DIRECT. Coronavirus en France : la moyenne des nouveaux cas progresse, l'épidémie flambe aux Antilles

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"DIRECT. Coronavirus en France : la moyenne des nouveaux cas progresse, l'épidémie flambe aux Antilles"

DIRECT.  Coronavirus en France : la moyenne des nouveaux cas progresse, l'épidémie flambe aux Antilles COVID. Plus de 20 000 contaminations quotidiennes, plus de 7000 hospitalisations et 992 patients en réa, tous les indicateurs sont à la hausse en France. L'outre-mer est particulièrement affectée par le Covid-19, la Martinique se reconfine, deux îles sont sous couvre-feu et plusieurs en état d'urgence sanitaire.

L'essentiel

Les infos du jeudi 29 juillet

  •  Selon le dernier bilan de Santé publique France diffusé mercredi 28 juillet 2021, 27 934 nouveaux cas de Covid-19 ont été détectés en 24 heures. La moyenne sur sept jours passe au-dessus des 20 000 contaminations pour la première fois depuis la précédente vague. Du côté de l'hôpital, la hausse se poursuit lentement avec 7208 patients hospitalisés contre 7137 hier. En soins critiques, le nombre d'admissions frôle les 1000 patients, avec 992 malades. Si certains considèrent qu'il n'y a aucun impact dans les hôpitaux, cette augmentation du solde de personnes en réanimation est observée depuis cinq jours.
  • Hier, à l'issue du Conseil des ministres, Gabriel Attal a décrit une situation sanitaire préoccupante, seulement sept départements métropolitains sont encore sous le seuil d'alerte des 50 cas pour 100 000 habitants tandis que seize autres affichent des taux d'incidence supérieurs à la barre des 250 cas pour 100 000 personnes. Dans les Antilles, plusieurs îles virent au rouge écarlate face à la propagation du coronavirus. La Martinique, territoire le plus touché, vient d'atteindre un taux d'incidence de plus de 1000 et en conséquence le préfet, Stéphane Cazelles, a décidé de reconfiner les habitants à partir du vendredi 30 juillet, 19h, et pour au moins trois semaines. Au même moment la Guadeloupe a instauré un couvre-feu entre 21h et 5h du matin. Le porte-parole du gouvernement a indiqué hier que la Guadeloupe, Saint-Martin et Saint-Barthélemy entraient en état d'urgence sanitaire.
  • L'Institut Pasteur a publié ces dernières modélisations mardi soir et les nouvelles sont plus encourageantes que les prévisions annoncées le 9 juillet. Les chercheurs estiment que grâce à la progression de la vaccination, même si le taux de transmission du Covid-19 ne change pas, le pic de la quatrième sera moins important avec 2 500 admissions à l'hôpital par jour au lieu de 4 800. Malgré tout avec tant d'hospitalisations la pression sur le système de santé sera difficile à gérer. Le chercheur Simon Cauchemez insiste : "Une réduction du taux de transmission grâce à des mesures non-pharmaceutiques reste donc importante pour réduire davantage l’impact de la vague sur le système hospitalier".
  • Les annonces de Jean-Michel Blanquer autour du nouveau protocole sanitaire ont du mal à passer auprès des groupes de parents d'élèves, notamment la distinction qui sera faite entre les élèves vaccinés et non-vaccinés. Pour rappel, si un cas positif est détecté dans une classe ou s'ils sont cas-contact, les collégiens et lycéens non vaccinés seront les seuls à devoir suivre les cours à distance, les autres resteront en présentiel. Nageate Belahcen, coprésidente de la FCPE dénonce une "inégalité" sur BFMTV. Elle poursuit : "Qu'il y ait une campagne d'incitation à la vaccination, pourquoi pas. Qu'il y ait une partie des élèves en éviction parce que non-vaccinés, là ça revient à instaurer un pass sanitaire finalement."
  • La loi anti-Covid adoptée dans la nuit de dimanche à lundi par le Parlement, doit encore passer devant le Conseil constitutionnel qui rendra son avis le 5 août. Le porte-parole du gouvernement, Gabriel Attal, a évoqué la date du 9 août comme celle de la mise en application du pass sanitaire dans les restaurants et le transports.
En direct

14:51 - "Il y a vingt fois moins de risques d'être hospitalisé avec le Covid quand on est vacciné"

