans aucune distance entre convives et entre groupes...", remarque sur Twitter le journaliste Mathieu de Taillac, correspondant de plusieurs médias français en Espagne, où le port du masque est obligatoire lorsqu'une distance de moins d'un mètre ne peut être respectée. Quant aux Italiens, eux aussi semblent être de meilleurs élèves que les Français sur ce point : "Les mesures barrières sont plus strictes et plus respectées chez nous que chez vous", remarque notamment Antonino Galofaro, correspondant à Rome pour Radio France et Le Temps.

22:35 - Après avoir eu le coronavirus, peut-on passer un été tranquille ? La réponse du professeur Delfraissy

C'est une question sur laquelle les scientifiques ne s'avancent pas trop. Interrogé sur le sujet jeudi soir, le président du Conseil scientifique, Jean-François Delfraissy, a également fait preuve de prudence concernant une possible immunité des personnes précédemment infectées par le coronavirus. Retrouvez sa réponse en vidéo ci-dessous :

22:22 - Une étude met en avant une transmission possible entre une mère et son enfant à naître

Dans une étude publiée ce jeudi 9 juillet, des chercheurs qui ont étudié 31 femmes enceintes, et qui avaient toutes contracté le coronavirus, affirment avoir découvert le virus dans un placenta à terme, le cordon ombilical et dans le lait maternel. Chez plusieurs femmes, les scientifiques auraient également trouvé des anticorps spécifiques de la Covid-19 dans les échantillons de lait et les cordons ombilicaux. "Bien que la transmission in utero semble possible, il est trop tôt pour évaluer clairement le risque et les conséquences potentielles", a cependant tempéré Claudio Fenizia, chercheur à l'université de Milan, auprès de l'AFP, et dont LCI se fait notamment l'écho. Mais si aucun des enfants n'est finalement né infecté par le coronavirus, ces travaux pourraient au moins avoir un impact sur la protection des femmes enceintes lors de la pandémie.

22:08 - Le président du Conseil scientifique approuve la stratégie adoptée en Mayenne face au coronavirus, mais..

300 000 tests vont être mis à disposition de la population en Mayenne, alors que plusieurs clusters inquiètent particulièrement les autorités sanitaires. Pour le professeur Jean-François Delfraissy, si la stratégie est bonne, "il faut voir comment elle va être acceptée par la population, car elle ne sera pas obligatoire", a-t-il toutefois tempéré. 

21:53 - Coronavirus en Mayenne : le maire de Laval a pris des dispositions

Selon l’ARS Pays de la Loire, les indicateurs sont à l’orange sur le territoire mayennais. Aussi, quatre clusters ont récemment été identifiés à Laval (Mayenne). Afin d’éviter une aggravation de la situation sanitaire, le maire de Laval, Florian Bercault, a annoncé, ce jeudi 9 juillet dans l'après-midi, une série de mesures. "Les manifestations du 14-Juillet sont annulées notamment le feu d'artifice. J'ai décidé de reporter Laval La Plage et les Estivales. Une suspension de ces deux événements jusqu'au 27 juillet. Pour les piscines, j'ai demandé un retour du dispositif de prise de rendez-vous. Pour les marchés, il y aura un étalement [NDLR : des étals], ceux du samedi matin en particulier et le port du masque sera obligatoire", a-t-il détaillé. L’édile a insisté : "Soyons vigilants sans être alarmistes. La priorité c'est la santé de toutes et tous."

21:44 - Les frontières françaises bientôt refermées ?

Si la situation globale du pays s'améliore de jour en jour, certains clusters, comme ceux découverts en Mayenne, font craindre le pire. Interrogé par BFM TV jeudi soir sur les frontières, le professeur Jean-François Delfraissy a estimé que "la question est sur la table". Selon lui, un dépistage des binationaux à leur arrivée ou leur départ du territoire français pourrait notamment être une solution à mettre en place afin de limiter la casse.

21:29 - Seulement la moitié des cas de coronavirus diagnostiqués chaque jour ?

En moyenne, 500 nouveaux cas de coronavirus sont diagnostiqués chaque jour en France. Or, pour Jean-François Delfraissy, le président du Conseil scientifique, ce chiffre ne correspondrait pas au nombre réel de nouveaux cas dans le pays. Au micro de BFM TV, le professeur a estimé jeudi soir qu'il s'agit "probablement la moitié de la réalité" et a dénoncé le manque de tests.

21:14 - "La rentrée ne sera pas normale", avertit Jean-François Delfraissy

Les départs en vacances et le relâchement des Français inquiètent grandement les scientifiques ces derniers jours. Et alors que l'été commence tout juste et que la rentrée semble fort loin, le président du Conseil scientifique a livré, sur les ondes de BFM TV ce jeudi soir, un pronostic pour le moins alarmant concernant le mois de septembre. "La rentrée va être aussi normale que possible, mais pas tout à fait normale. On sera encore dans cette ambiance de Covid", a-t-il déclaré. "Les mesures de distanciation sociale et les mesures barrières sont en train de s'évanouir", a également déplorer Jean-François Delfraissy, avant de lancer un appel aux Français : "Faisons attention qu'il n'y ait pas un retour du virus dès les mois d'été. [...] Notre avenir est dans nos mains. Nous sommes nos propres médecins. Plus on prendra les mesures de distanciation, plus la rentrée sera normale."