Si 50% des Français sont vaccinés, encore de nombreuses personnes vulnérables au Covid-19 et d'autant plus au variant Delta ne sont pas encore protégées. Selon Alain Fischer, professeur d'immunologie, cette large part de la population encore en proie au virus risque de submerger les hôpitaux : "Même si l'accélération de la vaccination est remarquable, il reste quand même  5 millions de personnes fragiles, âgées, malades ou précaires à vacciner. Et il va falloir pousser les feux très fort dans les semaines à venir , alors que le nombre d'hospitalisations et d'admissions en soins intensifs augmente". Dans Les Echos, le conseiller du gouvernement sur la stratégie vaccinale rappelle : "Les vaccins à ARN-messager, mais aussi AstraZeneca et Janssen, sont tous efficaces. Avec un schéma de vaccination complet, la protection contre le risque de tomber malade est de 80-90 %. Elle dépasse 90 % contre le risque de développer une forme grave. D'ailleurs, 95 % des personnes hospitalisées pour Covid ne sont pas vaccinées ou bien partiellement vaccinés, ce qui suggère qu'il y a vingt fois moins de risques avec le vaccin."

14:19 - Le taux d'incidence grimpe dans le Haut-Rhin

Dans le Grand-Est, les taux d'incidence grimpe progressivement mais la hausse semble plus rapide dans le département du Haut-Rhin. Le territoire n'est pas le plus touché de la région, le Bas-Rhin et les Vosges le précèdent mais l'indicateur a gagné plusieurs points en quelques jours pour se hisser à 121 cas pour 100 000 habitants alors que la moyenne régionale est à 104. La situation est surveillée par l'ARS mais ne présente pas encore de conséquences sur le système de santé avec seulement deux personnes hospitalisées. Il s'agit peut-être d'un effet direct de la vaccination, selon l'ARS dans le Haut-Rhin, 56% de la population a reçu au moins une première dose et 47,1% ont un schéma vaccinal complet.

13:44 - Le mystère du Covid long, comment le prendre en charge ?

Les patients Covid long sont victimes des effets traînants et "très invalidants" d'une maladie aux multiples aspects. Fatigue chronique, perte de l'odorat et du goût, maux de tête ou encore perte de mémoire et du quotient intellectuel... Les symptômes ressentis pendant la contamination persistent plusieurs semaines et parfois plusieurs mois après le rétablissement du patient. C'est une épidémie dans l'épidémie pourtant la prise en charge des malades de Covid long est encore floue, le médecin Gilbert Debray dénonçait le retard de la France dans ce domaine et indiquait mardi 26 juillet sur LCI : "Nous avons besoin d'un plan national Covid long, comme un plan cancer". Mais du côté des autorités sanitaires ça patine, la HAS fait savoir que la mise en place d'une telle politique n'est pas de son ressort mais de celui du ministère de la Santé qui lui renvoie en partie la balle aux ARS. Le ministère indique toutefois que des "cellules de coordination post-Covid" avec pour "double mission de relayer l'information auprès des professionnels de santé et des patients, et de faciliter l'organisation des parcours et la coordination des interventions" sont en projets. 

13:13 - Martin Hirsch affirme que le pass sanitaire sera nécessaire pour les soignants de l'AP-HP

Interrogé sur le pass sanitaire ce matin sur RTL, Martin Hirsch directeur de l'AP-HP a assuré que le dispositifs serait appliqué pour tous les professionnels de santé. Il estime qu'en Ile-de-France, 95% de médecins sont vaccinés, 66% chez les infirmières et infirmiers et à peu près 50% chez les aides-soignants, quand aux autres "on va les convaincre, parce que c’est obligatoire" ajoute-t-il. Le directeur se montre très favorable au vaccin et défend qu'il s'agit du meilleur moyen d'appliquer la devise républicaine : "La liberté : plutôt que de se confiner, de ne pas aller aux spectacles aux restaurants... L'égalité : le virus c'est le plus inégalitaire, il va chercher les pauvres, les gens fragiles, les gens déjà malades, les ainés,... alors que le vaccin est gratuit, disponible pour tous. Et puis la fraternité : parce que c'est ce qui permet de protéger tous les autres, ceux qu'on aime"

12:41 - "Chaque masque que l'on porte est un vie sauvée" selon Gilbert Deray

Difficile de s'y retrouver dans ces restrictions, notamment sur le port du masque : d'abord il est obligatoire, puis il est optionnel et voilà qu'il redevient la norme même pour les personnes vaccinées. Dans une quinzaine de départements et plusieurs communes de France les autorités locales ont décidé de réinstaurer l'obligatoire du port du masque en extérieur et Gilbert Deray salue l'initiative. "Tout est capital, chaque chose que l'on fait au quotidien, chaque masque que l'on porte ça va être une vie sauvée. Quant au fait de le faire au niveau régional ou local c'est un excellente idée, ce sont les maires qui savent comment faire et ce sont eux qui savent convaincre", expliquait le médecin sur BFMTV ce matin. Gilbert Deray entend la fatigue des Français sur le port du masque notamment en extérieur mais il insiste sur un point : chaque geste barrière à son importance. "Cette épidémie est absolument imprévisible, il faut qu'on soit prudent dans notre approche. Le masque à l'extérieur c'est pas la mesure majeure, on le sait tous, mais face à un variant Delta plus contagieux ne pas mettre le masque en extérieur quand on est tous ensemble en foule, c'est une erreur."

12:09 - L'AP-HP prête à accueillir les transferts de patients martiniquais

Face à la situation critique à laquelle sont confrontés les hôpitaux martiniquais, le directeur de l'AP-HP, Martin Hirsch, a fait savoir ce matin sur RTL que l'assistance publique des hôpitaux de Paris était "prête" à recevoir des transferts de patients covid en provenance de l'île des caraïbes. «C'est en train de se préparer pour qu'on puisse très rapidement accueillir" des malades. Selon la décision prise par les autorités de santé les transferts pourraient avoir lieu "dans les prochains jours". Le directeur mise aussi sur la solidarité des professionnels de santé, il indiquait : "On va essayer aussi de faire de la solidarité avec nos équipes, puisqu'on a dans nos rangs, dans les hôpitaux d'Ile-de-France, dans les hôpitaux parisiens, un certain nombre de collègues qui sont d'origine antillaise, d'origine martiniquaise, dont certains ont eu leurs congés et sont sur place. On va leur proposer de prendre quelques jours de volontariat à l'hôpital. On fait tout ce qu'on peut, les uns les autres, pour s'entraider dans ces situations très compliquées".

11:37 - Le CHU de Martinique saturé, l'île se reconfine

La Martinique jusque là soumise à un couvre-feu doit finalement se reconfiner face à une circulation du Covid-19 trop importante. L'île est le territoire français le plus touché avec un taux d'incidence supérieur à 1000 cas pour 100 000 habitants. Le préfet, Stanislas Cazelles, a annoncé la nouvelle ce jeudi et la mesure prendra effet à partir de vendredi 30 juillet à 19h. Le confinement s'apparente à celui que la France a connu lors de la troisième vague avec un couvre-feu de 19h à 5h du matin et la nécessité de présenter une attestation pour se déplacer au-delà du rayon de 10km autour de son domicile. Tous les commerces resteront ouverts mais les restaurants devront fermer leur porte. La mesure n'est pas prise de gaîté de coeur mais vise à stopper la propagation du virus et à maitriser la quatrième vague, "les premiers confinements avaient permis de baisser considérablement les taux de contamination : 45% en moyenne", a précisé le préfet. Le Centre hospitalier universitaire de Martinique a déjà atteint un niveau de saturation que ce soit dans les urgences, les services de médecins et ceux de réanimation, selon la préfecture.

11:09 - A l'hôpital les patients sont plus jeunes, sans comorbidités et non-vaccinés

Si elle reste modérée, l'augmentation du nombre d'hospitalisations est bien là et elle est visible dans les établissements de santé. Gilbert Deray, chef du service néphrologie à la Pitié-Salpêtrière raconte le quotidien des services hospitaliers sur BFMTV : "On avait plus du tout d'entrées de patients covid et de nouveau on voit des patients covid qui rentrent tous les jours". Selon lui, les malades sont beaucoup plus jeunes, "l'âge moyen est désormais de moins de 60 ans, et on voit des gens de 30 ans, 40 ans, 50 ans. La plupart sont des patients sans comorbidité et non-vaccinés, et les rares vaccinés qu'on voit venir avec des cas grave ont des comorbidités." Le professeur explique que les malades sont nombreux a regretté de ne pas s'être fait vacciner : "Ça nous déchire le coeur mais nous avons toujours les mêmes échanges avec les patients ou les familles qui nous disent 'si on avez su'". Fort de son expérience en tant que médecin, Gilbert Deray lance un nouvel appel à la vaccination : "N'attendez pas, faites vous vacciner !"