20:52 - Un troisième budget d'urgence adopté par l'Assemblée nationale

Il prévoit environ 45 millions d'euros de plus, qui devront permettre de secourir les secteurs du tourisme, de l'automobile ou encore de l'aéronautique. Jeudi soir, l'Assemblée nationale a adopté le troisième budget d'urgence pour faire face à la crise du coronavirus. À présent, direction le Sénat ! Celui-ci va à son tour l'examiner. 

20:47 - Quelle situation en outre-mer ce 9 juillet ?

Le Premier ministre, Jean Castex, doit se rendre dimanche en Guyane, où la situation est particulièrement compliquée. Entre Mayotte et la Guyane, l'outre-mer semble très affecté par la crise du coronavirus, mais qu'en disent vraiment les chiffres ? Si l'on rassemble la Guadeloupe, la Guyane, La Réunion, la Martinique et Mayotte, le nombre de personnes contaminées par la Covid-19 et hospitalisées s'élève à 214. Parmi ces patients, 41 se trouvent ce jeudi en réanimation.

20:28 - 621 cas supplémentaire depuis mercredi

En 24 heures, 621 nouveaux cas de coronavirus ont pu être dépistés au sein de la population française. Ce qui porte le chiffre global de nombre de cas de Covid-19 répertoriés depuis le début de l'épidémie en France à 170 094. Pour rappel, au niveau mondial, le nombre de cas confirmés est d'un peu plus de 12 millions ce jeudi.

20:19 - Quel taux de positivité des tests en France ?

C'est un indicateur qui bouge finalement très peu. À 1,3% depuis sa mise en place, il est passé à 1,2% hier, mercredi 8 juillet. Ce jeudi, pas de changement notable, le taux de positivité des tests réalisés pour dépister le coronavirus reste le même que la veille.

20:04 - Une deuxième vague avec le retour des vacances ?

Questionnée dans l'émission 24 H Pujadas, la professeur Karine Lacombe, n'a pas caché son inquiétude quand la situation qu'elle observe actuellement en France. "Oui, je suis inquiète. On voit arriver de nouveaux cas, comme on en n'avait pas vus depuis plusieurs semaines", a-t-elle dans un premier temps constaté. Avant de développer : "Et ce qui est extrêmement préoccupant, c'est que la plupart sont des cas importés. Des cas de personnes qui ont contracté la Covid à l'étranger et qui reviennent en France sans avoir été dépistés. Ils viennent d'Europe, mais également hors d'Europe, en particulier d'Afrique subsaharienne ou d'Afrique centrale."

19:52 - Situation compliquée en Mayenne : une aubaine pour tester l'efficacité du système français ?

C'est en substance ce que semble penser le professeur Jean-François Delfraissy. Interrogé jeudi soir par David Pujadas, sur LCI, le président du Conseil scientifique a expliqué que "cet épisode est peut-être une anticipation de ce qui peut être un grand foyer à la rentrée ou plus tard" et de ce fait, "il nous permet de vérifier au niveau stratégique de tester très rapidement, [de façon très large], comme cela a été fait à Pékin." Et Jean-François Delfraissy de renchérir : "On a maintenant les moyens en France d'avoir une attitude un peu plus active et agressive. C'est le moment de le montrer !"

19:43 - Face au regain de coronavirus en Mayenne, de nombreux feux d'artifice annulés

La Mayenne est désormais en vulnérabilité modérée. Et la situation du département aura un impact direct sur les festivités du 14-Juillet. De nombreux feux d'artifice ont d'ores et déjà été annulés par plusieurs communes. Les villes de Laval, Château-Gontier, Mayenne, Craon, Évron, Villaines-la-Juhel et Bonchamp-lès-Laval ont tiré un trait sur l'ensemble des festivités qui étaient prévues pour la fête nationale. En revanche, tous les feux d'artifice de l'été ne devraient pas pour autant être supprimés. Ainsi, celui des Fêtes de la Saint-Fiacre est pour l'instant maintenu en août. De même, le maire de la ville de Craon a fait savoir que le feu d'artifice du 14-Juillet de la ville ne serait quant à lui que repoussé à une date ultérieure. 

19:31 - Encore 512 personnes en réanimation

Si les autorités sanitaires craignent toujours un regain du nombre de cas de coronavirus, ce jeudi, 7 177 patients sont toujours hospitalisés à cause de la Covid-19. Parmi eux, on trouve 512 personnes en réanimation. C'est 17 de moins que la veille. À titre de comparaison, mercredi, on comptait 7 297 hospitalisations en cours, soit 297 de moins par rapport à mardi, et 529 personnes en réanimation (9 de moins).