10:34 - Gilbert Deray : "J'espère qu'on va échapper au scénario du pire"

"On voit une vague qui est très forte, qui va encore monter, c'est inéluctable" a indiqué ce matin sur BFMTV, le chef du service néphrologie à la Pitié-Salpêtrière, Gilbert Deray. Le professeur estime qu'on "risque d'avoir 40 000, 50 000 cas par jours ce qui est énorme", mais il garde une lueur d'espoir et espère pouvoir éviter le scénario le plus pessimiste envisagé par l'institut pasteur : "Si on applique le pass sanitaire correctement, si on fait tous un gros effort sur les gestes barrières et si on continue à vacciner à un rythme élevé, soit 700 000 ou 800 000 par jour, alors j'espère et je pense qu'on va échapper au scénario du pire en milieu hospitalier." Toutefois il s'attend à ce que le système hospitalier soit surchargé avec l'arrivée de nouveaux et de nombreux patients covid.

10:03 - Avec le pass sanitaire le nombre de tests réalisés a grimpé de 50%

Le pass sanitaire a eu des effets immédiats sur la campagne de vaccination mais il a également entrainé une augmentation du nombre de tests PCR et antigéniques réalisés. Selon le ministère de la Santé en une semaine, le nombre de tests à augmenté de 50% en passant de 2 390 000 à 3.600.000 pendant la semaine du 19 au 25 juillet. Un nouveau record quotidien a même été enregistré le vendredi 23 juillet avec 834 000 tests, chiffre le plus élevé depuis le 20 décembre dernier. Le ministère se félicite de cette "augmentation forte" et assure qu'elle n'a eu aucune "impact sur les délais de rendu" puisque 97% des tests ont été validés en moins de 24 heures.

09:37 - Les discothèques, lieux à éviter selon Rémi Salomon

Les discothèques font partie des endroits pointés du doigt, pas parce qu'elles ne respectent pas les gestes barrières et les réglementations type pass sanitaire, mais parce que malgré ces précautions elles restent des lieux qui favorisent les contaminations. Rémi Salomon l'a redit ce matin sur franceinfo et partage un conseil : "Dans une phase où on est dans une croissance exponentielle très rapide de la pandémie, je pense qu'il faut prendre le maximum de précaution. Et donc les endroits où on se contamine le plus, il vaut mieux les éviter". Pourtant la vaccination était présentée comme la solution pour de nouveau fréquenter ces lieux de divertissement, sur ce point le médecin rappelle : "Le vaccin protège très bien contre les formes graves et réduit considérablement le risque de se faire contaminer et de contaminer les autres, mais il ne l’annule pas ce risque."

08:52 - Le nombre de cas triple chaque semaine, la Guadeloupe soumise au couvre-feu

L'île de La Réunion et la Martinique étaient jusqu'à présent les seuls départements français soumis au couvre-feu, mais dès ce jeudi 29 juillet, au lendemain de son placement en état d'urgence sanitaire, la Guadeloupe est elle aussi contrainte à l'extinction des feux de 21h à 5h du matin. La décision du préfet intervient alors que l'épidémie gagne du terrain sur l'île, la directrice de l'ARS, Valérie Denux constate avec effroi : "C’est violent. Nous avons plus qu’un triplement du nombre de cas d’une semaine sur l’autre, ça n’est jamais arrivé lors des vagues précédentes". D'autres "mesures de freinage" ont également été prises comme la limitation des manifestations et événements sportifs "à 50 sportifs maximum" ainsi que l'obligation pour les personnes non-vaccinées de justifier d'un motif impérieux pour voyager entre la Guadeloupe et la métropole.

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Quel est le dernier bilan du coronavirus en France ?

Près de 28 000 nouveaux cas ont été enregistrés ce mercredi 28 juillet 2021. Un bilan pour le moins alarmant, avec une moyenne sur sept jours qui franchit les 20 000 contaminations pour la première fois depuis la précédente vague. Une augmentation du solde de personnes en réanimation est observée depuis cinq jours.

  • 6 054 049 cas confirmés par PCR (Ehpad compris), soit 27 934 de plus
  • 111 730 décès au total (Ehpad compris), soit 43 de plus
  • 85 225 décès à l'hôpital, soit 43 de plus
  • 7 208 personnes actuellement hospitalisées, soit 71 de plus
  • 992 personnes actuellement en réanimation, soit 14 de plus
  • 490 nouveaux admis à l'hôpital (-67) et 91 en réanimation (-30)
  • 390 367 personnes sorties de l'hôpital, soit 371 de plus
  • Taux de positivité des tests : 4,12%, soit -0,01 point(s) de moins
  • Taux d'incidence : 191,37 cas/100 000, soit 1,91 point de plus

Quelle est la situation du coronavirus en France ?

Santé publique France a dressé son point épidémiologique, publié jeudi 22 juillet 2021, pour la semaine 28 (du 12 au 18 juillet). L'agence dit avoir observé une "très forte augmentation de la transmission du SARS-CoV-2, le nombre de nouveau cas ayant plus que doublé par rapport à la semaine précédente." Et d'ajouter : "Cette progression s’accompagne pour la première fois depuis 15 semaines d’une augmentation nette du taux d’hospitalisations (+55%) et du nombre de patients admis en services de soins critiques (+35%) après 3 semaines de croissance rapide du taux d’incidence".

Le nombre de cas de Covid et les indicateurs de l'épidémie repartent à la hausse. Le taux d'incidence est de 99 cas pour 100 000 habitants, contre 40 sur la semaine 27 (du 5 au 11 juillet), ce qui représente une hausse de 143%. Si une augmentation du taux d'incidence a été enregistré pour toutes les classes d'âge, c'est chez les 20-29 ans que la hausse est la plus spectaculaire, et du fait inquiétante, avec 311 cas pour 100 000 habitants, soit une progression de 168%. Les 10-19 et 30-39 suivent la même tendance avec des hausses de 146 et 143%. Le taux de positivité des tests a augmenté de 1,4 point, avec un chiffre qui s'élève à 2,7%.

Le variant Delta majoritaire. Cette mutation du Covid-19 représente désormais 81% des tests séquencées et interprétables de l'enquête Flash#14 du 6 juillet. Lors de la semaine 27 il ne représentait que 63% des prélèvements positifs sur le territoire métropolitain.

Dans les hôpitaux, les chiffres repartent à la hausse. Après 15 semaines consécutives de baisse, le nombre d'hospitalisations et d'admissions en soins critiques a augmenté sur la semaine 28. L'agence sanitaire chiffre à 1 215 le nombre de nouvelles hospitalisations (+55% par rapport à S27) et à 208 celui des nouvelles admissions en services de soins critiques (+35%). "Le taux hebdomadaire de nouvelles hospitalisations était stable ou en augmentation dans toutes les régions", précise-t-elle dans son rapport. Il y a tout de même une bonne nouvelle : le nombre de décès de patients Covid-19 hospitalisés était toujours en diminution en semaine 28, avec 115 victimes à déplorer au niveau national (-30%)

Carte du coronavirus en France

Suivez l'évolution du coronavirus dans votre commune grâce à la carte ci-dessous. Cliquez sur un département pour afficher la liste des communes. Retrouvez aussi tous les détails sur cette cartographie et le point complet par ville et par département dans notre article sur la carte du Covid en France

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Depuis la mi-octobre 2020, Santé publique France communique les données d'incidence (nombre de cas pour 100 000 habitants) à l'échelle des communes. Les chiffres sont à ce stade communiqués selon une échelle (10 , 20, 50, 150, 250, 500, 1000 cas pour 100 000 habitants). Les données sont exprimées sur une semaine glissante, ce qui signifie qu'elles sont calculés un jour J à partir des tests réalisés entre 3 et 9 jours précédemment. Pour accéder aux informations relatives au coronavirus dans votre commune, saisissez son nom dans le moteur de recherche ou cliquez sur son département d'appartenance dans la carte ci-dessous.

Pour rappel, le taux d'incidence correspond au nombre de nouveaux cas de Covid-19 sur une période d'une semaine, par rapport à la population totale d'un territoire (pays, région, département ou commune). Cet indicateur s'exprime généralement en nombre de cas pour 100 000 habitants. Le taux de dépistage donne quant à lui le nombre de personnes ayant réalisé un test de dépistage du coronavirus sur le nombre total d'habitants,  au cours de la période. Il est lui aussi exprimé le plus souvent sur 100 000 habitants. Enfin, le taux de positivité des tests livre le pourcentage de tests positifs au coronavirus, rapporté au nombre total de tests effectués sur la période.

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