18:56 - 14 décès supplémentaires en 24 heures

Les chiffres quotidiens viennent de tomber. Ce jeudi 9 juillet, 14 nouveaux décès sont recensés, ce qui porte à 29 979 le nombre total de morts depuis le début de l'épidémie en France. Comme chaque jour, ces chiffres ont été arrêtés à 14 heures et ne sont dévoilés qu'en début de soirée. 

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Que dit la nouvelle étude de Santé publique France sur les asymptomatiques ?

Selon une récente étude de Santé publique France, environ un quart (24,3%) des infections au coronavirus "restent asymptomatiques". Une part que l'agence française de santé publique considère comme "importante" et "hautement variable". Autre enseignement clé de cette étude, la moitié des transmission de se ferait par le biais de malades qui ne montrent aucun symptôme ou qui n'on pas encore déclaré de symptôme. "On savait pour d’autres virus respiratoires comme la grippe que l’on est contagieux avant le début des signes. Mais dans ce travail qui regroupe les données actuellement publiées, ça pourrait être jusqu’à 50% des transmissions qui se feraient avant le début des symptômes", écrit le professeur Odile Launay dans le document mis à la disposition des médias. Cette "synthèse", réalisée "dans un contexte de recherche active des contacts", se base sur d'autres textes qui peuvent néanmoins biaiser ses conclusions. L'observation a en effet été effectuée sur des personnes qui ont été isolées dès l'apparition des premiers signes de coronavirus. Un isolement qui, de fait, réduit de manière importante les éventuelles transmissions post-symptomatiques. "Dans un contexte d'épidémie généralisée, où l'isolement des cas et le traçage des contacts sont moins intenses, la part des transmissions pré-symptomatique est certainement moins importantes", précise donc l'agence. Reste que les personnes pas ou peu symptomatiques semblent constituer un vecteur de propagation à la fois invisible mais "avéré" et "important" du Covid-19. La période de contagiosité serait "maximale de deux à trois jours avant et jusqu'à huit jours après le début des symptômes", indique encore Santé publique France. Et l'agence de rappeler que le port du masque et les mesures de distanciation "ne doivent pas être réservées aux personnes malades".

Le coronavirus peut-il se transmettre plus facilement par l'air ?

C'est dans ce contexte que l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) a averti que l’épidémie s’accélérait dans le monde tout en reconnaissant que des preuves émergeaient sur la transmission par l’air du coronavirus. "Nous reconnaissons que des preuves émergent dans ce domaine et par conséquent nous devons être ouverts à cette possibilité et comprendre ses implications", a déclaré Benedetta Allegranzi, une responsable de l’OMS, lors d’une conférence de presse virtuelle mardi 7 juillet. "La possibilité d’une transmission par voie aérienne dans les lieux publics, particulièrement bondés, ne peut pas être exclue. Les preuves doivent toutefois être rassemblées et interprétées", a-t-elle poursuivi, recommandant le respect des distanciations et une ventilation efficace dans les lieux fermés. "Lorsque ce n’est pas possible, nous recommandons le port du masque", a-t-elle ajouté. La veille, un groupe de scientifiques internationaux alertait sur ce mode de transmission dans une lettre publiée dans la revue Clinical Infectious Diseases d'Oxford. Les deux auteurs principaux, Lidia Morawska de l'université de Queensland (Australie) et Donald Milton de l'université du Maryland, s'adressaient directement à l'OMS, à "la communauté médicale et les organismes nationaux et internationaux compétents" pour les exhorter à "reconnaître le potentiel de transmission aérienne du Covid-19". Ce texte, co-signé par plus de 230 scientifiques internationaux, voulait démontrer que le coronavirus se transmet par suspension de particules virales dans l'air, et non seulement par la projection de gouttelettes (par la toux, l'éternuement et la parole) sur le visage d'autrui ou des surfaces. "Il y a un risque important d'inhalation de virus contenus dans des gouttelettes respiratoires microscopiques (microgouttelettes) à des distances courtes et moyennes (jusqu'à plusieurs mètres, de l'ordre de l'échelle d'une pièce)", assurent les auteurs qui prônent "le recours à des mesures préventives pour empêcher cette voie de transmission aérienne". Alors que le déconfinement est à l'oeuvre dans plusieurs pays, les experts conseillent, de mieux ventiler les espaces de travail, les écoles, les hôpitaux et maisons de retraite, et d'installer des outils de lutte contre les infections tels que des filtres à air sophistiqués et des rayons ultraviolets spéciaux qui tuent les microbes dans les conduits d'aération. "Nous espérons que notre déclaration fera prendre conscience que la transmission par voie aérienne de COVID-19 est un risque réel et que les mesures de contrôle, telles que décrites ci-dessus, doivent être ajoutées aux autres précautions prises, pour réduire la gravité de la pandémie et sauver des vies", concluent les auteurs.

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